L’amour

L'amour

 

L'amour : un mot bien galvaudé

Tant de notions ou d'opinions se profilent derrière ce terme qu'une mise au point s'impose, surtout pour mieux percevoir ce qu'il recoupe et implique au niveau divin. Celle-ci a d'autant plus de valeur qu'elle nous replonge dans l'essence de la véritable signification de ce formidable mot, c'est-à-dire dans l'origine même de la Création.

 

Homme = Amour

Etrange équivalence, en vérité. Oui, et pourtant la raison d'être de l'humain, c'est uniquement l'Amour. Etant entendu que le Créateur voulut des échanges, des relations, des Créatures à Son Image pour ne plus demeurer Seul, Il fit l'Acte d'Amour sublime dont Tout est issu : créer des êtres, que l'on a appelés les Anges ou Archanges. Nous, humains, sommes effectivement d'anciens anges déchus sur cette Terre, en apprentissage de re-CREATION d'Amour avec le Père, et donc avec nos frères humains. Ainsi, c'est au départ un acte d'Amour pur qui est à l'origine de la Création :

« L'Amour est la raison de la Matière et de l'Homme. », affirme André Bouguénec. p. 229 de son livre "l'Autre Mystère de Marie".

L'Homme est donc un écho de l'Amour, par résonance avec son Créateur. Il doit par conséquent opérer cette permanente transsubstantiation : transformer et transmuter tout ce qu'il reçoit de la Nature en Amour (le mot Nature, d'ailleurs, veut dire : qui fait Naître !). Qu'est-ce que cela signifie ?

 

L'amour : égoïsme ou altruisme ?

Là réside le problème ! Dois-je aimer pour moi, ou pour les autres ? Est-ce que l'Amour véritable est cette sensation de plaisir ou de satisfaction tournée avant tout vers moi, ou bien doit-il d'abord trouver sa raison d'être dans le bonheur de l'autre ?

En vérité, le seul Amour qui ait de la valeur pour le Créateur est contenu dans cette citation de Jésus :

« Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera. » (Matthieu XVI-25).

« Tu aimeras ton ennemi non parce qu'il est ton frère, mais pour qu'il devienne ton frère. » assure Saint Augustin.

René Barjavel nous simplifie l'énigme par sa formule percutante :

« L'Amour c'est l'oubli de soi. »

Voilà bien notre réponse tant attendue ! Oui, l'égo, le moi, ne peuvent que passer au dernier rang puisque c'est l'autre qui prime avant tout ! Cela revient au processus d'individuation développé par C.G. Jung. L'Amour est donc "forcé", il est sacrifice, compréhen­sion, patience infinie, il est don de soi le plus total.

 

L'amour serait-il invivable ?

« Mon joug est doux et mon fardeau est léger. » (Matthieu XI-30).

Telle est la réponse de Celui qui partagea les souffrances humaines. Tout est donc bien relatif, car l'effort ou le sacrifice librement acceptés en toute conscience ne sont plus aussi douloureux ou aussi pesants que lorsque que nous les refusons. Par simple magie d'Amour, l'impossible peut se transmuter en possible, l'intolérable peut devenir tolérable, l'inhumain se change en humain puisque tout est transsubstantiation permanente. Oui mais à une seule condition : la volonté farouche de Vouloir donner, accepter, ou supporter… par Amour pour les autres, et surtout, sans rien attendre en contrepartie ! Alors un autre miracle s'opère : puisque je n'attends rien, la Vie se charge de me rendre quelque chose, sous une forme ou sous une autre, en temps utile !

Qui plus est, le plus grand bonheur que nous puissions éprouver, c'est celui que nous procurons à l'autre. Rien, en effet, n'est plus intense comme joie profonde, que ce bonheur qui nous envahit dès lors que nous avons pu rendre quelqu'un heureux. Le philosophe grec Aristote l'exprimait ainsi, plus de 300 ans avant J.C. :

« L'homme idéal éprouve une joie profonde à aider ses semblables. »

De la même manière, inspirons-nous de cette remarquable recommandation de Zarathoustra (7ème ou 8ème siècle avant J.C.) réformateur de la religion iranienne antique :

« Faire du bien à ses semblables n'est pas seulement un devoir. C'est une joie, car en agissant ainsi, on affermit son bien-être et sa santé. »

Dans la lignée de l'Enseignement du Christ, voici ce qu'écrivait André Bouguénec, en mai 1996, dans un texte inédit :

« Aimer ce qui est aimable est un cadeau de la Vie, mais "La Vie" attend que l'Amour naisse où il n'y avait pas d'espoir ! Vous êtes des semeurs, des créateurs, des jardiniers et votre cœur se réjouit de voir éclore vos semences. »

 

L'amour est donc "forcé" ?

« Aimer, c'est aimer sans aimer », nous assène André Bouguénec. page 60 de son livre "Entretien avec l'Homme".

Ce n'est d'ailleurs pas une nouveauté puisque :

« Le royaume des cieux est forcé et ce sont les violents qui s'en emparent. » assurait Jésus (Matthieu XI-12), (sous entendu : les violents de l'Amour pour les autres).

Oui, l'Amour véritable est bien celui que l'on force, que l'on crée de toute pièce ; c'est celui qui finit par s'imposer puisque nous ne l'imposons pas aux autres mais à nous-mêmes. C'est en vérité le seul effort exigé, possédant alors inévitablement une valeur inestimable, puisque créé librement par nous-mêmes au milieu des antagonismes et des difficultés quotidiennes de notre existence :

« Lorsque tu seras suffisamment généreux pour tout accepter des croyances des autres et comprendre pourquoi il y a tant d'opinions, de religions et de politiques, tu seras Vivant pour toujours car tu sauras Aimer et tu auras compris que Dieu ça se crée. Il n'est pas derrière les hommes, mais devant. » explique André Bouguénec, page 74 d'"Entretien avec l'Homme".

Amour = actes d'Amour « Il n'y a pas d'Amour, il n'y a que des preuves d'Amour. » répétait toujours André Bouguénec. Bien sûr puisque "nous jugeons l'arbre à ses fruits" selon la formule de Jésus.

Tout ne prend donc sa réelle valeur que lorsque l'action concrétise la volonté de l'esprit : tout doit se concrétiser ou se matérialiser. Nous devons manifester ce que nous voulons vraiment pour que cela devienne tangible, donc réellement efficace. Tout passe donc par les actes ou par les manifestations diverses, et les possibilités sont infinies, des plus subtiles aux plus évidentes. Alors rien ne sépare, rien ne s'isole. Tout peut au contraire s'unir et retrouver ses liens véritables.

 

 

 

 

Quelques recoupements cabalistiques

 

AIMER est l'anagramme de MARIE, ce qui est un grand symbole puisque l'Amour permet de tout MARIER, de tout unir et de ré-UNIR ce qui avait été séparé.

AMOUR = 68 = PARTAGE = 68 = PLUS (!!) car l'Amour demande toujours de faire plus, de donner et se donner plus, dans une QUETE = 68 vers le PARADIS = 68 tant espéré.

Aimer c'est aider l'autre.

A I M E = 1 + 9 + 13 (1+3 = 4) + 5, par réduction, rime bien avec A I D E = 1 + 9 + 4 + 5.

L'AMOUR = 80, peut-être symbolisé par LE FLUX = 80 du sang qui irrigue le Cour.

Malheureusement, on a sou

vent tendance à opposer AMOUR et INTELLIGENCE… pourtant, ces 2 notions sont com­plémentaires ; constatez vous-mêmes : AMOUR après réduction, totalise 23.

     

A

M

O

U

R

 
     

1

13

15

21

18

 
     

1

4

6

3

9

= 23

 

alors qu'INTELLIGENCE totalise 61.

     

I

N

T

E

L

L

I

G

E

N

C

E

 
     

9

14

20

5

12

12

9

7

5

14

3

5

 
     

9

5

2

5

3

3

9

7

5

5

3

5

= 61

Additionnons en croix ces deux résultats (3 + 6 et 2 + 1) et nous trouvons 93. AMOUR et INTELLIGENCE sont les seules clefs proposées à l'humain pour devenir un "HOMME DIEU" = 93.

Enfin, le fameux "JE T'AIME" (= 63) inscrit, gravé ou écrit sur tous les supports, possède la même valeur numérique que Celui qui a conçu l'Amour : DIEUX = 63.

 

Alain