L’art et la science

L'art la science

 

Les recherches de synthèses

De l'Art et la Science on a beaucoup parlé : l'un cherche le Beau, l'autre le Vrai.Une des grandes questions que l'on se pose à leur sujet est : sont-ils conciliables ou non ? Autrement dit, la Science peut-elle nous montrer la beauté, et l'Art peut-il nous faire découvrir le fond des choses ? C'est ce que pensaient et voulaient les romantiques allemands, qui ont désiré l'avènement d'une telle réunion, pour que l'Art prenne le relais de la métaphysique et de la religion devenues défaillantes. L'expérience montrait en effet qu'elles ne permettent pas, telles qu'elles sont pratiquées, d'accéder à la connaissance de l'Absolu. C'est l'Art qui doit mener aux plus hautes vérités, autrement dit, devenir le vecteur d'un savoir véritable, pour que les plus simples puissent comprendre avec le Cour.

Mais pour que ces derniers puissent percevoir une vérité dans une ouvre, il fallait y mettre l'élément éternel, invisible, celui qui réveille le sentiment de l'immortalité, et, certes, y insérer tout ce qu'ils connaissaient ; c'est-à-dire les éléments de leur univers quotidien – mythes, légendes, traditions, sciences vulgarisées…- mais aussi tout ce qui fut leur univers avant leur incarnation sur Terre, et qui réside en leur mémoire angélique, effacée dès lors que ces êtres échouaient sur notre planète. Il fallait encore comprendre que cette mémoire était à retrouver, en tout ce qui constitue la réalité visible, qui est une TRAME à décoder pour que s'y révèlent les réalités de cette vie d'antan.

Dès lors, comment décoder le visible, selon quelles règles, quels critères esthétiques ? C'est ce que nous allons tenter de vous montrer.

Le message du Messie : "Tout est harmonie pour qui sait voir "

La Nature est une Grande Œuvre conçue par Dieu, et que l'homme a charge de définir, de nommer, par son Verbe. Ce sont ses définitions matérielles, classiques, qui doivent être transmutées sur un plan spirituel. Tout est alors parabole, allégorie, comparaison, parce que le Tout – c'est-à-dire Dieu – nous parle. TOUT est Verbe – logos, parole – et signe vers notre source de vie, pour les quêteurs volontaires. Les exemples d'élucidation de messages que nous donne notre Univers ne manquent pas dans les Evangiles. Mais ce sont des exemples, lesquels devaient nous inciter à persévérer dans cette voie de recherche.

C'est ce que Jésus nous exhorte à comprendre dans Jean XIV-12 :

« En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera lui-même les ouvres que je fais, et en fera de plus grandes. »

Une des clefs de la résolution des paraboles est la recherche de l'harmonie ou ART MONIE. Cette clef phonétique nous invite à comprendre que l'harmonie est une association ARTistique, en une unité (MONOS) scientifique, qui se veut belle. Le chaos devient ainsi une harmonie infinie, une fois qu'il est abstrait et pensé par l'humain.

De même pour tout ce qui est dissymétrique. Il y a toujours en toutes choses un aspect de la réalité. C'est le symbole, qui, pour être compris, doit être placé face à son double complémentaire. Mais cela veut dire aussi que cette unité nous montre la totalité des choses, car elle inclut leur face cachée ; dès lors, les deux éléments associés (Matière-Esprit) peuvent créer une prise de conscience volumineuse de la réalité céleste. D'où la clef :

MATIERE – ESPRIT – SCIENCE.

A la question : Crois-tu en Dieu ?

On peut alors répondre que l'on ne croit pas, mais que l'on sait, car Dieu devient visible à travers toute Sa Création qui est une preuve de plus en plus tangible et expérimentée de Sa présence.

 

La symétrie (cf. : Sun Metron : avec mesure)

Par ailleurs, vous savez peut-être que toute science, et a fortiori toute connaissance – science en progression constante -, naît ou progresse des contradictions, des paradoxes surmontés. Eh bien, savez-vous que tout, dans la nature est dissymétrique, y compris le corps humain ! Mais cela n'enlève rien à la beauté du corps de la femme. bien au contraire !

Lisons ce que développe André Bouguénec à ce sujet :

« En effet, il n'est pas une figure linéaire, un dessin, un élément de taches informes, enfin un aspect de n'importe quoi, apparemment laid et sans intérêt dans sa manifestation isolée, qui ne devienne d'une beauté surprenante dès que cette forme quelconque trouve son reflet dans son propre report symétrique. Cette beauté s'accroît d'autant plus que la forme est, non pas accolée à elle-même, mais renversée dans l'opposition la plus extrême et d'autant plus que cette symétrie est répétée, multipliée selon un axe, un pivot ou une courbe (cristaux de neige). »

Il poursuit :

« Sachant que nous devons nous efforcer de percer les images de l'apparence qui nous entourent pour parvenir à la connaissance de la Réalité, non seulement la vie dans cette apparence est désormais passionnante à ne rien laisser passer sans y voir en tout une réelle importance, mais déjà la jeune expérience scientifique, fière de quelques fruits, se forge une discipline d'étude. Si Jésus enseignait jadis à renfort de paraboles, si cette fois je vous fais toucher du doigt plus tangiblement les réalités qui sont à peine voilées sous toutes les images, c'est que nous devons utiliser normalement la méthode des analogies entre les choses et la vie, entre toutes nos observations de la Terre et la correspondance qui les relie à cette Réalité, à cet Ailleurs, que justement nous devons édifier en Connaissance à partir de ces bases terrestres et au critère d'une Unité Vivante Universelle.

Cette méthode analogique, dès lors qu'elle va s'appliquer à la connaissance de Dieu, à la Vie, sera par principe, non pas une "grille" rigide qui donnera en décalque la clef de toutes les énigmes, mais au contraire un système vivant, progressif, d'analogie. Ce système gardera intacte l'essence de sa trame d'harmonie musicale, elle se transposera, grandissante, parallèlement à la mesure de notre virtuosité divine de "Divination".

Tout est l'Harmonie, et chaque élément-germe de Celle-ci progresse selon une Unité harmonieuse. Donc les divers chemins conduisant à l'Infinie Multiplicité de Dieu ont une relativité analogique unitive. Tout est lié et relié dans notre Univers, il s'agit de connaître ces liens qui rendront nos efforts plus rationnels, plus clairvoyants et donc plus entreprenants, (entre-prenant). »

(Couple et Alchimie – pages 554 & 547

 

Le reflet de L'HOMME ? C'est l'EMMOH (le mot) !

La sémantique véritable est cette mise en symbole. C'est l'étude des significations et des signatures (divines) incluses dans les significations (humaines). C'est une étude de tout le Verbe, lumière qui brille dans les ténèbres humaines, de tout ce qui parle, c'est-à-dire aussi des mots, termes, locutions que nous employons.

Les mots sont alors comme des atomes qu'il faut faire éclater pour trouver le point de fusion qui fait converger les parties. Petit à petit se crée alors une énergie dans l'être qui s'émerveille de ces coïncidences révélatrices. Car par ces compréhensions, une intelligence et des sentiments nouveaux apparaissent. Une nouvelle vision des choses et de la vie prend alors naissance.

Bien sûr tout cela est irréalisable sans amour, car là le verbe est à double tranchant, puisqu'il est Franc, et les MOTS peuvent aussi mener aux MAUX…

Vous en déduisez la suite sur ce qu'il faut d'exemplarité et d'insertion véritable dans la vie des hommes pour devenir un élu. (Comprenez par-là que tout ART = 39, vient de DIEU = 39, pour que l'homme puisse FAIRE = 39 sa MUE = 39).

Et si André Bouguénec nous invite à cet art des métamorphoses de l'homme grâce aux métamorphoses du Verbe, c'est pour mieux nous inciter à l'appliquer dans un art de vivre à travers une co-NAISSANCE harmonieuse des autres et avec les autres. VIVRE ENSEMBLE = 151 = UN ART SAVANT.

Comprenez-vous que l'Homme doit en effet primer par-dessus tout, car il est le cœur de la création ? S'il n'y avait au départ de différences entre les êtres, il n'y aurait en effet aucune velléité d'amélioration des rapports.

C'est ainsi que l'homme et la femme sont, à eux deux, le symbole véritable, car ils sont deux parties différentes, mais émanant d'un même corps à l'origine. Cet être, pour diverses raisons culpabilisantes, fut coupé en deux parties homme-femme, et jeté dans la matière. Mais sa mémoire d'antan fut oblitérée, et celle-ci est à reconstituer. Pourquoi ? Parce qu'ils furent jadis victimes d'une véritable énergie atomique, non contrôlée, et qui fit d'eux de tristes créateurs. Mais leur(s) chute(s) et leur(s) division(s) dans la matière devaient susciter en eux le désir de devenir des créateurs d'Amour ; en même temps, cette Matière leur donnait tous les moyens nécessaires pour y parvenir.

Matière à construire, donc, en vue d'une ouvre grandiose, car identique, mais avec en plus, la Conscience, l'Amour et la Re-Connaissance de leur Créateur, en-FIN.

 

 

Quelques recoupements cabalistiques

IMPROVISER = 144 c'est LE JEU DES DIEUX = 144, rappelant le nombre des 144000 élus, qui est un nombre de créateur et de création. La création du monde et de l'homme a en effet duré 144 heures "symboliques" (6 jours x 24 heures), et quelle Œuvre ! Puisqu'elle concerne la conception de futurs créateurs : L'HOMME FUT CREE = 144, EN-FIN A L'IMAGE DE DIEU = 144, NOMBRE DE LA GENESE = 144.

L'ART DE LA VIE = 109 est bien UNE POESIE = 109.