Jésus

Jésus

 

2000 ans après…

Jésus continue à faire couler beaucoup d'encre. Entre les écrivains et les Unes de magazines, nous ne manquons pas de littérature pour affiner notre opinion ! Cependant, "le Jésus" façonné par 2000 ans "d'histoires" est-il le reflet de la réalité ?

Certains dévoilements que vous lirez choqueront peut-être votre esprit, mais n'oubliez pas que le "doucereux" Jésus était également un provocateur (rappelez-vous comment il renversa les étalages des marchands du temple dans Luc XI-15). D'ailleurs s'il revenait aujourd'hui, ne commencerait-il pas par rappeler à l'ordre les "Monsignores" de l'institution vaticane qui se font appelés abusivement "Mon Père" ?

 

Jésus, Fils de l'homme, Fils de Dieu, Messie, Christ, Seigneur ?

Si Jésus était son nom – Yeshouah de son véritable nom -, son identité était plurielle. En effet, en fonction de son niveau de compréhension, l'auditoire l'apostrophait par tel ou tel nom. Par exemple ses apôtres le prenaient pour un prophète averti, jusqu'à ce que Simon-Pierre découvrît une autre identité : celle de Christ, le fils de Dieu… (Matthieu XVI-16). Quelle est cette autre réalité ? Le phénomène Christique n'est pas simplement contenu dans l'apparition d'un homme, mais regroupe plutôt un ensemble d'actions, de manifestations plus ou moins tangibles pour amener les Hommes vers la reconnaissance de leur véritable Père. D'ailleurs Jésus n'arrêtait pas de l'appeler ainsi : "Mon Père", donnant, par cette désignation, une nouvelle approche du Dieu lointain et cruel que les Hommes craignaient. Il était Fils de l'Homme car né dans une matrice humaine, mais aussi Fils de Dieu, car possesseur de Secrets divins sur cette terre ; il fallait nécessairement qu'il fût incarné à partir d'un "ailleurs", en relation directe avec Le Concepteur des mondes. Comment pouvait-il en être autrement puisque l'on ne peut enseigner que ce que l'on connaît !

Tous les prophètes ou manifestations de Dieu représentent le phénomène Christique. La signification de Christ est "oint du Seigneur" ; c'est comme tel qu'il faut considérer ses représentants, ses manifestations, ou sa venue en personne…

 

Un homme simple

Il n'était pas la star à la barbe longue, aux cheveux longs et au visage séduisant. Désolé mesdames, mais il est une loi qui interdit aux messagers de séduire par leur apparence physique. Et pour cause, seul leur Enseignement peut prouver leur Identité particulière et, cela, sans artifices quelconques. Quant à l'apparence du Fils de l'Homme, contrairement aux rêves pieux, rien ne le distinguait des Juifs de l'époque, sinon son regard, ses expressions et les modulations de son Verbe, mais également son attitude souvent pensive et inquiète ! Eh oui … ! Dans la lignée du fameux "Maître de Justice", Jésus fit partie des esséniens, une des nombreuses sectes de l'époque qui privilégiait – entre autre – l'art de guérir par les plantes. Leurs préceptes moraux convergeaient vers le beau, le bien, le bon. C'est dans cette voie que son "père" Joseph l'enseigna.

Jésus s'imprégna de la Tradition juive, des modes de penser de ses contemporains et accumula une psychologie des êtres. Troublé par les contradictions et les comportements humains, il commença par enseigner autour de lui de nouveaux préceptes, souvent en contradiction avec les dogmes centenaires. Joseph laissait faire, mais sa mère, Marie, était en désaccord avec son Fils. Le prenant à certains moments pour un illuminé, elle ne comprenait pas toujours la portée de ses agissements. L'affection et la compréhension d'une mère lui manquèrent beaucoup. Pourtant Jésus connaissait sa véritable Origine : « Je ne suis pas de ce monde. », et savait l'importance de ce qu'il devait enseigner.

 

Un enseignement, hélas galvaudé !

L'enseignement fondamental de Jésus stipulait au moins deux choses essentielles :

1.    l'Amour du prochain.

2.    le Royaume de l'homme n'est pas de ce monde (Lui-même venant de cet "ailleurs").

Pour que l'humain y parvienne en état d'épanouissement et puisse jouir du Royaume céleste, il lui faut préalablement mourir aux idoles, aux appétits et aux biens précaires de ce monde, autrement dit, RE-SUSCITER ici sur Terre,de son vivant.

Lorsqu'elle enseigne que Jésus a racheté les péchés de l'humanité, jamais l'Eglise n'a autant trahi, abêti et anesthésié ses fidèles, par la distribution intempestive de "chèques en blanc". Aurait-elle oublié les propos de Celui qui affirmait :

« Dieu vomit les passifs et les tièdes » ?

Ou encore :

« Va d'abord te réconcilier avec ton frère, lui seul peut te pardonner. » ?

Enfin :

« Le Royaume des Cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent. » ?

La trahison ne s'arrête pas là, car toute la symbolique de l'Androgyne fut systématiquement "coupée" de son enseignement ; non seulement l'égalité de la femme mais surtout sa Primauté sur l'homme. Beaucoup de femmes suivaient Jésus lors de ses déplacements car elles avaient à ses yeux une place essence-CIEL. En 1945, on retrouva, en Haute-Egypte, un Evangile selon Thomas écrit en langue égyptienne, le Copte. Ce fut un événement extraordinaire, mais l'Eglise, fidèle à son aveuglement n'en tira nullement parti. Dommage, car ce texte, compte tenu de son origine, ne pouvait pas être taxé de faux ou de manipulation. C'est la raison pour laquelle nous pouvons y trouver quelques inédits : Jésus leur dit : (logion 22)

« Lorsque vous faites le deux UN, et faites l'intérieur comme l'extérieur, et le supérieur comme l'inférieur, afin de faire le mâle et le féminin en un seul pour que le mâle ne devienne mâle et le féminin ne devienne féminin ; alors vous entrerez dans le Royaume. »

Lisez bien ce que disaient les versions anciennes de l'Evangile, en 1672 par exemple à l'Epître aux Ephésiens V-28 :« C'est ainsi que les maris doivent aimer leur femme COMME LEUR PROPRE CORPS : celui qui aime sa femme, s'aime soi-même. Car nul ne hait sa propre chair, au contraire, il la nourrit, ou l'entoure d'attention – ici, comparaison apocryphe entre Jésus et l'Eglise. Parce que nous sommes les membres de son corps (la femme) formés de sa chair et de ses os. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère pour s'attacher à sa femme, et de deux qu'ils étaient ILS DEVIENDRONT UNE SEULE CHAIR. Ce mystère est grand, je le dis en J.C. et en l'Eglise ».

Cette dernière partie fut falsifiée par l'Eglise et remplacée par « .je le déclare qu'il (ce mystère) concerne le Christ et l'Eglise ».

Ce qui est très différent du corps de la femme clairement stipulé précédemment. D'autant plus que cela est parfaitement corroboré par l'Evangile de Thomas décrivant la formation unitaire de l'Androgyne.

« Ce mystère est grand »

Croyez-vous Jésus si naïf pour faire référence à la cérémonie du mariage terrestre ? Non, il ne peut s'agir que de l'Androgyne. Bien sûr, rien n'a filtré au fil des siècles car le peuple juif – et les hommes à leur image – était phallocrate et misogyne de surcroît. Aujourd'hui rien n'a vraiment changé ; dans aucun pays, la femme n'a réussi à trouver un statut égal à celui de l'homme. Dès lors, comment ne pas considérer que les paroles de Jésus furent triées uniquement à des fins personnelles de suprématie ! Souvenons-nous que Jésus critiquait déjà les scribes et les pharisiens et leur reprochait de :

« Fermer aux hommes le royaume des cieux, de ne pas y entrer eux-mêmes et d'empêcher d'entrer ceux qui voulaient y entrer. » (Matthieu XXIII-13).

Autre fait significatif, un document daté de 1551 (sous Jules III), référencé à la Bibliothèque de Paris, atteste que la lecture et l'étude de la Bible étaient interdites au peuple, de peur que celui-ci ne découvrît les contradictions et les égarements des doctrines établies par l'Eglise de Rome. Manifestement l'objectif est atteint, car le croyant est toujours l'enfant, d'autant plus fidèle et attaché à ses rites religieux, qu'il se convainc que cette "chère" habitude est l'essentiel de sa foi et de son salut. Ainsi, fait-il un transfert de facilité dans son assiduité aux rites et ses somptuosités attachantes. En réalité, l'enseignement de Jésus stipule tout le contraire ! L'effort consiste, avant tout, à ritualiser sa foi dans les actes quotidiens au bénéfice de son prochain.

« Ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur ! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux. Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé par ton nom ? n'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? et n'avons-nous pas fait beaucoup de miracles par ton nom ? Alors je leur dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus, retirez-vous de moi, vous qui commettez l'iniquité. » (Matthieu VII-21 à 23).

En définitive, ce qui est essence-CIEL, c'est un comportement naturel spontané et non ritualisé. La répétition des prières, des cérémonies etc… dans leurs exagérations et mimiques, flatte nos "bonnes" consciences ; en outre, elle écarte l'exigence, trop facilement oubliée, de pratiquer laïquement et socialement l'art "religieux", à savoir : Aimer Dieu dans tous les problèmes humains de la Vie. Par ailleurs, que dit Jésus sur ce qui est caché ? :

« Il n'est rien de caché qui ne doive être découvert ! » (Marc 4:22) et «ni rien de secret qui ne doive être connu. » (Luc VIII-17 et 12:2).

Voici l'avertissement cinglant de Jésus "l'Enseigneur" adressé aux Docteurs de la Loi et concernant justement la Connaissance et la Science à dispenser aux fidèles :

« Malheur à vous, docteurs de la loi, parce qu'ayant pris la clef de la science, vous n'y êtes point entrés vous-mêmes, mais ceux qui voulaient y entrer, vous les en avez empêchés ! » (Luc II-52).

Nous constatons donc, qu'en ce qui concerne les révélations de Jésus, non seulement des secrets furent traditionnellement cachés, mais ceux "de la Science divine" transmise par Jésus furent dissimulés, tronqués ou taxés d'apocryphes.

 

Vous avez dit Parousie… ?

Il ne serait pas logique de parler de Jésus sans évoquer brièvement ce que des centaines de millions de Chrétiens récitent "quotidiennement" dans "le Notre Père" :

« Que ton règne vienne ».

Parfaitement conscient de la déformation de ses propos dans le temps, Celui qui se définissait il y a 2000 ans comme "l'Alpha et l'Oméga", nous pré-VENAIT, de son retour ("comme un voleur") pour révéler en-FIN, les choses cachées depuis la création du Monde. Aujourd'hui, les Juifs "trop entartrés" dans leur histoire millénaire pour accepter tout changement, ne sont-il pas ces milliards d'hommes qui refusent inexorablement de quitter leurs opinions pour comprendre le "VERSO" de toute chose ?! Enfin, si le Christ enseignait il y a 2000 ans sous forme de PARABOLES, c'était bien pour laisser à chacun la liberté de prendre ou de refuser sa parole. Aujourd'hui, en cette période de confusion, et dans un monde peuplé de "forts en gueule," le Verbe n'a pas d'autre choix que de s'imposer, en toute clarté, sous forme de PAROLES-AB – PARABOLES = PAROLES + AB, AB signifie le Père "ABBA" et par analogie l'Alpha-Bet ! – Plus que jamais nous sommes faces à nos choiX, aussi n'oublions pas que pour le Ciel, il n'y a pas de pire péché que celui dirigé contre l'Esprit. N'appelle-t-on pas cela également la "MAUVAISE FOI" ?

 

 

Quelques recoupements cabalistiques

La lettre qui symbolise l'Esprit et la germination dans l'alphabet français est le "" car elle féconde les autres lettres. Ajoutons ce "" à JESUS et nous avons JE-SUS. C'est-à-dire se conjuguer vous et moi à Son image au quotidien pour pouvoir dire effectivement "JE SUIS" (cf. : le présent permanent : « Je Suis Celui qui Suis »).

LES JUIFS adeptes de la "Thémoura" (cf. : anagramme) ne surent pas observer que, des entrailles de leurs lettres, naîtrait le "FILS JESU".

JESUS = 74 = GANYMEDE (qui symbolise le fameux VERSEAU qui dévoilera le "VERSO" de toute chose).

A propos de "parousie" ou de retour à l'unité divine, voyons ce que dit Zacharie (14-9) : "(…) YHVH sera UN (cf. : 1) et Son Nom UN (= 35)" (extrait de la Bible de Chouraqui), or l'unité est symbolisée dans la cabale française par le 135 qui confirme numériquement que "LE DIEU EST UN" = 135 car il est "LE DIEU ETERNEL" = 135, autrement dit "LE PERE JESUS" = 135 (présent également dans "YAHVE, JESUS" = 135 = "MOISE, JESUS" = "L'ETERNEL ABRAHAM")… et beaucoup d'autres signatures proposées dans ce site.

Nous savons tous aujourd'hui que Jésus n'est pas né un 25 décembre. Cette date qui marque le 359ème jour de l'année symbolise en réalité l'unité : 359 = 3 x 5 x 9 = 135.

Enfin les derniers mots de l'Apocalypse de Saint Jean et de la Bible sont les mots araméens MARANA THA qui signifient "Viens Seigneur" et qui, comme par hasard, alphanumérés donnent : 77 = CHRIST (!).

 

Bruno Bossard