L’enfer

L'enfer

 

Un scandale pour le bon sens

Dans beaucoup de traditions, l'enfer est un lieu de souffrances redoutables. La religion catholique, par exemple, reprend et amplifie la notion de Schéol juif, où l'on était rongé par le remords et les peines, dus à une vie pécheresse, jusqu'à le rendre éternel. Mais dans ce dernier contexte, on nous dit en même temps que cet enfer est préparé par un Dieu d'amour.

Dès lors comment comprendre la possibilité de cette souffrance, quand c'est l'Amour qui la veut ?

 

Un autre problème se pose

L'homme a la possibilité de saisir certaines choses avec le cœur, en une compréhension SENTI-mentale. Eh bien, soyons "intelligents du cœur", comme le dit André Bouguénec, "et nous verrons les choses avec bon sens". Ainsi, mesdames, vous qui donnez la vie, qui la chérissez donc plus que tout, vous savez que le bébé sorti de votre corps est vivant et bien vivant ; vous aimez cette chair qui vit, bouge, apprend sans cesse à vous découvrir, vous et les êtres qui l'entourent. Mais parfois, cette créature fait des bêtises. Il faut alors l'inciter à les comprendre. Si vous avez le bonheur d'être parent, vous savez que beaucoup de moyens permettent d'y parvenir. y compris la ruse. Cependant, iriez-vous jusqu'à punir votre enfant d'une souffrance éternelle en cas d'échec de sa part, c'est-à-dire aussi de votre part ?

Dès lors, comment un Dieu d'Amour, omnipotent de surcroît, et qui à priori maîtrise tout pour le Bien de ses créatures, peut-il être l'instigateur de cet « enfer » ?

C'est exactement à travers ce type d'incohérence que l'on peut mesurer la trahison des sacerdoces. Des personnalités bien informées, et de tous milieux, affirment que la traduction de la Bible d'André Chouraqui, est la plus orthodoxe. Mais ce dernier ne parle en aucun endroit de "feu éternel", qu'il remplace par "feu en pérennité". Ce qui, vous l'avouerez, change tout ! En effet, pérennité veut dire : "à travers les années." Simple petit détail, de traduction, mais désormais, l'enfer, signifie : "payer ses fautesdans les temps à venir ", a-FIN de comprendre ce qu'est le Bien, et que les Lois de la Vie sont les seules valables. Et comme le dit le "Livre de Judith" :

« […]. Croyons que ces fléaux, dont Dieu nous châtie comme ses serviteurs, nous sont envoyés pour nous corriger et non pour nous perdre. » VIII-27.

Comme le suggère cette dernière proposition, l'enfer est beaucoup plus présent dans notre vie de tous les jours que n'ont voulu le faire croire les religions, avides d'apeurer leurs fidèles pour mieux pouvoir les "sauver" (hum !!! ). En ce qui concerne le paradis, celui-ci peut-être présent identiquement dans notre vie de tous les jours, d'où notre entière responsabilité dans le salut de l'Homme, ici, maintenant, toujours pour faire naître le paradis sur Terre.

 

L'enfer : être "hors la loi"

Sur cette terre, l'Homme est séparé du sens des choses. C'est l'image de l'exil du paradis, où il vivait dans l'Unité avec Dieu et ses lois (voir "La Chute de L'Ange", "Couple et Alchimie", André Bouguénec). Cet exil, cette perte des lois se transmua en une perte de repères, et une sensation de déchirure, l'altérant au plus haut point. Ayant tout perdu de son bonheur originel, il vit donc ici-bas son premier enfer, car mis désormais en maison "carcérale", c'est-à-dire en "chair", pour un devenir d'accomplissement, de gré ou de force, et un retour dans les Lois libératrices du divin. Cette MAISON (= 71 = CORPS) devant en effet susciter en lui l'envie de s'en sortir, et de s'envoler de lui-même vers les lumières et les hautes altitudes célestes ; c'est-à-dire les lois de la Vie.

Mais cette fois, c'est plus difficile, car nous avons oublié leur présence et la justice initiale du Verbe quand il est au service de l'amour.

Pour cette croissance vers la Vie, des règles furent données jadis. Mais non écoutées, elles déclenchent d'elles-mêmes des souffrances psychologiques et un feu intérieur, car l'homme fut conçu, à l'origine, avec ces mêmes lois. Les principales furent en plus données par des inspirés, des prophètes, des poètes, etc. Mais la plupart du temps, elles furent niées, ou clouées (deux mille ans de christianisme ne furent qu'un incessant champ de batailles et de quêtes de pouvoir, sur les biens comme sur les esprits) au profit de volontés à courtes vues, superficielles.

L'enfer est donc une coupure, un ENFER-mement dans les ténèbres, devant susciter une remontée à la lumière. Toute graine, tout germe, commence son parcours dans la nuit, soit dans la terre, soit en une coque, un Œuf, sensés le nourrir d'une première nourri­ture avant métamorphose et croissance vers la lumière du soleil. Cet enfermement là est bien sûr une souffrance, qui seule peut inciter et susciter l'individu à s'épanouir.

Malgré cela, on constate que certains individus n'évoluent pas, ou même qu'ils régressent. Pour ceux là, un régime spécial est prévu : pour qu'ils apprennent à se faire une vie d'ange (vidange.), une purge de leurs mauvais penchants est nécessaire.

 

Le purgatoire

Le Robert définit une purge comme étant :

« l'Evacuation d'un liquide, dont la présence dans une conduite nuit au bon fonctionnement d'un appareil ».

Cette purification d'éléments indé­sirables sert à remettre à neuf la conscience de l'individu. Cela pour l'inciter à se remettre en "cause", par lui-même. Il subira alors de nouvelles incarnations afin de retrouver et comprendre les lois divines.

Le purgatoire de Dante est une purge, post-mortem, pour les drogués des mauvaises habitudes ; placés dans des lieux d'une autre dimension matérielle (l'astral), ils sont tentés par leurs propres fantasmes et tendances, devenus des mécanismes vicieux favorisant le fonctionnement de leur être. Ils peuvent matérialiser tous leurs rêves par le seul fait de la pensée, mais faute de corps terrestre, ils ne peuvent plus se délecter de leurs désirs encore trop humains. C'est alors le supplice de Tantale. Imaginez un être dépourvu de circulation sanguine, qui voudrait s'enivrer de son alcool préféré… A la fin, cet être devra se rendre compte de son véritable manque, et chercher alors à se dés-altérer d'une autre boisson, élaborée dans le Bien, le Bon et le Beau.

Tant qu'il n'aura pas compris l'inutilité de certaines de ses pratiques, tant qu'il n'aura pas trouvé un certain équilibre, il sera contraint de se rattraper, et il lui faudra alors réapprendre à vivre en subissant une nouvelle incarnation dans une autre matière, pour une autre tentative de conquête et de découverte des lois. Peut-être, cette fois, reconnaîtra-t-il ses propres difficultés ? Si tel est le cas, il aura alors toute la conscience et l'honnêteté nécessaires pour venir à bout de ses faiblesses particulières. D'où les planètes d'involution, ou d'évolution, adaptées à des niveaux psychologiques et spirituels particuliers. Oui, il y a des maisons de correction pour les durs à cuire. Mais en ces lieux se retrouvent évidemment des êtres du même acabit qu'eux, et là, comme l'affirmait J.P. Sartre : 

"L'enfer, c'est les autres…".

 

L'enfer et le paradis : la Matière et l'Esprit ou la Terre et le Ciel

Au sujet de ces différents lieux, lisez : "Le Livre des Secrets d'Hénoch", contant ses voyages "interstellaires", durant lesquels il observe des planètes (oui), où se trouvent des êtres qu'il y voit brûler.

Dieu lui dit alors :

« Maintenant, Hénoch, tout ce que je t'ai expliqué, et tout ce que tu as vu dans les cieux, et tout ce que tu as vu sur la terre, et tout ce que tu as écrit dans tes livres, c'est par ma sagesse que j'ai combiné de faire tout cela. Je l'ai fait depuis le fondement du bas jusqu'à celui du haut et jusqu'à leurs extrémi­tés, il n'y a pas de conseiller ni de continuateur, c'est moi, seul, éter­nel, sans ouvre des mains. »

On perçoit bien dans ce contexte la nature toute matérielle du paradis et de l'enfer, qui ne sont pas ailleurs qu'en notre monde, en notre Univers, mais qui représentent différents états et lieux d'involution ou d'évolution tout à fait concrets.

Quant à Jésus, L'Eglise ne dit-elle pas qu'il est descendu aux enfers pour mourir aux péchés et ressusciter à la vraie Vie ? Il disait :

« Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. »

Expression imagée de son parcours et de celui de tout homme en ces demeures plus ou moins élevées dans la hiérarchie de l'Amour. Imaginez dès lors sa connaissance de la Création, à l'issue d'un tel cheminement.

André Bouguénec explique :

« Il y a tout une gradation […], depuis l’automatisme obligé, de la dépendance programmée, jusqu’à la totale indépendance acquise d’un Fils de Dieu. Mais ce processus passe par d’innombrables intermédiaires de « libérations » mesurées selon le degré d’évolution, de conscience de l’être ou d’un peuple. Ceci est une volontaire et perpétuelle naissance, co-naissance et Reconnaissance d’être […] à l'image de Dieu ! »

 

Ce qui éteint le feu, c'est l'eau !

En effet, il est dit dans l'Ecclésiastique de Jésus de Sirach XXIV-40, 41 :

« Je suis la sagesse qui ai fait couler de moi des fleuves. Je suis sortie du paradis. ».

Cette sagesse déverse son eau de "joie" et de "jouvence" sur ceux qui s'y abreuvent ; eau qui arrête la soif, et qui procure une Vie d'éternelle jeunesse… retrouvée.

Les pythagoriciens disaient :

« Tu trouveras à gauche de la demeure de Pluton une source, à côté d'elle se dresse un blanc cyprès. Garde-toi bien d'approcher de cette source-là. Mais tu en trouveras une autre près du lac de la Mémoire, d'où s'échappe une eau fraîche, et devant elle sont deux gardiens. Dis-leur : "Je suis fils de la Terre et du Ciel étoilé, mais ma race est céleste et vous-mêmes le savez. Je suis altéré de soif et je me meurs. Vite, donnez-moi l'eau fraîche qui coule du lac de la Mémoire." »

Pour cela, il faut cesser de voir en surface, renverser les significations et habitudes acquises, pour scruter en profondeur, dans le fond et dans le cœur des choses. L'Esprit, la "Sagesse" des anciens, verse depuis toujours ses leçons d'amour aux hommes qui veulent con-NAITRE Dieu, c'est-à-dire naître, et monter vers lui, dans sa Vie.

Une Eau de jouvence va bientôt tomber sur l'humanité entière. L'Eau du VERSE-EAU : âge d'or attendu après l'âge de fer, l'an fer, et qui verra s'éteindre le feu du mal. Une nouvelle jeunesse de l'humanité va alors se faire jour. Mais prenons garde qu'elle ne soit pas une infantilisation. En effet, l'homme pourrait bien se retrouver psychologiquement vide une fois le mal expurgé de son être, tellement il s'est évertué depuis tant de siècles à se bâtir de cette énergie négative.

De toute façon les lois cosmiques réagiront. elles ont d'ailleurs commencé à le faire face à cette quête destructrice, satanico-humaine, qui prône le "mal pour le mal". Aujourd'hui, l'homme a dépassé le Diable ! Au dé-BUT, serviteur de son créateur, son BUT était bien de susciter en l'homme une indépendance et une conscience grâce aux épreuves qu'il lui "envoyait". (voir dans la Bible le début du Livre de Job).

Quelques recoupements cabalistiques

· "L'ENFER" est pour l'homme l'âge du Fer (AN FER) mais également l'âge du Faire (FAIRE = 39 = DIEU).

· Ainsi, L'HOMME = 66 est "ENFERMÉ" = 66 dans un corps, où il subit la "MORT" = 66 pour apprendre à renaître à la Vie.

· L'ENFER = 60 terrestre consiste donc à chercher LE BUT = 60 de notre destinée divine.

· "HOMME", phonétiquement, rappelle "HOME" en anglais, qui veut dire : la maison, rappelant ainsi toute la dimension de la construction qui est à faire.

· En français : le CORPS = 71 est bien constitué de MATIêRE = 71 = DEMEURE.

Enfin, "LE FEU ET LA MORT" = 153 = sont "UN PASSAGE OBLIGÉ" = 153 = pour une "UNE MUTATION" = 153.

 

Xeon