Le temps

Le temps

 

"Retour vers le futur…"

Qui n'a pas été émerveillé par cette trilogie, où un jeune héros traverse le temps afin de modifier son propre devenir l'entraînant dans de multiples péripéties ?

Cet exemple cinématographique met en exergue le fait que la science-fiction suscite beaucoup de paradoxes et balaie du même coup la rigidité des lois de la science moderne dans ce domaine. Par ailleurs, nous sommes sensibles aux fluctuations du temps – lequel semble jouer avec notre subjectivité -. A certains moments de la journée les secondes s'écoulent avec une telle rapidité que nous ne les voyons pas passer, alors que dans d'autres circonstances, elles semblent s'étirer indéfiniment.  Mais de manière plus générale, pourquoi le temps, malgré son caractère si éthérique, reste-t-il si palpable ? Qu'entend-on exactement par "temps", et quel rôle joue-t-il exactement dans notre évolution ?

 

Par définition le temps est linéaire

En astrophysique, on apprend que le temps et l'espace sont indissociables. L'un n'existe pas sans l'autre. Le temps a "dé-BUTé" au même moment que les premières particules précédant la Création de l'Univers, dès le présupposé Big-Bang. Ce temps est linéaire et s'écoule depuis 9 à 20 milliards d'années selon les versions des astronomes, en dépit du temps t = 0 qui demeure insaisissable ; énigme qui s'épaissit davantage, dès lors que l'on se pose la question :

« Mais, avant le temps t = 0, qu'y avait-il ? »

 

Quand d'étranges particules cheminent à rebours !

Consternation dans le milieu scientifique bien pensant !

« Il y a quelques temps de nouvelles expériences allemandes sur le franchissement du mur de la vitesse de la lumière, viennent de mettre à mal la douceur du temps qui s'écoule au rythme tranquille des horloges, même celles qui sont atomiques. Ainsi des particules viennent de voyager à la vitesse de 4,7 fois celle de la lumière ! Cette vitesse est obtenue en utilisant l'effet de tunnel (phénomène quantique qu'ont certaines particules à se déplacer à travers un obstacle). Vitesse qui semble augmenter au fur et mesure que le tunnel s'allonge. » Science et Avenir – Février 1996.

Conséquence, selon Einstein :

« Si on voyage plus vite que la lumière, on remonte le temps ! »

Dès lors, il est envisageable de faire voyager des informations dans le passé ! L'EFFET PRECEDERAIT LA CAUSE !

Certains scientifiques osent ainsi avancer :

« Il est possible d'envoyer à Mozart sa 40ème Symphonie avant qu'il ne l'ait écrite. »

Est-ce cela, l'inspiration des poètes, des grandes découvertes, des idées de l'air du temps ? Pourrait-on appeler cela une Inspiration "à rebours" ?! Par exemple Moëbius, le talentueux dessinateur confie dans son livre intitulé curieusement : "la Mémoire du Futur" :

« Le plus important à mes yeux, ce sont ces vaisseaux de la Nouvelle pensée qui nous viennent du futur, d'une partie de notre conscience située dans d'autres dimensions. Pour voir ces vaisseaux porteurs de nouvelles énergies spirituelles, il faut être soit programmé, soit éduqué, soit prêt. »

 

Pourquoi s'interroge-t-on sur le temps ?

On le sait, le Temps et l'Espace sont liés !

Mais que sont le temps et l'espace sans l'Homme, si celui-ci n'est pas PRESENT afin d'en prendre conscience ?

RIEN !

La présence de l'Homme donne donc un sens au phénomène temporel, par l'esprit même de l'Homme. Mais alors, pourquoi l'Homme et le Temps sont-ils si intimement inséparables ? A quoi sert le Temps ? Quel est son but véritable ?

 

Le temps : une matrice pour l'homme !

L'évolution de l'Homme est ponctuée d'étapes, où différents temps ont marqué différents états de l'humain : de l'âge de pierre à l'âge de fer, de l'âge de bronze vers… l'âge d'or !

Mais aujourd'hui, dans quel état l'Homme est-il ?

Les mass media ne cessent de nous couvrir de faits de société, où scandales et atrocités nous surprennent dans notre quotidien. Le constat est affligeant : l'Homme est plus près de l'âge de pierre que de raison ! Sempiternel enfant en "bas âge" et dont "l'âge Bête" lui refuse encore de devenir adulte.

Mais l'Homme doit faire son Temps, à chaque étape de son parcours, afin de passer d'un temps à l'autre, autrement dit. de "Temps en Temps". Si le Temps est lié à l'Homme, c'est que le Temps est une Matrice dans laquelle l'Homme se doit d'évoluer au cours des différents âges. La fin d'un Temps annonce le début d'un autre, différent, mais adapté à l'Humanité qui poursuit sa route à travers les âges. C'est une véritable "croisade", où l'Humain part en tant que croisé (X) en perpétuelle édification, à travers les Temps multiples qui s'entrelacent, qui se font et se défont, qui s'étirent ou se densifient en fonction de ce que fait l'Homme à chaque étape…

L'Homme évolue dans le domaine des Temps pliés, des Temps croisés. il féconde le Temps par ce qu'il fait, et inversement, est fécondé par les Temps en fonction de ce qu'il a fait.

 

Pour quelle destinée ?

L'homme est nécessairement lié au Temps, dont les multiples tenants et aboutissants ont pour but de préparer celui-ci à sa véritable destinée !

Citation d'André Bouguénec tirée de "L'Ultime Grand Secret" :

« Ceci désigne une Conception originelle de Dieu détenant en elle-même sa Fin, son objectif, sa "détermination" d'aBOUTir parfaitement dé-TERMINEE déjà au dé-BUT objectif terminé dans la Conception même de ce "concept". J'ai déjà parlé de ce Croisement temporel d'une élaboration vivante en cours, fécondée par cette bi-direction inversée de la flèche du Temps, le devenu (du futur) suscitant son devenir (du présent continu) en parcours évolutif. C'est, je l'ai dit : l'alter-NATIVITÉ ; l'Humain est un alter-natif pris dans le courant temporel du même nom, bien qu'il se figure être "en continu". C'est vrai vers son A-VENIR, mais cet "à-venir", c'est du futur accompli qui lui souffle toute son in-Spiration pour solliciter en lui les bons choix, s'il veut, s'il s'ouvre à cet Esprit holistique du Verbe qui "souffle où il veut …"

L'Homme est, dans son évolution, comme la focale mobile, centre en mouvement de ce croisement temporel. Où qu'il soit, jusqu'à son Androgynat, il est influencé par la convergence "Passé / Futur", j'appelle cela son "Omégalpha" de synthèse. Son présent est imprégné de ce Tout.

Rappelons-nous la formule :

"la partie (humain) est dans le Tout (Dieu, la Mémoire du Monde et du Temps), mais le Tout-Dieu est aussi dans la particule humaine ! (il a de quoi décanter ! )" »

A présent, "au temps" l'écrire !

Prenons le mot TempS : le "S" final de ce mot n'indique-t-il pas sa multiplicité face à l'Homme ? (tout comme les mots : "ailleurS" ou "corpS"). La langue française renferme beaucoup de subtilités de compréhension pour qui s'interroge ; ces subtilités, nuances, excep­tions, sont porteuses de sens et non par hasard. De nombreux mots et expressions incitent à voir autrement le phénomène temporel, par exemple : avoir du temps, du bon temps, de tout temps, entre temps, faire son temps, de temps en temps, perdre du temps, prendre du temps, un bout de temps, etc… Ces diverses locutions sur les déclinaisons du Temps prouvent son caractère pluriel. Est-ce par hasard, si dès notre plus jeune âge, nous apprenons sur les bancs de l'école la conjugaison des temps ? N'évoque-t-elle pas la présence d'un "IMPARFAIT" : l'homme… qui doit se conju­guer, s'unir à tous les temps ; c'est-à-dire "COMPOSER" avec son PASSÉ afin d'en faire son FUTUR et qui parfois lui répondra en écho. C'est cela le FUTUR ANTÉRIEUR fécondant le passé et formant le PRÉSENT DE L'INDICATIF, qui indique le chemin à suivre dans L'INFINITIF des Temps. A la FORME ACTIVE pour ceux qui ont de l'entendement et à L'IMPÉRATIF pour ceux qui s'obstinent à rester "sourds" et "aveugles".

 

Dieux est "Omnipo-Temps" !

Il faut voir ici que l'"X" de DIEUX symbolise la maîtrise du Temps alter-NATIF, où l'Homme évolue dans le point central, au croisement des Temps.

Dans ce formidable contexte spatio-temporel ("Je suis le Commencement ET la Fin"), l'Homme s'édifie par étapes ("Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père"), dans lesquelles il doit "SE FAIRE" pour devenir, à l'image de son Père, "par-FAITS". Pourtant, en dehors du Temps, Tout est accompli. Souvenons-nous de Celui qui affirmait : "Je Suis Celui qui Suis".

 

Entre l'Œuf et la poule ?

Pour ceux qui BUTent sur ce problème, qu'ils lisent cette citation limpide d'André Bouguénec page 351 de son livre "Entretien avec l'Homme" :« Si la chose première est à la fois la dernière, Oméga ET Alpha, Fin et Commencement de toute chose, c'est que le Commencement naît de la Fin !

Solution absurde ! C'est pourtant ainsi qu'on utilise l'X algébrique en donnant à l'Inconnue : la valeur du fait accompli, c'est-à-dire qu'on l'imagine valeur connue, finie, définitive. Et c'est bien parce qu'on utilise cette "fin" au commencement du problème que celui-ci va vers sa solution, sa résolution.

Le commencement ne peut naître que de la fin, sinon le problème reste une énigme. Le parcours de la circonférence n'a point de commencement, ou s'il en est un de désigné, ce point est à la fois son but et dé-BUT ! la fin donc ne peut pas devenir si elle ne s'ensemence pas elle-même à l'origine. » Et cela est vrai, des hommes, de l'Univers et de Dieu lui-même.

 

 

Quelques recoupements cabalistiques

Pour "finir" un pro-JET il faut avant tout le dé-FINIR.

TEMPS = 73 = SATOR (car le Sator "SEMEuR" qui maîtrise le temp"s" peut également le "SEMER") ; Le Temps permet aux "HOMMES" = 73 de SE CRÉER = 73 par la RECHERCHE = 73 = DES CLEFS de la Vie.

Comme par hasard LA LANGUE = 73 (symbolisée par les TEMPS = 73 passé, présent, futur, imparfait etc…

Souvenons-nous du PER présenté dans le Carré Sator. Il montre que tout est PRÉ-DÉ-TERMINÉ – tout ce qui est PRÉ = 39 (l'avant) est forcément de DIEU = 39 et à travers (PER) tout. Racine très particulière que l'on trouve dans le Carré Sator entre l'Alpha et l'oméga : O–PER–A. N'y voit-on pas la PER"mission" de se BAlader entre les 2 bouts de l'Oméga à l'Alpha ?

Dieu est l'Eternel PRÉSENT : 39 = PRE-(S)-ENT = 39, mot dont les 7 lettres forment le fameux SERPENT qui s'insinue par tout, qui peut prendre la forme de toutes les lettres de l'alphabet et dont la tête mord la queue. signifiant la fin dans le commencement !

 

Patrick Rouger