La terre

La terre

 

Terrien…

Combien d'interrogations notre mystérieuse planète a-t-elle suscitée dans ton esprit depuis des milliers d'années ? Galilée découvrit que la Terre était ronde, le commandant Cousteau s'é-MERE-veilla des profondeurs abyssales de la "MER". Et toi qu'as tu cherché ? Tu nais, tu grandis et tu finis toujours par mourir trop tôt lorsque tu commences à prendre conscience de la matrice dans laquelle tu évolues.

Je m'adresse à toi parce que tu es un terrien. Ou devrais-je dire pour le moment, un simple "T'ES RIEN"… puisque tu as tout à RE-construire sur cette matrice de départ. Pour commencer, il te faut apprécier les merveilles et comprendre le rôle de la Terre qui reste, quoi qu'en disent les scientifiques, une énigme dans cet Uni-VERS…

 

Mais, uni-vers quoi ?

Voilà bien un jeu de mot révélateur, puisque, dès sa naissance, l'homme a besoin de la Terre pour vivre ; de même, le rôle de la Terre serait insignifiant si l'homme n'y demeurait. Sans l'être humain pour la contempler et l'apprécier, la Terre n'aurait aucune raison de dé-VOILER sa Nature, sa grâce et sa rondeur : une boule bleue couleur de la "mer" se déplaçant dans le cosmos à une vitesse considérable et qui nous laisse, malgré tout, les pieds figés au sol. Il fallait donc un pro-JET précis pour un programme aussi particulier ; voici ce qu'écrit André Bouguénec page 599 de "Couple et Alchimie" – texte sur la chute de l'Ange :

« Puisque nos Anges, donc, voulaient devenir des dieux procréateurs, il fallait qu'ils apprennent à s'auto-créer, à s'auto-générer afin que leur progéniture bénéficie de leur potentiel divin acquis. Le Créateur les mit… "en Demeure" de le devenir, en une Demeure nouvelle Matrice, la Terre-Mère, afin d'élaborer, dans l'ignorance totale de ce qu'ils avaient été, les facultés, l'esprit et les mérites qui pouvaient les reconstituer : "à l'image de dieu, à sa ressemblance. »

 

La Terre, une Mère ?

Voilà une notion féminine justifiée par toutes les traditions anciennes. Qui n'a jamais entendu parler de Déesse-Mère ? A ce sujet, E.O. James ("Le culte de la Déesse-Mère" – Ed. Le Mail) en explique l'histoire dans les religions. Cet auteur nous parle de Gê ou Gaia, en Grèce, qui donna naissance à Ouranos, le Ciel, formant un couple engendrant une innombrable famille de Dieux ; notamment Ishtar (Mésopotamie) personnifiant le cycle éternel des saisons ; Anat, Astarté, Atargatis (Syrie) protectrices de la maternité, de la fertilité et des naissances ; Sakti (Inde) épouse de Siva, représentant le culte du principe féminin, et bien entendu Isis (Egypte) mère et fidèle épouse, source de pouvoir vital, appelée aussi la Grande Mère.

Comme vous le constatez, nous retrouvons en permanence le principe féminin, la Mère, la Matrice de vie associée à la Terre mais aussi le mariage entre Ciel et Terre (MATRI-CIEL). Souvenons-nous de l'union entre Zeus, Dieu du Ciel, et la Terre avec ses déesses, Démeter, Perséphone ou Koré. Ces traditions nous font penser à la conception très répandue d'un mariage entre le Ciel et la Terre ; la Déesse représentant la Terre, la Mère, la féminité, et Zeus le Ciel, le Père, le mâle. Et puis ne sommes-nous pas des Adam (terre) et Eve (ciel) en quête permanente de concilia­tion ?

 

Humain = Humus

Savez-vous que par l'étymologie, "Homme", tout comme "Humus", signifie "terre" ; de même qu'Adam se traduit par "le Glébeux". Voilà bien une raison à l'humilité nécessaire de l'homme qui doit, de son HUM-us (HUM-eur), se nourrir de la terre. C'est-à-dire qu'il lui faut suffisamment d'humilité pour lire les signes dans la terre. La première preuve de sa petitesse ne réside-t-elle pas dans le fait que, sans cette matière, il ne pourrait survivre ? D'où vient sa nourriture sinon des racines qui, sorties de la terre, lui offrent les éléments nécessaires à sa construction physique (corps) et intellectuelle (esprit) ? Terre nourricière, sa sève donne vie au végétal ; et dans ce principe nous devons y incorporer le soleil et l'eau (énergie) qui génèrent la floraison. Tous ces exemples confirment encore la collaboration du ciel et de la terre. Voici ce que dit André Bouguénec dans "Couple et Alchimie" :

« Eh oui, c'est là que cette "grosse légume" ce Super-archange allait se croiser avec une autre humeur plus "humaine", c'est-à-dire plus humble ! Il devra, en cet humus nourricier de la Terre, découvrir l'humilité face aux lois sévères de l'existence, face à Dieu, s'il Le redécouvre ».

Par conséquent nous devenons un élément de la terre, et en échange la terre devient notre Mère nourricière. A propos, une nourrice n'a-t-elle pas pour mission d'allaiter, de garder et d'élever des enfants ?

 

Une matrice particulière

Nous savons tous qu'avant de naître, de devenir humains, nous étions un germe en évolution dans le ventre de notre mère. La « poche » placentaire – PLACE EN TERRE – où baigne l'enfant est considérée comme la matrice qui le protège jusqu'au moment de l'expulsion. Puis viennent les joies maternelles, affectives, puis reconnaissantes lorsque l'enfant nomme sa "mère" et son "père". D'ailleurs quel parent ne fut pas fier de s'entendre appelé "maman" ou "papa" ? Pensez-vous que ce schéma parental inscrit dans les gènes soit anodin ? Non, bien sûr. Tout d'abord parce que la "maternité" crée l'Amour et responsabilise l'homme. D'autre part, cette matrice féminine qui nourrit l'embryon est comme la Matrice terrestre qui offre la Vie à tous les humains. Cette planète respire comme vous et moi, donne naissance aux saisons, Elle boit l'eau qui s'achemine dans ses vaisseaux, devient sa sève, son sang, à l'image de notre corps humain constitué de sang et d'eau, Elle souffre lorsque nous ne la respectons pas, et par phénomène de cause à effet, cette terre se défend par des séismes, des éruptions volcaniques, qui plongent l'homme dans d'autres souffrances. En vérité nous pouvons dire que l'homme est en perpétuelle "IN-TERRE-ACTION" avec la terre, et qu'il ne peut espérer trouver le moindre équilibre, sans une pensée en parfaite symbiose affective avec sa Matrice et avec le Ciel.

 

Un autre aspect de la Mère

On a attribué le rôle de Mère à Marie !

Nombre d'écrivains se sont penchés sur cette "Dame" qui ne fut révélée dans la Chrétienté que quelques siècles après la mort de Jésus. D'ailleurs vous savez combien le Pape Jean-Paul II est sensible au culte de Marie. Il est venu récemment en Bretagne, à Ste-Anne-d'Auray, pour la vénérer. Pourtant, ce "brave homme" s'est-il soucié de divulguer les avertissements que Marie a donnés aux hommes au cours de l'une de ses dernières apparitions à Amster-DAME à partir de 1945 ? Lors de sa 1ère apparition la Vierge demande qu'on l'appelle la Dame, Mère :

« Je pose mon pied sur le monde. Je les aiderai. Je les conduirai et les mènerai au but. Mais il faut qu'ils m'écoutent. » ("La Dame de tous les Peuples" – Raoul Auclair – Nouvelles Editions Latines).

Avez-vous déjà remarqué sur des iconographies représentant la Vierge, une boule dans sa main droite – symbolisant la Terre – et l'enfant Jésus assis dans son giron (matrice) ? Déjà, Elle inspirait à l'homme le dessin (dessein) de son rôle MATRI-CIEL :

« Vous comprenez le phénomène thermo-dynamique de "la Co-Rédemptrice Médiatrice et Avocate" qu'est MARIE-TERRE vers MARIE-CIEL, elle est l'Inter-Médiaire dynamique pour l'homme terrien entre sa Terre et le "Ciel" ou l'Esprit, impliquant MARIE-TERRE-CIEL, un ensemble MATRI-CIEL et MATER-"I"-ELLE dont la Base est nécessairement un MATER-iali-SME. » (André Bouguénec – "L'Autre Mystère de Marie"

 

Le berceau de l'humanité

Oui, cette Terre est le réceptacle de notre humanité : la MATER attend que l'homme se L'approprie afin qu'il puisse dire "MA TERRE" :

« La Terre engendre, donne, fait pousser, nourrit, etc… mais reprend tout, ramène tout à elle "Tu es poussière et tu retourneras en poussière". » (André Bouguénec – "L'Autre Mystère de Marie"

L'humain est en passage "forcé" sur cette Terre d'élection et de sélection, la Bible l'annonce clairement dans la parabole du semeur (Luc VIII 5-18). Par les épreuves qu'il va subir, par ses choix, il va modeler son âme (cœur et esprit). N'oublions pas que nous sommes MOR-TEL (ROM = homme et TEL = terre) et c'est bien là notre fragilité ; à chacun de nous d'être conscient que nous avons un Devenir, ailleurs, et que ce monde terrestre existe uniquement pour nous y "PRE-PARER". Quand l'homme aura fait fi de son matérialisme (MATER-I-ALISME) il trouvera la TRAME (MATER) qui lui permettra de comprendre sa destinée, puisque tout est écrit dans la terre ; d'ailleurs "IN-TEL-LECTU-EL" signifie : "lecture de Dieu dans la Terre". Est-ce le cas du bipède qui se targue de tant d'intelligence ? Pour cela, ne doit-il pas commencer par écouter sa "Nature", celle qui le fait Naître ? Et notamment son cerveau, formidable réceptacle d'émotions (terme qui vient de se mouvoir) ?

 

Du cerveau au verseau

Chose étrange que ce mot dont l'anagramme transforme la matière (cerveau) en Esprit (eau du St-Esprit). Faut-il comprendre que si nous ne vivifions pas la matière par l'esprit nous restons "terre à terre" ? Pourtant, malgré une faible utilisation de son potentiel, notre cerveau offre d'énormes facultés pour réfléchir, comprendre notre existence (exister/ester : se tenir debout), et élargir notre vision à l'infini. Au lieu de cela, nous restons de simples bipèdes, pieds cloués au sol, à peine capables de lever la tête pour admirer le ciel. Seulement n'oublions pas que nous sommes une cellule de l'Univers, que nous participons à l'organigramme de cette planète vivante.

« La Terre est à l'envers du cerveau de l'humain. Elle détient sur Elle tout ce qui est à l'intérieur du cerveau humain. Et ce sont les éléments mobiles co-ordonnant les idées ponctuelles qui vont réaliser des théories d'ensembles, des groupes de sciences, et qui vont permettre à l'homme, peu à peu, de découvrir l'Universalité de l'Esprit, l'Homo-Généité de la Co-Naissance de l'Homme. C'est à ce moment-là que la Nature de l'Homme se Marie à la "Nature" de la Création » (André Bouguénec – "Entretien avec l'Homme")

Comprenez-vous mieux maintenant le mot INTER-ACTION qui s'établit entre le Ciel, la Terre et l'Homme. Cet Homme et la Terre doivent être en symbiose, en perpétuels échanges de cœur et d'esprit. L'Humain n'a pas d'autre alternative que d'Aimer sa Terre puisqu'elle est sa matrice de vie (matière) et son ouverture spirituelle (esprit).

 

Pour "Terre" miner…

La Science nous permet d'appréhender les effets de nos comportements humains sur la Terre ; il devient, plus que jamais, nécessaire de respecter cette dernière, de L'aimer comme une Mère, de lire à travers Elle les signes qu'Elle nous impose.

« Soit nous changeons maintenant, par choix délibéré, soit nous changerons plus tard par nécessité et nous en subirons les conséquences » (David Mc Taggart – extrait du livre "Sauver la Planète"

Dans cette immense "BOULE-ANGERIE" qu'est la Terre, n'est-il pas temps pour l'ange humain de pétrir enfin son pain de vie ? 

 

 

Quelques recoupements cabalistiques

Il est fréquent de voir dans les églises "LA VIERGE" = 79, tenir dans sa main "LA TERRE" = 79 (prise en tant que matrice).

"NEE" = 24 = "MAIA", déesse de la fécondité, projection de l'énergie vitale. (additionnons 2 + 4 = 6, le mouvement de la lumière, et qui inversé fait 9, germe de vie ou fotus).

"HOMME" = 54 = "LA MERE", l'homme naît bien par une femme, laquelle devient Mère par sa reconnaissance.


LA VIERGE = 79 = MOTHER.

Les fameux 144000 de la Genèse. furent l'objet de "LA MISE EN TERRE" = 144 de l'ange révolté et sont donc "LES DESCENDANTS" = 144 de tous les hommes. " LES TERRIENS

 

Maryannick Mazeron