De la science à la philosophie

De la science à la philosophie

 

Nombreux actuellement sont les savants qui ne s'embarrassent pas de philosophie ou de sagesse. Pour preuve les dangereux délires qu'ils nous imposent doctement, grâce notamment à l'appui bienveillant des pouvoirs publics.
Ceci est la conséquence d'une recherche effrénée et hasardeuse d'un certain bien-être matériel, sans souci des conséquences éthiques sur les individus, leur avenir psychique ou celle de leur descendance, ni d'une harmonie avec la nature, autrefois nommée cosmos, et qui désignait l'univers en son entier.

Ce terme est né en Grèce antique, où est encore née la science objective, mais il faut savoir que le savant se voulait alors un observateur respectueux de la nature, de son unité, cherchant d'abord ses principes et causes pour en comprendre mieux les phénomènes, et l'Unité indivisible de la Matière et de l'Esprit, appréhensibles par la science. De ses réflexions – Re-flexion, car il se penchait sur l'origine des choses dont il déduisait l'harmonie de l'univers, il pouvait trouver une sagesse en réintégrant dans son action les principes qu'il découvrait.

On retrouve cela dans de nombreuses initiations présente dans l'histoire. Ainsi En Occident chrétien, les alchimistes reprirent cette démarche unificatrice. Hélas, leur lumière fut mise sous le boisseau à cause des religions intolérantes et criminelles, ne supportant pas que l'on puisse penser en dehors de leur giron, mais aussi parfois par eux-mêmes, puisqu'ils devaient garder leurs secrets, parfois dangereux.
Ainsi le Moyen-Age n'était pas l'époque obscure que les institutions nommées plus haut veulent laisser accroire. De nombreux savants et intellectuels agissaient bel et bien, mais dans l'ombre. Cela les historiens le savent, mais ce qui les gène pour réhabiliter ces chercheurs d'antan, c'est qu'au contraire des religieux et des scientistes, ils avaient une haute idée de la science, puisque pour eux elle était indissociable d'une quête du Royaume de Dieu, et ce royaume aujourd'hui, il faut aux yeux de beaucoup, le faire disparaître, y compris de l'histoire, qui pour cela est réinventée.

Il y a peu la science a connu le scientisme, idéal dogmatique qui obligeait ses fidèles à tout concevoir, y compris la pensée humaine, l'amour, les sentiments, par des raisonnements strictement appliqués à des données observables par les sens. On trouve encore aujourd'hui de tels savants matérialistes, ne jurant que par l'utilisation exclusive de leurs sens, de leurs instruments de laboratoires et de leur propre faculté d'analyse, ne pouvant dès lors s'inclure dans une réalité dont ils occultent la poésie, l'irrationnel, l'invisible, le sentiment, réfutés à priori, car ils ne les y ont, disent-ils, jamais vu ! Et de leur aveuglement systématique ils tirent bien souvent une formidable arrogance !

Mais la vie, faite de poésie, les réfute. D'ailleurs la mesure, que la science utilise, exprimait originairement la notion de pensée, d'esprit (mens), donc d'intériorité et de subjectivité. Réfléchir, c'est mesurer toutes choses pour s'y mesurer ensuite, afin de voir si on y cadre, y compris la démesure.
Alors il n'y a plus que la logique « formelle », immobile, mais une logique vivante qui s'adapte à la vie, dans une pratique de bon sens.

Mais la science a fini par évoluer grâce à des chercheurs honnêtes, intrigués voire émerveillés par l'immense diversité et l'harmonie du cosmos, mais aussi par ses découvertes en astrophysique, qui la mettent devant une réalité irrationnelle. Elle peut de moins en moins cacher sa rencontre avec un Univers réalisé comme un tableau savant et vivant, disons pour le moins fantastique, poétique, bref, subjectif et relevant d'une pensée, d'un Esprit.


Observant alors mieux ce phénomène, nous constaterons que l'arrogance des quelques dinosaures du rationalisme et du scientisme est injustifiée, dans la mesure ou la science flirte de plus en plus avec le domaine de l'« irrationnel », des poètes et des philosophes qui croient en l'interaction entre elles des étoiles et des fleurs, de la Terre et du Ciel, de l'homme, du cosmos, et puis de leur unité de principe, que l'on nomme : Dieu. Et oui, puisque tout se nomme, et que là est bien un des fondements de la science : vouloir nommer, nomenclaturer. Mais pourquoi faire s'il s'agit d'un simple étiquetage, ne servant en rien à la pensée humaine ?


Les découvertes scientifiques décrivent une réalité invisible fascinante, dans laquelle on peut trouver pêle-mêle forces, énergies, quanta ou matières, autant de phénomènes que seules des hypothèses initiales pouvaient déceler. Ce qui montre que l'homme est au mot à mot : concepteur, et qu'il lui est par conséquent donné de devenir potentiellement un créateur. Mais il est limité dans ses possibilités, car n'étant pas en adéquation avec les principes de la Nature, il est dangereux. Lorsqu'il fera montre d'humilité face à elle, une science fantastique lui sera insufflée, d'en haut.


Ces interactions intelligentes de l'homme-microcosme avec cette immensité font dire au philosophe André Bouguénec : « Au point de vue "physique" ("science des corps de la matière"), vous avez des aspects astronomiques stupéfiants, par les distances, vitesses et explosions, etc. En ces jours, les revues et éditions foisonnent de ces découvertes incessantes qui écrasent vos concepts limités à vos »points de vue« ponctuels habituels. Les mots sont faibles devant ces démesures et l'immensité des déductions impossibles qui vous désemparent ! Informez-vous, vous serez »anéantis« face aux incroyables infinis que la Science Astrophysique répand, aux incandescences fantastiques qui posent l'énigme de telles énergies en rapport avec la Vie… »


La biologie, Bio-logos, science de la Vie, mais que l'on pourrait aussi traduire par « VERBE Vivant », traite de la Vie et de l'intériorité, donc de conscience, qui même frustre, mécanique, ou évolutive, est un lieu de discours que l'on retrouve en philosophie et en science.
Car il n'y pas que la science qui progresse, et c'est un jeu sans fin avec l'Univers qui en elle, se met en place.
Car lui, s'auto-génère, il est dirions-nous mieux en parthénogenèse, en conception immaculée… Et qu'elle l'admette ou non, la science démontre que cette Entité vivante créatrice est partout dans le Cosmos, donc Omniprésente, mais évidemment aussi Omnisciente et Omnipotente, puisqu'Elle se crée d'Elle-MEME, comme le dieu de l'Egypte ancienne : Râ.

Un autre symbole antique d'une vision scientifique du monde est le Triskèle breton, image de cette auto-création expansive et ordonnée du cosmos dans un sens et un but intelligent. Il est composé de trois spirales harmonieusement ordonnées, or le dictionnaire des symboles paru chez Laffont, somme fantastique d'érudition, heureusement toujours rééditée, ce dictionnaire dit donc dans son introduction sur le nombre « Trois », qu'il « est universellement un nombre fondamental. Il exprime un ordre intellectuel et spirituel, en Dieu, dans le cosmos ou dans l'homme ». La spirale quant à elle, « évoque l'évolution d'une force, d'un état, [et] représente les rythmes de fertilité et de la vie ». On voit à quel point les symboles anciens rejoignent désormais les sciences les plus récentes, lorsqu'elles sont associées à une pensée qui les prend pour point de départ « métaphysique ».
En effet la Matière est le centre, le fondement de l'élan intellectuel, qui doit en émerger et s'en ESTIRPer (anagramme de ESPRIT), s'en Extirper, comme la fusée, qui tourne autour d'une planète pour y prendre, par son attraction, un élan. Et vous voyez la forme de son mouvement : une spirale. J'ajoute que SPIr, c'est l'ESPRIT, le souffle donné à l'homme pour qu'il nomme les choses (cf. Genèse). C'est alors qu'il aura les moyens de comprendre et devenir un dieu. Vous voyez que TOUT est scientifique, car TOUT se recoupe.

Ainsi de nombreuses émanations de la pensée humaine, sont la preuve qu'elle est en symbiose avec la complexité invisible du cosmos.

Par exemple encore, Spinoza, philosophe « athée » mais panthéiste, a admis que l'Univers en entier se composait à la fois de l'Univers-Etendue et de l'Univers-Pensée, intellectuel, spirituel. Or pour certains savants désormais, la Matière est de l'Esprit densifié, en mouvement de création ordonnée dont les choix sont judicieux en permanence. Donc, si l'on est honnête : que l'Univers fonctionne comme s'il disposait d'une conscience et d'une mémoire.

Or un grand mystère est que cette conscience n'existe QUE parce qu'elle existe pour l'homme qui la voit, la déduit, l'exprime à travers son Verbe… Du coup, nombreux sont ceux qui se mettent à penser sur cette accointance et sa conséquence : la question de la place de l'homme dans l'Univers. Problème insoluble évidemment, dès lors que la conscience est considérée comme un épiphénomène absurde, ne valant pas la peine d'être pris en compte, même si pourtant c'est d'elle que cette réflexion est née. Et en allant plus loin, cette réflexion, ce discours, ce langage, sont nés de l'Univers lui-même. Donc Il pense !!

Ainsi sans la conscience de l'homme, il n'y a que le néant, et si la conscience elle-même n'est rien, l'Univers n'est rien lui non plus, et il ne faut rien en dire pour être cohérent avec soi-même. Au moins les agnostiques ont une certaine honnêteté. Pourtant, les savants étudient l'Univers… lui qui vit et se renouvelle sans cesse, conservant à chacune de ses infinies et infinitésimales variations, sa mémoire et sa conscience propre.

Appliquez donc cela à l'éventuel état post-mortem de l'humain, et vous comprendrez pourquoi Platon, qui de la science allait à la philosophie et de la philosophie à la science, pourquoi Platon, Donc, disait, et avec lui en substance tous les initiés (y compris Jésus) : « Philosopher, c'est apprendre à mourir ». C'est-à-dire que grâce à la pensée, l'homme peut se créer lui-même en intelligence et vertus, pour se changer, se métamorphoser, s'épanouir éternellement dans cette Pensée qu'il découvre, la faisant alors devenir présente en lui, il s'en imprègne, en devient comme la substance, l'énergie. Mais Dieu n'est-il pas, pour beaucoup, une « Energie « ? Ce qui ne l'empêche pas d'être pour d'autres un Père, un Père-Mère ou une Mère Suprême. C'est par cette présence donc qu'un individu (INDIV VIDU : qui VOIT – vidu, le DIVIN) ressent alors sa propre immortalité.

Chose étonnante, les premiers adeptes d'une telle idée de la science, découvrant bien souvent avec parfois peu de moyens, mais une grande humilité les lois de la nature, étaient des occultistes, des mages, des alchimistes, appelés aussi philosophes, qui finalement, arrivaient à des résultats bien plus qu'honorables puisque réutilisés par ceux-là même qui pourtant aujourd'hui s'en gaussent. Il suffit pour s'en rendre compte, d'étudier l'histoire des sciences avec un esprit libre et honnête.

De nombreux découvreurs actuels sont aussi des croyants, des poètes, des rêveurs ou des métaphysiciens, bref, des idéalistes. Newton était alchimiste, Einstein déiste, Schrödinger métaphysicien, Niels Böhr découvrit la structure de l'atome en rêvant, Max Planck lui, affirmait que la matière en tant que telle n'existe pas, et enfin pour Eddington, la substance cosmique était de l'Esprit. Ceci pour quelques un parmi les plus connus, cette liste n'étant pas du tout exhaustive, mais elle laisse tout de même à penser sur les qualités et valeurs que peuvent ou pouvaient posséder ces « chercheurs-découvreurs ».

Car à tous les niveaux d'une recherche, toute hypothèse ou postulat relève avant tout d'une opinion, d'une croyance ou d'un a priori que l'on cherchera à démontrer ! Bref, tout ça naît d'abord en nous, au « cœur » de notre être. Or ce qui est extraordinaire, c'est le fait même que l'Univers soit conforme aux idées, aux intuitions de ce cœur, grâce, dans et par la Matière. Einstein disait en ce sens que « Ce qui est incompréhensible, c'est que l'Univers soit compréhensible ».

Aristote lui, écrivait que la philosophie naissait de l'étonnement.


Un aspect étonnant de l'Univers sont les mathématiques et ses « nombres remarquables », qui le sont en effet, et ce n'est peut-être pas par hasard… En effet par le structuralisme qui les combine entre eux et les soutient dans une sorte d'harmonie aux développements infinis, ils étonnent. Or ceux-ci se « montrent » en quelque sorte, se « produisent » devant nous, bien que nous soyons incapables d'intervenir dessus, d'en changer les lois qui les relient entre eux. Ainsi 2 + 2 font 4, c'est bien, mais que pouvez-vous y changer ?
Tous ces nombres, ces figures et ces formules évoluent en nous alors que nous ne pouvons que nous borner à en constater l'harmonie manifeste, qui s'impose. Telle la preuve par neuf dont AUCUN logicien ni mathématicien n'a pu à ce jour expliquer rationnellement la raison de sa réussite. Ça marche, c'est tout ! Quel exploit !! Mais qui est ce ÇA ??!!! La preuve que nous sommes transcendés par une réalité invisible qui joue et se joue de nos lois, tout en se laissant observer. Les mathématiques sont une sorte d'œuvre d'art dont le créateur nous montre la logique qui nous dépasse. C'est sans doute pourquoi Platon, qui était pythagoricien, voyait dans celles-ci le langage de L'IDEAL. Ainsi Une pensée cohérente et aimant l'harmonie et la beauté, est à l'œuvre, hors de nous, et en nous.

Cela n'est pas seulement abstrait, car Platon considérait l'architecture comme l'art le plus parfait, et les bâtisseurs de cathédrales, ou du moins les architectes qui en firent les plans, perpétuèrent cette idée, et montrèrent par leur art sublime à quel point la science MAThématique pouvait se marier aux sciences de la MATière, pour que l'homme se sente transcendé de leur influence, esthétique et aussi du fait des forces bénéfiques qu'elles pouvaient engendrer et rassembler. Toute une science existe depuis des siècles, qui atteste de cette symbiose des nombres, des poids et des mesures, avec l'âme et le corps de l'homme. Il est hélas consternant de constater que celle-ci se révèle aujourd'hui à la science profane, par le biais des dégâts générés par la contre-harmonie que nos savants ont créée, et qui détruit la santé des hommes et des femmes qui sont sous l'influence cancérigène des ondes et des formes électriques, nucléaires, architecturales modernes, gazeuses, etc.


Mais revenons encore un peu à nos mathématiques. Grâce à elles, Einstein, disciple involontaire du philosophe athénien, a prouvé que l'Univers était structuré par des formes incohérentes pour notre raison, qui elle est structurée par les seuls matériaux donnés à travers nos sens. Ce savant calculât entre autre que dans la superstructure de l'Univers, les droites parallèles se coupent entre elles !! Ce qui ne peut évidemment être perçu dans la nature. Mais alors où, sinon en une inspiration, une invention « méta-physique » provoquée par quelque chose – le vent peut-être ? Une pensée se manifestant à travers lui et le dépassant ?!! On dit ainsi souvent qu'il y a des idées dans l'air !!

Les savants sont manifestement parfois littéralement inspirés. Or l'inspiration est aussi le commencement et la fin d'une permanente culture de notre pensée, si nous observons et nous imprégnons des richesses merveilleuses dont cette « Vie » veut nous nous nourrir, et si nous cherchons par nous-mêmes. Car alors à un moment, les choses « viennent ». « Cherchez et vous trouverez » a dit un grand « philosophe scientifique » déformé et trahi par ses commentateurs.

Il est dit aussi dans les Vers dorés qu'« à ceux qui savent éveiller ce qu'il y a de sacré dans leur âme, la nature montre toute chose. » Constatez par vous-mêmes que la science n'est pas née au vingtième siècle. Nombre de découvertes sont d'ailleurs relatées dans les livres anciens, mais prises pour des fables, pour ne pas discréditer la valeur « scientifique » d'un monde moderne idolâtré.

Pourtant aujourd'hui bien des chercheurs marginalisés reproposent à l'étude honnête tous ces phénomènes étonnants, montrant que l'information peut passer dans l'invisible, et que l'esprit peut alors dépasser la matière, ce que les ultra-rationalistes qui par ailleurs sont aussi les détenteurs des chaires universitaires, ne sauraient admettre sans tout remettre en cause de leurs dogmes matérialistes.

 

Il est étonnant d'ailleurs que le terme « observer » puisse aussi bien signifier regarder avec attention que respecter, obéir, veiller sur, et même éprouver une crainte religieuse

Tout cela devient bien naïf et enfantin, mais le Royaume des « cieux » et de sa Connaissance appartiennent aux enfants (de cœur et d'esprit), qui s'ETONNENT face à l'inconnu qui se révèle, et ne se cachent pas derrière des raisons idéologiques et tendancieuses pour se borner volontairement ; ils écoutent et disposent librement de leur cœur, esprit et intuition, car pour eux et pour tout poète « en esprit », l'Essentiel est bel et bien, comme une Matière noire, invisible pour les yeux. Ils sont dès lors facilement attentifs à la Parole inédite, aux idées où questions nouvelles sur la Vie, et à leur réponse qui un jour viendront, inédites peut-être elles aussi… C'est pourquoi le plus petit, le plus humble deviendra le plus grand dans le royaume des cieux !

Or grandir n'est possible que par incorporation d'éléments étrangers, différents de soi et digérés donc associés à ses propres éléments pour être « assimilés » à une Unité déjà présente, qui s'expanse. De la même façon, on ne peut se connaître qu'en observant les ressemblances et les différences des autres par rapport à soi-même, car notre « JE » vient d'un autre. Ainsi tout se relie en l'homme.

Et la science elle-même de reconnaître désormais l'unité de la matière. L'astrophysicien Stephen Hawking, dont la réputation n'est plus à faire, cherche la théorie qui expliquerait à la fois et engloberait dans une même formule la création de l'Univers et les états psychologiques de l'être humain. Bien sûr, cette unité, si elle tient compte de ses états psychologiques, doit aller plus loin, car il n'y a pas de psychologie sans philosophie, et donc de métaphysique du divin, et là, les instruments seront toujours limités par rapport aux capacités d'investigation de la pensée. Il faut donc d'autres critères pour construire cette science.

Si on ne peut demander à chaque savant d'être un parfait technicien en tous les domaines d'investigation existants, Rémy Chauvin montre l'exemple dans son livre L'avenir de Dieu, en sortant de ses centres naturels d'intérêts, pour aller se sensibiliser aux résultats d'autres travaux et études réalisés dans divers domaines, et surtout sans partir du postulat que ce qui n'est pas compris ni vu par nos sens n'existe pas. C'est pourquoi il en vient à parler de l'unité de principe nommée : Dieu.

Car Dieu c'est principalement et finalement : l'Autre, le Différent, l'absolument Autre et différent, rendu pourtant présent sentimentalement dans sa création. Et pour voir Dieu par dessus toutes choses, il faut être curieux et savoir toujours S'INTERESSER sincèrement à autre chose . C'est cela l'Amour de la vie, de la poésie, qui mène à sa science.
« Autre chose » est toujours au-delà de ce qui est su au départ, c'est le transcendant, le « trans-ascendant » (=153 = AUTRES CHOSES), qui sera toujours devant nous et au-dessus de nous, pour nous donner envie de Le découvrir. L'homme sans transcendant, l'expérience le montre en politique ou en science, est un anormal.
Alors le savoir, le Ça VOIR devient CoNaissance, et donc Lumière puisque étude vivante de la Vie et de ses croisements féconds et édifiants. Il faut alors postuler cet Autre total, cet à priori de bon sens comme en mathématiques un X algébrique, croix de lumière qui mène à la solution avant qu'elle ne soit perçue. LA TOTALITE = 115 = AUTRE CHOSE.

L'origine étymologique du mot Autre, est la racine Al, qui comme par hasard, désigne Dieu dans les langues sémitiques, mais ce mot donna aussi altérer. C'est pourquoi nous sommes d'abord altérés d'un réconfort spirituel et sentimental, car dans la matière, le sens et l'origine des choses, sont d'abord absents, et nous ne pourrons nous dés-altérer de cette soif que par un dépassement des apparences, afin de les rendre trans-lucides, trans-parentes comme l'eau fraîche et fluide qu'est une pensée se re-sourçant en ses origines. Et là est la sagesse et la philosophie. « Je suis la sagesse, qui ai fait couler de moi des fleuves. Je suis sortie du paradis » – trouve-t-on dans L'ecclésiastique.

Dès lors le vrai savant est celui qui se fait une passion de CHERCHER et d'être CURIEUX (cure yeux, les siens). Pour cela, à ses moments libres, il regarde, observe, RASSEMBLE et RELIE, afin de faire naître la lumière, synthèse et conjonction de ce qu'il sait et de ce qui est. Là est la fondement de la RELIGION (RELIGO, RELIER) qui satisfait à la fois le cœur et l'intelligence.


Ceci est d'ailleurs recoupé par l'étymologie. En effet « ce qui est caché » était autrefois exprimé par la racine kel, qui a donné ex kelein : hors du caché, donc dévoilé, mis au clair, proclamé. Quand un rassemblement se fait autour de cette proclamation, c'est l'Ekklesia, « Rassemblement » des fidèles. Or c'est là toute la science dans son cheminement mais aussi son aboutissement. Elle rassemble en effet les éléments qui lui seront indispensables pour tirer des lois, puis rassemble les hommes autour de ces lois.

Le mot « Religion » quant à lui vient de religo, qui signifie « relier » et a la même racine que le mot intelligence, venant d'intel LEGERE, qui exprimait lire dans l'intimité, l'âme des choses, en partant de ce qui est vu et entendu… Relier est donc un mot fondamental, FOND A MENTAL, clef de toute science, profane et sacrée, et le nombre d'exhortations que Jésus fait à ses apôtres pour les inciter à plus d'intelligence est impressionnant au regard de ce que la religion demande à ses fidèles, qui doivent croire aux dogmes édictés par Rome, plutôt que chercher à comprendre la vie librement, par eux-mêmes.

L'aventure du terme pistis est à cet égard intéressant et reflète bien le problème de ce propos. En effet André Chouraqui pour traduire dans sa bible le mot pistis que toutes les autres Bible traduisent quasi-constamment par « foi », a choisit le mot « adhérer ». Je vous laisse méditer sur le sens psychologique et philosophique très différent de cette attitude intellectuelle, par rapport au fait d'avoir la foi.

Claude Tresmontant, également linguiste compétent et théologien honnête, nous dit dans son livre l'enseignement de Ieschoua de Nazareth, Ed. du Seuil, coll. Livre de Vie n° 135, sur cette fameuse « traduction » : « Il faut savoir que dans le Nouveau Testament, le mot grec, que nous traduisons en langue française par « foi », ne signifie nullement ce que nous venons de dire. Il a un tout autre sens. Pour comprendre la signification du mot grec pistis que nous traduisons par « foi », il faut changer d'univers mental et de système de référence. Il faut retrouver la signification originelle des termes hébreux et araméens que traduisent pistis, pisteuein, pistos, etc.

Dans la Bible hébraïque, nous l'avons noté dans nos précédentes études, l'existence de Dieu n'est pas un objet de « foi » au sens où, dans la langue française contemporaine, on entend la « foi ». Dans la tradition hébraïque, dont la Bibliothèque sacrée des Hébreux nous a laissé l'expression, l'existence de Dieu est une question de connaissance. Dieu est connu, à partir de sa création, le monde, et à partir de son action dans l'histoire, en Israël.

Plus loin il ajoute : « La foi, dans le langage biblique, n'est pas dissociable de la vérité. Elle est l'assentiment de l'intelligence à une vérité reconnue, discernée (nous soulignons) ».

Ainsi les premiers chrétiens discutaient entre eux et vérifiaient de ce qu'on leur disait (Actes 17 :11) : voilà une attitude scientifique ! Toute la Bible exhorte d'ailleurs à l'intelligence, au discernement, et discerner, c'est voir avec précision. Or « VOIR, rétorquera plus tard le scientifique chrétien qu'était Teilhard de Chardin, on pourrait dire que toute la Vie est là, sinon facilement du moins essentiellement. Etre plus, c'est s'unir davantage ; tel seront les seuls progrès humains valables. Mais, le constaterons-nous encore, l'unité ne grandit que supportée par un accroissement de conscience, c'est-à-dire de vision. Voilà pourquoi, sans doute, l'histoire du Monde vivant se ramène à l'élaboration d'yeux toujours plus parfaits au sein d'un Cosmos où il est possible de discerner toujours davantage. La perfection, la suprématie de l'être pensant, ne se mesurent-elles pas à la pénétration et au pouvoir synthétique de son regard ? « Voilà toute la science chrétienne de la Matière définie dans cette citation. J'ajoute que comme par hasard, LA SCIENCE CHRETIENNE = 172 = SCIENCE ET RELIGION.

La science a son avenir dans cette « vision », afin qu'elle devienne la religion de demain, parce qu'elle aura formé la pensée humaine à devenir à l'image de la pensée de Dieu, MANIfestée en cet Univers conçu par Lui. En effet, chaque découverte et observation nouvelle, est une occasion pour l'homme, son esprit, de développer ses capacités intellectuelles, poétiques, imaginatives et admiratives, donc en corollaire, de faire grandir et rendre de plus en plus concrète en lui, l'Unité de toutes choses créées, et de s'Unir en sentiment à celle-ci.

Tout cela bien sûr, ne pouvant se faire que si l'on pense librement, honnêtement et sans dogme. Tout le contraire de ce qu'impose la religion Catholique Romaine. Mais elle est moribonde, et malgré ce qu'elle croit, la science y est pour beaucoup plus que la baisse de la foi, car le dictat romain fut un terreau d'ignorance et d'obscurantisme, infantilisant l'esprit humain en imposant de croire en des légendes, toutes plus merveilleuses les unes que les autres, et dogmatisant pour empêcher toute remise en question de ces dogmes.

Or si les légendes sont utiles un moment, elles doivent, comme également le symbolisme, mener à une compréhension raisonnable et rationnelle de l'Unité de la Vie et de l'Univers. Car « Redevenir comme un enfant », ce n'est pas tout gober béatement, mais c'est faire table rase des connaissances classiques, habitudes, opinions, systèmes politiques, sociaux et religieux inculqués par le prêt à pensé d'une époque.
Telle doit être la position de l'historien, scientifique cherchant Dieu dans l'unité des Temps et des humanités. « Ne vous conformez pas au siècle présent », dit St Paul. Car toujours il y eut des doctrines édifiantes, que les clergés ou états « Laïcs » ont cachées, mais qui par un curieux hasard, ressurgissent à notre époque.

Or l'Eglise empêchant en ses origines, la propagation d'un très grand nombre d'éléments édifiants ou comparatifs, a interdit à ses ouailles de se développer en intelligence et moyens d'appréhender l'Esprit divin en toutes matières et en tous écrits, si bien qu'elle devint la référence unique en matière de « spiritualité », pour tous ceux qui se satisfaisaient il est vrai facilement, de sa doctrine « salvatrice », épurée des hérésies. Mais le mot « hérésie » signifie : « choix ». Parce que le fait de faire des choix était à ses yeux condamnable …


De plus prêtres et pontifes ont interdit la lecture des seuls Evangiles officiels pour mieux la réduire à leurs dogmes, alors qu'elle était donnée de prime abord aux peuples et aux hommes, pour qu'ils aient les éléments propres à se nourrir s'ils étaient motivés et entreprenants dans la connaissance de Dieu – tout le contraire donc de l'attentisme béat que la messe romaine a sciemment suscité.


Un excellent livre de l'Abbé Alta, le christianisme du Christ et celui de ses Vicaires, 1935, aujourd'hui pratiquement introuvable, décrit la façon dont l'Eglise empêche cette TERIBLE LIBERTE de parole et de pensée. Je vous en mets un passage peut-être un peu long, mais éloquent de la part d'un ecclésiastique :

« Non seulement à Séville, mais à Paris, à l'heure actuelle la difficulté de s'adapter à l'ignorance prépondérante et à l'inintelligence obligatoire, écarte les intellectuels du souci de la prédication, et persuade aux habiles de cultiver uniquement la phraséologie ou de redire sans conviction les banalités plus ou moins erronées qui assureront leur succès auprès des habitués des églises et chapelles catholiques.
Le procédé d'enseignement adopté par la caste administrative devait en effet pleinement réussir à la longue. La foule incapable à laquelle on a livré les mystères, devait naturellement les abaisser à sa mesure ; et pour maintenir leur empire dans le clergé par l'appui de cette majorité ignorante, les pontifes romains, dès qu'ils voyaient surgir dans les ténèbres des basiliques orthodoxes un éclair de lumière capable de dévoiler leurs usurpations mensongères, se hâtaient de créer une qualification dont ils faisaient par décret une tare et une condamnation, bien qu'elle fût honorable en réalité ; et cette épithète, jetée comme une injure aux transcendants et aux vertueux, suffisait pour que la bataille fût gagnée et la lumière éteinte.
Vous demandez, prophètes, une réforme des abus et des vices qui règnent dans le monde ecclésiastique et monastique ; vous protestez contre la servitude intellectuelle qui a remplacé dans l'Eglise Romaine le « Jugez tout ; jugez vous-mêmes ce que je dis « recommandé par saint Paul – I° aux Thessaloniciens, V, 21; Il aux Corinthiens, XI, 13 ; vous osez invoquer les découvertes de la science moderne pour infirmer tels et tels enseignements manifestement erronés de la doctrine ecclésiastique. La Sainte Inquisition Romaine aura bientôt fait de vous réfuter : « réformateur, protestant, rationaliste libéral, moderniste « deviendront officiellement des hérétiques, et ce qui devrait être un titre au respect de tout esprit bien informé sera un titre de réprobation auprès des serviles sectateurs du sectarisme qui cyniquement s'intitule « catholicisme ».
Car il est bien un sectarisme, et le plus hostile à la raison comme à la liberté pour tous, cet instrument de règne créé et maintenu obstinément par la curie romaine ; les règles que donne saint Ignace de Loyola « pour ne s'écarter jamais des véritables sentiments que nous devons avoir dans l'Eglise militante « sont d'une précision qui ne laisse pas de doute : « Renoncer à tout jugement propre ; être toujours disposé è croire que ce qui nous paraît blanc est noir, si l'Eglise hiérarchique le décide ainsi. »
Aussi le délégué des Jésuites au « Saint Concile de Trente » Laisnez, général de l'ordre, disait-il nettement à la servile assemblée dans la congrégation tenue le 20 octobre 1562 ; « C'est à Pierre seul qu'il a été dit : « Pais mes brebis ! » et « les brebis, animaux sans raison, n'ont par conséquent aucune part à leur propre conduite ». Et le Pape Pie IV, dans la Bulle du 26 janvier 1564, met résolument en acte cette doctrine d'orthodoxe, aveugle, et muette, lorsque, confirmant « le très-saint Concile » de par son autorité apostolique, il interdit à tous, tant ecclésiastiques, de quel ordre, rang et condition soient-ils, que laïques, quelques titres et pouvoirs qu'ils aient, d'oser, sans son autorité, publier aucun commentaire ni glose, annotation ou scholie ou interprétation quelconque sur les décrets de ce concile, ou de se prononcer sur eux, à quelque titre que ce soit, même sous le prétexte de corroborer ou exécuter ces décrets ou sous n'importe quel prétexte ».
Impossible de signifier plus clairement à tous les membres de l'Eglise Romaine comme un devoir absolu, et sous peine d'excommunication ipso facto, dit la Bulle, l'abdication totale de leur raison et de leur intelligence. Et « Notre très-saint Père le pape Pie X « jugeait évidemment comme son prédécesseur Pie IV, lorsque, par son motu proprio de 1910, il interdit à ses séminaristes de 20 à 23 ans la lecture de quelque journal ou quelque Revue que ce soit : s'instruire d'autre chose que ce qu'on veut bien leur faire croire ; entendre, pour porter leur jugement en connaissance de cause et prendre une décision qui enchaînera toute leur vie, d'autres renseignements que de leurs recruteurs officiels, serait pour les étudiants en théologie un titre d'expulsion. Evidemment, ce n'est pas du discernement ni de l'intelligence de ces jeunes gens que doutent les chefs de l'Eglise, puisqu'ils les jugent capables de se prononcer raisonnablement et valablement sur un choix qui fixe à jamais leur avenir en ce monde et dans l'autre : c'est donc de la valeur des arguments et des enseignements par lesquels on travaille à fixer leur choix, puisqu'on écarte si rigoureusement tout enseignement, tout document, tout contrôle, et qu'on borne leur information aux dires de la partie intéressée à les mettre sous le joug de la discipline cléricale. Saint Paul se désolait qu'il y eut parmi les chrétiens de Corinthe « multi infirmi et imbecilles. » L'Eglise Romaine en fait d'intellectuels, ne veut que des endormis et des abstinents : elle endort l'esprit du prêtre dans les trois heures quotidiennes de son bréviaire et borne l'intelligence de ses fidèles à la récitation de formules incomprises. Un tel régime peut convenir aux arrivistes et satisfaire les incapables ; mais il y a d'autres catégories dans le royaume de l'Esprit.
Ainsi, depuis des siècles, la papauté, au nom de l'Eglise éliminait les intellectuels : ils se sont séparés et révoltés contre l'Eglise ; les papes s'appuyaient sur la crédulité de la foule : la foule va de plus en plus à d'autres prêcheurs, moins exigeants sur la pénitence et sur la morale ; et le clergé, malgré tous ses mérites, perd chaque jour davantage sa plus légitime influence, au grand détriment de la religion et de la vertu. »

Voilà, et toutes les excommunications de Rome ont eu pour conséquences bi-millénaire de créer des schismes à la volée. Mais le dernier schisme que l'Eglise a à son actif, est celui qu'elle fit avec la science et les penseurs libres, heurtés dans leur bon sens de ce qu'elle voulu ramener la connaissance de Dieu à des « mystères », c'est-à-dire à l'objet d'une foi ignorante et vide, tandis qu'il fallait tout au contraire, selon L'Evangile, connaître Dieu (Mat. 13 : 47-49 ; Rom 15 :14 ; 1 Cor. 10 :26) et pour cela développer une science (Luc 11 : 52) de sa Création matérielle-terrestre ET spirituelle-céleste réunies.

Le livre de la Genèse ne raconte-t-il pas que Dieu créa le monde, et qu'Il « vit que cela était bon ». Or Jésus ajoute : « il n'y a que Dieu seul de bon » ! Il faut comprendre par là que d'une certaine façon : Dieu c'est aussi le Monde !!! Et surtout en tirer les conclusions honnêtes.


La science au contraire de la religion, parle de la Vie, et donc parle à tous, et à chacun, à qui elle donne à penser. Plus exactement à penser par soi-même. Ceci parce qu'elle a par excellence toujours eu pour principe de garder un esprit libre – au moins pour les vrais savants – face à son objet. C'est pourquoi aussi il en découle qu'elle admit naturellement en sa méthode l'examen rationnel, la recherche de preuves et de solutions démontrées, et pour cela la possibilité de se remettre en question. C'est cela l'humilité intellectuelle, messieurs les Papes et théologiens, et c'est ce qui lui permet d'épanouir en permanence ses conceptions. Grâce alors à son esprit vivant, elle « cherche et trouve », avec des conclusions fondées, et donc une « foi » toujours plus solide, car étayée et CONFIRMEE par des observations TANGIBLES, VERIFIABLES, CLAIRES, auxquelles dès lors les hommes et les femmes intrigués et curieux peuvent ADHERER (voir plus haut sur le problème de la traduction du mot « foi »), mais aussi remettre les choses en question librement, avec des mots, des idées, des concepts admis et compris de tous, universels et donc : TRANSMISSIBLES. Or Universel, en grec, c'est Katholikos !!

« Allez et enseignez » fut l'ordre unique donné par Jésus à ses apôtres, et Pierre n'est pas allé le dire à Rome (Il n'y a pas un mot de la présence de Pierre à Rome dans les Evangiles ni les Epitres de Paul aux… romains, censés être écrits au moment où Pierre eut du y être). Qu'ont fait les chrétiens catholiques de cet ordre, incapables de s'y conformer par leur manque cruel de lumière, puis leur écoute apeurée sous l'emprise de l'orgueil pontifical ?!

Les premiers croyants avaient pourtant pour adage le fameux Vox populi, vox déi ! Or c'est ce qui fait l'attrait et le crédit de la science aux yeux du peuple, de l'homme de la rue, rassuré quand il peut VOIR et COMPRENDRE les choses (de Dieu) PAR LUI-MEME.

Marie dans ses apparitions à Amsterdam, intime l'Eglise à changer, à s'adapter et s'ouvrir à son temps. Elle demande aux prêtres de pratiquer un « Catholicisme scientifique », ce qui appuie ce qu'a écrit St Paul en Romains 1:19-21 « car ce qu'on peut connaître de Dieu est pour eux manifeste, Dieu en effet le leur a manifesté. Ce qu'il a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses œuvres, son éternelle puissance et sa divinité, en sorte qu'ils sont inexcusables. ».
En d'autres endroits de la Bible, on trouve : « La gloire de Dieu est de se cacher, la gloire des rois est de le trouver. » (Proverbes 25 :2). « Dieu est le rémunérateur de ceux qui le cherchent » (Hébreu XI-6) . L'Evangile de Thomas quant à lui nous révèle ce qu'a dit Jésus : « Que celui qui cherche, soit toujours en quête, jusqu'à ce qu'il trouve et quand il aura trouvé, il sera dans le trouble, ayant été troublé, il s'émerveillera, il régnera sur le tout. » (logion 2). Mais la « Sainte Mère l'Eglise » est restée sourde à toutes ces paroles, et à mis comme en maintes autres fois, a lumière sous le boisseau.


Pour voir donc il faut être libre. Tout aveuglement est une prison. Que peut voir le prisonnier de sa prison ? Sinon espérer en sa liberté. Eliphas Lévi, pour qui Jésus était le Maître psychologue par excellence, a écrit : « Pour comprendre et honorer le Dieu tout puissant, il faut que l'homme soit libre. Car le Royaume du ciel appartient à l'intelligence et à l'amour » (La clef des grands mystères). VOIR Dieu, c'est le CONÇEVOIR, c'est-à-dire le comprendre et le créer en soi, ou le FAIRE = 39 = DIEU. Et CON ÇE VOIR, cabalé, c'est VOIR AVEC CE que Dieu a laissé, pour que nous puissions concrétiser librement en toute Matière et Esprit, par nous-mêmes, par la Science et la connaissance des lois de la Vie, ce que nous aurons conçu en harmonie.


Ainsi l'Esprit de la Science s'est imposé désormais, et avec lui la prise de conscience qu'aujourd'hui nous pouvons et DEVONS COMPRENDRE ce que nous voyons et entendons. « Comprendre » cela signifie : EMBRASSER DANS UN ENSEMBLE. La science, et surtout cet esprit, ses découvertes fantastiques et incessantes ont donné à l'homme moderne le goût de penser par lui-même, pour asseoir et étayer ses idées par des vérifications, que ce soient dans les domaines matériels, intellectuels, philosophiques, spirituels, métaphysiques ou religieux.

Savez-vous qu'il y aujourd'hui plus de chercheurs en sciences que dans toutes les époques de l'histoire réunies ? C'est identique en ce qui concerne les quêteurs en spiritualité. Voyez le nombre impressionnant de groupements et associations de recherches qui se font connaître chaque jour.

Et ils ont raison de chercher, car c'est cet effort qui fait naître la conscience, fruit de la résorption d'une DI-VISION initiale, c'est-à-dire d'une Vision Duelle. La conscience ne peut naître que de la confrontation de forces contraires, antagonistes, qui SUSCITENT, OBLIGENT (cherchez l'étymologie de ce mot) à FAIRE (= 39 = DIEU) un effort d'harmonisation de ces forces, en réalisant de soi et de l'Univers une UNITE, « comme à tâtons ». Car nous le répétons : toute dualité a pour raison d'être de montrer et de mener la pensée humaine à comprendre l'Unité de la Vie : la CON SCIENCE de la vie. L'Ecclésiaste dit : « Considérez toutes les œuvres du très haut, vous les trouverez ainsi deux à deux, et opposées l'une à l'autre » (33-15).

 

C'est pourquoi athées et croyants, et donc leurs corollaires science et religion, devraient pouvoir réellement se marier dans une Science Une, une philosophie religieuse.

C'est pourquoi donc encore l'athéisme rationaliste et le déisme spiritualiste sont deux formes de penser qui furent données à l'humain dès l'origine pour qu'il crée par le stimulant MEL'ANGE de leurs oppositions, une volontaire énergie obligeant chacun de ces involontaires croyants, à d'abord réfléchir au pourquoi de leurs différences de raisonnements, d'idées, tandis que leurs qualités de cœur potentielles sont LES MÊMES, au quotidien. Alors ils deviendraient tous de vrais savants, prenant TOUT en compte pour réaliser un accord Harmonieux des diverses théories. Théorein, en grec, signifiant : voir Dieu. De cela naîtrait UNE SCIENCE nouvelle différente et surtout une Croyance désormais Consciente, parce que construite sur le roc de la Réalité, et nous pourrions aussi l'appeler avec Teilhard De Chardin, une « Religion cosmique ».

Il existe aujourd'hui des savants, qui font preuve de courage et d'indépendance d'esprit pour voir au-delà de ce qui est communément admis et propagé par les chaires subventionnées. Indépendance forcément liée à une certaine « naïveté », nécessaire à tout quêteur sincère, curieux et se voulant efficace. Car sans cela, comment se laisser pénétrer, influencer par la nouveauté, puis finalement DECOUVRIR ce que personne NE VOIT ou NE PEUT ni ne VEUT VOIR ?!!! Le naïf n'est pas un imbécile, mais celui qui croit en tout ce qu'on lui dit, pour ensuite foncer sur les recoupements. En ancien français, naïf se disait natif

Je vous met pour exemple un élément de cette union possible entre la science et la religion, donné par ce message qu'un ami m'a adressé : « Le 16 Juin : Canonisation du Padre Pio qui porta les stigmates du Christ pendant 50 ans et qui avait la faculté de bilocation/téléportation d'après de nombreux témoignages.
Le lendemain une expérience de téléportation de la lumière a été réussie par des chercheurs australiens. La téléportation n'est plus du tout du domaine de l'impossible. » (!!!).

Etonnant clin d'œil qui subrepticement montre justement à qui veut le voir, les analogies et relais possibles entre la science et les symboles traditionnels.


D'ailleurs obtenir cette naïveté, c'est, dans le langage des alchimistes, ce qu'on appelle « déposer ses métaux » pour trouver une légèreté d'esprit qui permet alors d'établir les ponts et recoupements pour passer à d'autres dimensions de l'Etre en témoin admiratif de cette Unité de Science entre la Matière et l'Esprit.

C'est possible bien sûr, puisque « TOUT » est relié : passé présent et futur, cœur et intelligence, Esprit et Matière, Temps et Espace, homme et femme, Dieu et homme. UNI FIER, c'est dès lors se FIER à l'UNI VERS (de) DIEU. VERSUS, c'est par le latin : remuer, ren-VERSER, et c'est donc aussi boule-VERSER ses opinions par l'apport de l'Autre, de ce qui est différent.
Di-eu, nous le répétons, est l'Etre le plus différent qui soit. Et DI-eu cabalé par le latin et le grec, est la « bonne lumière ». C'est pourquoi Jésus demandait à ses disciples de progresser en intelligence, afin qu'ils ne figent pas leur savoir, mais qu'au contraire ils le développent en reliant toujours la Terre et en la prolongeant à la Grande et Unique Parabole qu'est le ciel, seul pourvoyeur de vraie Lumière, pour que ce savoir progresse et de SCIENCE devienne Con-Science et connaissance de Dieu : Co-naissance du DieuX infini. DIEU EST INIFINI = 144 = LES UNIVERS = LE MILIEU DIVIN. Mais réfléchissez, et vous verrez que l'Univers, c'est aussi notre pensée.

Par cette vision (faites bien attention aux mots soulignés) « Notre vaisseau terrien [pourra devenir] une partie vivante d'une autre démesure, cosmique, universelle, interdimensionnelle, suscitée, pulsée, administrée par une imprégnation intelligente et créatrice que les scientifiques résolument honnêtes et convaincus appellent : ESPRIT.
La démarche de l'homme est de déchiffrer, à sa mesure, cette dé-mesure. Il en a tous les moyens, les symboles et la science pour conclure en réflexion à une humilité admirative, commencement de Sagesse. » André Bouguénec.


Le mot, le langage sont le véritable Siège de la sagesse, car clés de toutes sciences, de toutes abstractions de la pensée qui dépasse le monde des apparences pour aller à l'Essentiel, bref, de toute philosophie. Les mots brillant dans la matière opaque, là où ils se font chair depuis le début de la Création pour que l'homme Y exerce sa pensée devinante, devineresse, et par là se divinisant. Car il est alchimiste, savant et philosophe à la fois s'il le veut « bien » lorsque sa pensée et ses actes marient en lui l'infiniment grand avec l'infiniment petit, grâce premièrement au langage, au Verbe-Lumière qui donne la Science et le relie alors à Dieu. C'est dans ce mélange harmonieux que se trouve la Loi, les Lois, justes, la pierre philosophale, pierre angulaire du seul vrai temple, évidemment bâti selon le nombre d'or (or, oris : parole).

L'or, qui est également l'étalon de toute valeur, s'amasse alors en lui, et il constitue son trésor volatil, spirituel : sa place en l'Univers et Dieu Ré-Unis dans son cœur. Or un « Tres-Or », c'est « trois ors », trois chaudes lumières scintillantes émanées de trois matières qui forment un tout pour mener à cette symbiose lucide, et ces trois matrices qu'il faut à cet alchimiste rendre subtiles et divines sont la MATIERE, l'ESPRIT et la SCIENCE, grâce à l'AMOUR.

Remarquez que savants et philosophes travaillent tous deux sur une mystérieuse Matière Noire, difficile à trouver bien qu'omniprésente. En réalité elle n'est autre que lui-même, et sa pensée d'homme et de femme commun, d'abord plus ou moins chaotique, incorporé dans le monde, afin qu'elle soit sublimée en con-science par sa connaissance reconnaissante, senti-mentale.

Au fil des incarnations, par re-connaissance consciente, de sa propre image avec celle du Réel divin, c'est sa propre origine-source et lui-même qu'il aura retrouvé. Dès lors ses rêves de-venus en-fin harmonieux, en font un

sage évidemment, un « homme », ce pour quoi il était conçu en cette origine, « à l'image de Dieu » : Ame vivante et force atomique solaire époustouflante non dangereuse, Créateur Concepteur Réalisateur propageant la Vie et l'Amour, car désormais connaissant la Loi, il est véritablement libre et autonome vis-à-vis du cosmos en son entier et s'inclue en cette Nature cosmique qui l'a fait naître.

 

Xeon 13/10/02