L’Eve future, Une TRAME qui MATERialiSe l’ESPRIT

L'Eve future, Une TRAME qui MATERialiSe l'ESPRIT

 

Comparaison et commentaire symbolique du roman L'EVE FUTURE de Villiers de L'Isle Adam avec la Genèse.

L'Eve Future

 

Avertissement :

Pour comprendre ce texte, il faut admettre que la Genèse biblique relate la création de deux Adam. Ceci est bien connu des kabbalistes, mais beaucoup moins de nous autres occidentaux. Il y a en effet le premier Adam, Adam suprême, ou Kadmon, créé parfait au ciel, mâle et femelle en un, et l'Adam glébeux, celui qui est intégré dans un processus de génération-transformation qui le fit naître de la terre, et duquel on tira Eve.

Par ailleurs, toute méthode analogique, dès lors qu'elle va s'appliquer à la connaissance de Dieu, à la Vie, sera par principe, non pas une "grille" rigide qui donnera en décalque la clef de toutes les énigmes, mais au contraire un système vivant, progressif, d'analogie. Ce système gardera intacte l'essence de sa trame d'harmonie musicale, elle se transposera, grandissante, parallèlement à la mesure de notre virtuosité divine de "Divination".

"Tout est l'Harmonie, et chaque élément-germe de Celle-ci progresse selon une Unité harmonieuse. Donc les divers chemins conduisant à l'Infinie Multiplicité de Dieu ont une relativité analogique unitive. Tout est lié et relié dans notre Univers, il s'agit de connaître ces liens qui rendront nos efforts plus rationnels, plus clairvoyants et donc plus entreprenants, (entre-prenant)". Couple et Alchimie, André Bouguénec, P. 547

C'est pourquoi les personnages de notre étude prendront des masques différents, qui seront tour à tour Dieu, Adam, Eve, l'idéal, etc.

Enfin nous utiliserons dans cette planche la technique dite d'alphanumération, que les cabalistes appliquent classiquement à l'hébreu, et appelée guématrie, mais que nous appliquons ici au français. Le principe en est fort simple : Il faut donner à chaque lettre une valeur qui correspond à son ordre d'apparition dans l'alphabet français, tel que : A = 1, B = 2, C = 3, . Z = 26.

Chaque mot, locution ou phrase possède alors sa valeur propre qui lui permet d'être rassemblé dans un ensemble sémantique et cabalistique avec d'autres locutions de même valeur.

 

Entrée en " Matière "

Dieu est en tout, partout, et son fils, assimilé traditionnellement au démiurge, place des cailloux sur nos chemins pour que nous puissions, avec nos frères humains, retrouver par ces signes, la chaleur du foyer familial : Le Ciel de nos origines.

Ces cailloux sont, entre autres, des légendes, inspirées par cet Esprit Verbe, couvrant tout "paraboliquement" … et soufflant "où il veut" ses IN-SPIRations, (Spir, c'est l'Esprit) pour qui souhaite les entendre et les lire.

Voici un exemple de la lecture d'une telle "légende" à comprendre avec les trois matrices d'une lecture holistique : "Matière Esprit Science". Celles-ci sont donatrices de sens dès lors qu'elles sont unies entre elles, afin de délivrer les MESsages de l'Amour, pour former L'AMES humaine à sa raison d'être (voyez les lettres surlignées en gras, ce sont des initiales initiatrices de toute SEMAntique reliant l'Homme à Dieu).

Cette in-Spiration du Verbe prend ici la forme d'un très beau roman : L'EVE FUTURE, de Villiers de l'Isle Adam. C'est cette curieuse rencontre des deux personnages bibliques dans une même référence biblio-graphique qui nous mis la puce à l'oreille et nous invita à lire et comprendre cette ouvre "Spirituellement".

Le mot lire a la même étymologie que cueillir, et religion. Or, être religieux, selon le dictionnaire Picoche, c'est relier, et / ou vénérer la présence du divin. Un tel ensemble étymologico-sémantique, Père-met de comprendre que la véritable religion est de vénérer la nature et ses beautés, y compris les créations de l'Homme, savoir les cueillir, les rassembler selon leurs ressemblances, et toujours en cohérence avec le Ciel, c'est-à-dire le divin. Ce que nous avons voulu faire avec "l'Eve Future".

Nous verrons grâce à cela en quoi le titre et le roman lui-même expriment un aspect de notre passé angélique et de ses répercussions spirituelles et psychologiques dans notre vie présente.

Car notre approche de "l'Eve future" s'inscrit dans la lecture de la Genèse de l'Homme vers son état Divinisé, dé-monstrée par André Bouguénec dans son livre phare : "Couple et Alchimie". Nous y apparaissons tous comme des ex-anges révoltés, et pour cela déchus de leur puissance, mais qui après un périple en diverses planètes-matrices d'accomplissement devant nous forger à la mesure de notre alchimie personnelle et volontaire, revenons auprès de notre Créateur en petits dieux "Fils de Dieu", ressuscités et aimants.

"l'Eve future" peut-être lu comme une expression de ce viatique. Une clarté des images qui y sont incluses se fait par une lecture menée avec les yeux de l'esprit, l'Esprit présent dans la lettre devenant alors limpide et présent comme une lumière qui brille dans les ténèbres, mais que les ténèbres ne voient malheureusement pas …

 

L'Eve Future et la Genèse

Le roman raconte donc l'histoire d'un inventeur, Edison, et de sa créature, Hadaly, un être mécanique, un robot magnifiquement programmé, plein d'esprit, d'intelligence, mais sans cœur ni âme, présenté à Lord Ewald, lui-même récemment déçu par une femme très belle, mais dont la beauté n'avait d'égale que la fadeur et l'absence d'esprit. Or Edison souhaite que Lord Ewald entreprenne une relation avec l'Andréïde-robot. C'est donc en plein mal d'amour véritable, et bien qu'ayant pris conscience de l'apparence, de la superficialité de ce robot intelligent, qu'il tente de bâtir des sentiments avec elle. Mais malgré sa beauté doublée d'une très grande subtilité d'esprit, elle n'est au départ qu'un robot dans le regard de Lord Ewald.

Il apprend alors – et nous avec lui, que l'apparence n'est pas seulement propre à l'aspect physique des êtres, mais également à leur brillance intellectuelle, qui aussi puissante qu'elle puisse être, si elle n'est pas dirigée par les valeurs et les règles d'un Amour vivant, n'est que vanité. Ce qu'illustre notre héroïne artificielle, qui possède une fine intelligence, mais ne peut aimer "réellement", et lord Ewald en souffre énormément.

Mais c'est justement ce qui va susciter le miracle, car la douleur de cette absence va générer en lui un fort désir de communication avec un être conscient, ce qui créera par contrecoup des sentiments en elle, dès lors qu'elle l'aura compris. La méthode employée par Lord Ewald, c'est la parole, le Verbe qui lui donnera connaissance d'elle même. C'est en lui parlant qu'elle finira en effet par comprendre et cherchera alors à se faire aimer pour elle même. La mécanique devient ainsi sensible et prend vie grâce à ce don d'amour qui n'était qu'en germe en elle. Sa perfection sera entière par cette métamorphose en femme aimant désormais consciemment. Cet être aura ainsi appris à aimer, pour insuffler en retour un sentiment naissant dans le cœur de Lord Ewald… C'est enfin par ce changement personnel et volontaire, qu'elle aura créé en elle sa propre énergie.

Ainsi, lord Ewald doutant de ce que l'on puisse créer une mécanique qui finalement deviendra vivante et aimante, dit : "Je demande si votre créature aura le sentiment d'elle-même. – Sans doute ! répondit Edison comme très étonné par la question. – Hein ? vous dites ? . . . s'écria Lord Ewald, interdit. – Je dis : sans doute ! – puisque ceci dépend de vous . Et c'est même sur vous seul que je me fonde pour que cette phase du miracle soit accomplie."

 

Adam et L'Eve Future

Cette histoire se superpose donc de façon a-musante à celle de la Genèse, tout en y ajoutant du sens.

Dieu créa en effet l'ange-Adam androgyne (mâle et femelle), très puissant, du fait qu'il ressemblait à son Créateur. Ceci se retrouve dans l'être brillant de beauté et d'intelligence, conçu par Edison, portant le masque de ce Créateur, et disant : "Vous voyez : c'est un ange ! ajouta-t-il avec un même ton grave, – si, et comme l'enseigne notre Théologie , les anges ne sont que feu et lumière."

Cette puissance ignée "d'Ange heureuse" suscita en Adam un désir d'indépendance qui le fit rejeter son créateur. La conséquence de ce rejet fut qu'il appris sa nudité, n'ayant plus pour le soutenir la présence et la puissance paternelle. Ce fut ainsi la prise de conscience qu'il n'avait été jusqu'ici qu'un "fils à papa" qui avait cru posséder ce qui en fait lui avait été donné sans qu'il n'ait eu d'effort à faire pour cela. Il n'était qu'une mécanique, heureuse car dans les lois du divin, mais mécanique tout de même. Vous voyez là le rapport avec notre Eve "future", qui se sait nue de sentiment tant qu'Edison ne lui a pas fait rencontré lord Ewald. Nudité que l'on peut assimiler à une absence d'Amour et de connaissance, c'est-à-dire d'habit généré volontairement, acquis par la force du travail personnel.

Cette prise de conscience d'Adam qu'il n'était qu'un robot provoqua donc en lui une énergie de révolution, c'est-à-dire de retournement pour une grande ré-évolution programmée, car ayant refusé de vivre selon des lois qu'il ne maîtrisait pas, il souhaita devenir un homme, apprendre la vie et se forger de lui-même, afin de devenir un petit dieu à l'image du grand Dieu. Tout cela était bien sûr conçu, prévu par Dieu, car : "Dieu sait que lorsque vous mangerez de ce fruit vos yeux s'ouvriront et vous deviendrez comme lui." Genèse III, 5 et ceci est résumé dans "Vous êtes des dieux, vous êtes tous des Fils du Très-haut, mais vous tomberez comme un prince quelconque". Psaumes LXXXII, 7.

C'est ainsi qu'Adam allait pouvoir apprendre l'Amour libre et auto-généré. Or, si c'est sur la base de la conscience d'un manque que se décida sa chute, c'est d'un manque qu'allait pouvoir s'opérer sa remontée vers Dieu.

Pour créer ce manque, l'ange coupable d'orgueil fut coupé :

1: de Dieu

2: de lui-même, devenu désormais deux, avec une partie féminine et une partie masculine.

Une fois donc incarné et ayant perdu toute la mémoire de son passé angélique, notre Adam-homme coupable d'orgueil, donc coupé et dés-emparé, eut tout le temps de méditer sur cette culpabilité, et ceci eut dû l'inciter à retrouver sa plénitude originelle, où tout au moins à se lancer sur ce long viatique. On retrouve sur Terre la marque de ce manque comblé hélas par de tous autres moyens (drogues, sexe, violences …). Cependant la seule façon de le combler reste la quête passionnée et passionnante de l'autre, de Dieu et de la présence de l'Esprit en toutes Matières.

Ainsi, comme lord Ewald dans "l'Eve Future", l'Adam de la création terrestre – celle correspondant à la coupure, une fois incarné, ressent sa blessure et ce vide, et cherche alors son Eve à corps perdu, pour se ré-parer (se remettre en paire). Or, cet Adam, qui est aussi chacun de nous, ne trouve pas son âme sour immédiatement, comme vous le devinez sans doute par expérience. Il lui faut d'abord connaître d'autres êtres, construire d'autres couples, à travers plusieurs vies. Bref, "s'accomplir" en ces vies différentes, diverses expériences et épreuves, afin d'être prêt pour la réconciliation ultime en fin de périple. Et lorsque Edison décrit les composantes technique et mécanique de l'Andréïde, Lord Ewald lui dit : "Savez vous, Edison, qu'il est vraiment infernal de voir les choses de l'Amour sous un jour pareil ? ".

C'est exactement ce que comprend notre héros "d'art gothique", qui après avoir expérimenté l'amour superficiel et ses déceptions, finit par retrouver le désir de se sortir de sa solitude de cœur , en aimant et en étant aimé d'un amour véritable, bâti " à la sueur de son front". Car tout ici-bas est à bâtir, à "pré-parer" et donc aussi et surtout notre propre âme-sour, en la créant d'abord dans l'esprit et le cœur du conjoint : "Soyez parfait comme mon Père est parfait" dit le Christ. Sous entendu, une somme extraordinaire d'Amour et de connaissance est à acquérir et à FAIRE = 39 = DIEU = CHAIR. Or c'est là qu'intervient notre Créateur, qui a tout conçu pour suscité et re-suscité celle-ci. D'où Adam dit, en voyant son Eve "Cette fois-ci c'est elle, la chair de ma chair". Et l'auteur du roman fait dire à Edison : – "Une seule femme contient toutes les femmes, pour qui aime celle-là."

 

L'idéal

Hadaly est le nom de cet être robotique et parfait. Or ce mot signifie en turc : "Idéal". Idéal "fabriqué", conçu par un certain Edison. Mais concevoir, c'est justement viser une fin pour ce qui est conçu, n'est-ce pas mesdames et messieurs les parents … Or, EDI-SON, c'est cabalistiquement l'"EDIteur, l'émetteur du Verbe (SON)", qui mis la lumière dans les foyers. C'est la parole qui apporte la lumière, la prise de conscience qu'il existe un être qui parle d'amour en toutes choses, et attend qu'on le reconnaisse. Car la lumière c'est la connaissance mais aussi la chaleur, chaleur de l'amour conscient quand Dieu-le Père fait en-fin partie de la famille.

Aussi Dieu a conçu, rêvé, imaginé cette fin que l'homme espère tant, et cette fin, c'est Eve, c'est-à-dire l'âme-sour. Or qui dit sour, ou frère, dit aussi fraternité et relation avec des parents divins. C'est pourquoi Dieu a mis cet idéal de bonheur en l'homme, mais caché au plus profond de son cœur , afin qu'il le réalise, le fasse ressurgir par sa propre énergie.

Car l'idéal en l'homme, c'est la vertu Eve-angélique d'EVE, LA VIE (traduction du mot "EVE") que l'on désire le plus au monde : idéal d'un ALTER-EGO à l'image de ses r'EVEs, ré-union de tous les êtres connus et aimés, qui puisse nous DES ALTERER de la COUPE qui est la nôtre ici-bas. Bien sûr, ceci est valable aussi bien pour la femme que pour l'homme, assimilés ici conjointement à l'Adam glébeux-lord Ewald. Cet idéal, c'est l'EVE FUTURE.

Lord Ewald, qui doute que cet idéal soit dans la créature d'Edison, déclare ceci :

"- A vous entendre, mon cher Edison, on devrait croire que cette Andréïde à la notion de l'infini, Murmura Lord Ewald en souriant.

– Elle n'a guère que celle-là, répondit l'ingénieur."

Nous sommes donc l'Adam endormi, r'EVANT, coupé de notre côté, c'est-à-dire de notre âme-sour et cherchant à combler ce manque plus ou moins conscient. Ceci durera jusqu'à notre réveil : la réintégration en un être à nouveau fusionné en DIEU HOMME/FEMME, c'est-à-dire jusqu'à ce que nous fassions le deux en un (ordre explicitement donné par Jésus), et le un (I) en deux : le "dIeux". Jésus dit : "vous êtes des dieux" (Jean, X, 34). en devenir donc, de cheminement vers cet infini et cette éternité à développer en nous.

"Il faut que toute notre attention soit portée uniquement sur notre merveilleux idéal", et "Devenu UN seul Corps, une seule chair divine, les deux MOI de cet Etre double sont fondus en un JE, ils sont devenus l'Idéal : Alter-EGO-I-SME, un JE-MOI = 52 qui PARLE = 52 le même VERBE = 52 de lumière. JE = 10+5 soit 15 ou AE, l'Adam Eve en Androgyne relié au Tout, 15 = O, la lettre O est initiale de l'Osouéma représentant l'Androgyne X par la croix de St André, les "Croisés". J est la 7ème consonne de l'alphabet, E la 2ème voyelle, soit le nombre formé 72 = COUPLE, le véritable JE ne pouvant être que marié, couplé, en UNion, de "photo-Synthèse"… Leur fusion 1+5=6 qui exprime la lumière en mouvement et qui recoupe le 52 = SIX. Renversez ce SIX, vous avez IXS, c'est bien la phonétique de l'IKS = 39 = Dieu, l'inconnu algébrique X est devenu une entité de Lumière." Couple et Alchimie

Ainsi, "L'EVE FUTURE" = 135 = C'EST LE CORPS céleste à réaliser sur Terre, le corps terrestre n'en étant que la représentation matérielle, imagée, devant susciter le désir de DONNER VIE à ce double idéalisé chez les poètes et autres alchimistes du verbe, de le concrétiser, de le bâtir pour le retrouver. Dans le chapitre du roman "l'Éden et Alchimie", on lit : "Edison et Lord Ewald descendirent ainsi durant quelques moments sous terre ; la lueur d'en haut se rétrécissait. L'excavation était, en effet, profonde. "Surprenante façon d'aller chercher l'idéal !" Pensait Lord Ewald."

Où serait notre mérite si tout nous était en effet donné d'emblée, sans recherche ou effort personnels de bâ-tissage ?…

 

Un peu de psychologie

Car ne sommes-nous pas nous-mêmes à l'image de cet Idéal (Hadaly), au départ vierges de véritables efforts pour notre REALISATION, vivotant dans nos pulsions, nos instincts, nos faciles pensées ? Ne sommes-nous pas parfois des mécaniques, aux gestes et aux pensées répétitifs, imposés par "notre" nature et devant, pour se tirer de cet enfer de répétition sans fin, nous diviniser royalement par les lois messianiques de la Vie, qui apportent autonomie et liberté consciente lucide ? Cette CONCEPTION du bonheur devrait être celle de tout couple, de toute personne, même célibataire (CELI = ciel, BAS : TERRE) qui veut se rEVEiller de son assoupissement, et construire son âme-sœur au moins avec son prochain.

Or ce n'est pas un hasard non plus si Eve fut de tout temps considérée comme le prototype de la femme, car tout cela concerne au premier chef une psycho-logie vivante du couple. En effet, la femme est souvent plus subtile que l'homme, parce que plus intuitive, mieux branchée et plus sensible à ce qui est élevé, que son compagnon masculin. Elle pressent mieux que nous : L'IDEAL, c'est pourquoi elle y est identifiée, car percevant certaines valeurs de façon immédiate, tandis que l'homme, souvent plus "rustre", a besoin de la médiation de sa raison pour aboutir à certaines compréhensions, qu'un cœur plus ouvert pourrait lui donner. C'est un fait, la femme est plus SENTIE et intuitive, alors que l'homme est plus intellectuel, plus MENTAL.

A eux deux, ils doivent former le SENTI-MENTAL, clé de compréhension de TOUTE la Création, dont ils sont également l'image. C'est pourquoi la femme doit inséminer cet aspect d'elle même en son compagnon, qui lui, aime différemment. Et ceci doit être alter-natif, l'homme pouvant aider sa compagne à développer son côté intellectuel, sa capacité à comprendre et redonner un enseignement basé sur le bon sens et une foi raisonnable – ce que l'Eglise n'a hélas, jamais envisagé .

"MAIRE + MAIRESSE = 46 + 89 = 135, voilà la Signature de leur "Unité régnante" = 69 + 84 = 153. Vous constatez que si vous mettez la lettre T où il faut dans Mairesse, vous avez "Maîtresse". Idéalement la Femme est habilitée à "Edifier l'homme" = 122 (= La Maîtresse) à partir de l'enfance et toute sa vie. "Déifier l'Homme" = 122 est son rôle puisqu'elle le féconde pour qu'il soit créateur." Id.

Voilà un aspect de l'androgénéisation à accomplir. Jésus dit : "Lorsque vous ferez du masculin et du féminin un unique, afin que le masculin ne soit pas mâle et que le féminin ne soi pas une femelle, alors vous entrerez dans le Royaume". Logion 22, Ev. De Thomas. Mais le royaume, il s'édifie ici maintenant – ce que les " francs maçons " ont compris.

Se sauver c'est construire l'autre pour l'aider à construire son prochain et ainsi de suite en une réaction en chaîne. Ainsi, tout couple doit s'entr'aider à s'améliorer pour ce projet : donner des Fils au Père-Mère suprême. Et pour se faire "Il n'est pas bon pour l'homme d'être seul", car le couple en évolution harmonieuse pour aider son prochain, est forcément la clé d'un développement spirituel équilibré puisque que tendu vers.. un aboutissement, un idéal de croisement en lumière (X) pour s'enfanter continuellement, et savoir ainsi mieux enfanter les autres.

 

"La fin est dans le commencement"

Notre livre raconte donc la Genèse de tout individu, seul et factice au départ de sa vie, en qui Dieu suscite la volonté de s'émanciper des apparences, de changer de niveau de conscience et de vibration de cœur, pour bâtir une relation fraternelle à deux. C'est cette pré-paration seule qui fera sa mort pour une résurrection en DiEUX, car c'est pour créer le ciel ici-bas qu'il fut fait de Terre. Adamah, l'homme que les kabbalistes disent avoir été créé au ciel, signifiant littéralement : Terre.

La fin du livre raconte d'ailleurs la mort de notre couple. Or traditionnellement, la mort est synonyme de résurrection, de re-naissance. Ainsi, lors d'un voyage en bateau, on enferme "l'IDEAL" dans un coffre, mais le bateau sombre dans les eaux et l'Andréïde disparaît avec lui. Le héros finit par la rejoindre. Ceci est l'aveu clair de Lord Ewald : il a été conquis par cet être au point de vouloir la rejoindre dans la mort, et la retrouver dans une nouvelle vie. C'est l'image du couple qui naît à une autre vie, et là on retrouve toute l'imagerie allégorique de l'homme / femme baignant dans le creuset des alchimistes pour se purifier de ses métaux lourds et renaître après un long cheminement en or philosophique, c'est-à-dire spirituel, vivant et librement évolutif : une âme. Il y aurait beaucoup à dire sur l'élaboration de ce que nous appelons cette âme.

Entre autre, dans l'Ancien testament, Dieu insuffle une haleine de vie à Adam, qui devient une âme vivante, c'est-à-dire que cette âme est à FAIRE = 39 = DIEU, à DEUX = 54 = HOMME.

"Lord Ewald regarda fixement Edison [-Dieu] :

– "Vous m'avez dit : "Les difficultés que représente la création d'un être électro-magnétique sont faciles à résoudre : le résultat seul est mystérieux". – En vérité, vous avez tenu parole ; car, déjà, ce résultat me parait presque totalement étranger aux moyens employés pour l'obtenir."

En attendant, EVE, c'est aussi le R'EVE de DIEU, l'architecte de ce laboratoire cosmique qui a conçu et dé-fini tout cela dès le commencement, pour susciter et re-susciter l'énergie de ses enfants à revenir vers lui. Cependant Il dort toujours dans leur cœur , lorsqu'il n'est pas mort, crucifié.

Car – et là le commencement est dans la fin – du livre, Edison-Dieu reste seul dans la nuit et le silence, attendant dans son rêve d'amour, qu'on le rÉVEille par une re-connaissance et un dia-logue avec ces enfants de-venus de véritables Fils comme-uniquant et comme uniant librement avec Lui, éternellement.

 

Xeon – 2000