La Belle au bois dormant

La Belle au bois dormant

 

L'histoire de l'histoire

C'est un fait, nous vivons dans le temps terrestre, limité par notre biologie et la mémoire voilée de notre passé mystérieux. D'ailleurs ne nous reste-t-il pas encore aujourd'hui dans un creux de souvenirs obscurs – si lointain que l'on ne saurait séparer la part de rêve – la sensation d'avoir vécu un conte de fée ? Si bien que la magie, les pouvoirs lumineux, la créativité fantastique d'êtres irréels dans un pays imaginaire sont à la porte de nos rêves. Un royaume dont le centre est un luxueux château, abrite un roi et une reine régissant leurs sujets. Ce monde idyllique à la saveur d'un bonheur tranquille berce notre enfance en d'insouciantes images et frappe notre imaginaire, dessinant un sourire de joie sur la bouille réjouie des bambins attentifs. Une intrigue où le mal s'exerce, noue une histoire qui verra le triomphe du bien après d'époustouflantes aventures. Une morale en éclot, belle et parfumée comme une fleur, née de l'alchimie des héros se mesurant aux racines du mal.

Nous enfants qui avons grandi, souvenons-nous du frisson qui résonnait en notre âme lorsque les "grands" nous contaient ces histoires. Souvenons-nous de cette délicieuse sensation de bien-être qui réchauffait notre cœur quand le bien l'emportait. Rappellons-nous ! C'était bien avant notre naissance ici, dans un passé né, il est vrai et cela nous paraîtra étrange, dans notre futur. Il est vrai que les temps se croisent dans une autre réalité. Comprenons-nous que derrière la légende et les sentiments ressentis résonne un écho dont il est bon de connaître la source ? Ecoutons à présent l'histoire de l'histoire de "La belle au bois dormant", un conte qui révèle à travers un léger voile notre passé mystérieux, celui qui nous chuchutera le secret de notre naissance.

 

Qui l'a écrit ?

A l'origine, ce conte est né en 1697 sous la plume de l'écrivain français : Charles Perrault. A bien y regarder, on distingue dans la version originale deux histoires qui se juxtaposent. Et curieusement, le style de la seconde diffère particulièrement de la première. Le récit devient cruel, sanguinaire, presque effrayant. Je n'ai pas l'impression que ces deux histoires proviennent de la même source. C'est pourquoi je ne m'attarderais simplement sur la première partie, beaucoup plus initiatique dans son contenu. Peut-être notre ami Charles a-t-il simplement mis en page une histoire transmise oralement ? Peu importe le canal transmetteur, c'est le message qui est important. Essayons de traduire ce que les muses ont caché dans l'histoire de notre belle princesse.

 

Sa naissance

Il était une fois. un Roi et une Reine qui voulurent avoir un enfant sans pour autant y parvenir. Après avoir tout essayé, dont voux et pèlerinages, la Reine donna enfin naissance à une fille. Ils la nommèrent. comment est-ce déjà ? Etrange. Elle n'a pas de nom. Pour un écrivain, le cas est particulier, oublier de nommer ses personnages ? Pourquoi ? Peut-être simplement ne le sait-il pas. Il l'appelle "la Princesse" durant tout le récit. Un personnage central anonyme ne peut que susciter la curiosité des lecteurs attentifs. Il semble que cette princesse soit le masque d'une catégorie d'êtres à qui on ne peut donner de nom par la multiplicité des individualités. Elle est une "PERSONNE", c'est à dire à la fois "QUELQU'UN" et "PERSONNE" en particulier. Son ascendance royal, de par sa naissance, lui donne le titre de Princesse, de "Princepia", la première, le principe initial. Le Roi et la Reine sont la partie masculine et féminine de Dieu, les régents, régisseurs du "royaume". (Racine étymologique Reg). Leurs enfants sont la descendance divine, les "premiers", qui n'ont de ce titre qu'une possibilité à atteindre, un potentiel d'accomplissement. Nous assistons donc à la création d'êtres, au pluriel, que nous nommerons pour une meilleure compréhension "anges". Leur parcours avant leur chute reste obscur, mais avançons dans le conte…

 

7 fées… qui sont elles ?

Après la naissance tant attendue de notre Ange-Princesse, il fut décidé de faire un beau baptême. anonyme. Pour cela, comme il était de coutume, "on donna pour marraine à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le pays, (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don [.], la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables.
" La fée qui se penche sur le berceau est un mythe assez répandu pour expliquer les dons inexplicables des jeunes enfants sur des qualités extraordinaires telles que la virtuosité musicale ou picturale. Dans notre cas d'anges créés, il s'avère effectivement vrai que leur fut donné des talents, des capacités, sortes de dons qui faisaient d'eux l'égal de petits dieux, mais sans mérite d'acquisition. Le chiffre sept du nombre des fées est le chiffre symbolique bien connu de l'étape cyclique de transformation. On peut simplement garder en mémoire parmi tous les exemples la transformation de 7 péchés capitaux en 7 vertus capitales. Le chiffre 7 annonce déjà une nécessaire transformation dans les dons octroyés, ce que va provoquer notre 8ème fée.

Qui sont ces fées ? Leur mythe de petits être ailés provient d'une réalité qui n'est pas de ce monde. Par contre, leur "baptême", c'est à dire l'immersion pour acquérir une nouvelle nature est effectif dans le sens où les anges ont reçu leur nom, leur responsabilité d'oeuvriers de Dieu en tant que possesseur du Verbe. (BA-THEME en cabale, c'est à dire le don du verbe). Ces 7 fées sont donc l'esprit de Dieu, reçu en diffraction, comme un prisme, de la lumière blanche en 7 ondes individuelles colorées de caractères.

Dans notre conte, les fées donnent les capacités de beauté, de (je cite en souriant) "l'esprit comme un ange", c'est à dire l'intelligence créatrice, puis la grâce, la danse, le chant, et la musique. Ce qui nous fait en tout 6 qualités. Je vous parlais de lumière tout à l'heure, voyez donc le symbolisme du chiffre 6 dans sa spirale d'évolution. Et la septième qualité ? Voyez en cabale la différence entre la position alphanumérée du 6 et du 7, c'est à dire entre le F et le G dans leur première signification. Dans la série E, F et G, regardez cette barre transversale du E qui disparaît dans le F, c'est à dire le retrait d'un élément déjà donné pour provoquer une altérité déclencheur d'énergies. Rien n'est fait au hasard. depuis le temps qu'on le dit dans ce site !

Pour ceux qui sont nostalgiques des fées à ailettes – dont je fais parti – lutinant joyeusement aux cotés des humains, sachez que cette légende sera un jour réalité, sous l'impulsion de votre créativité, lorsque vous aurez à nouveau conquis les dons créateurs de votre Fée-Dieu. Il vous sera simple de leur donner vie pour agrémenter les jeux des enfants sur des planètes préparées. Sur certains mondes, logiquement inatteignables, leur présence a suscité par des voyants la formalisation des fées que l'on se représente actuellement. Pour ceux qui me crient "au fou" du haut de leur lecture, voyez déjà sur cette terre les progrès de la génétique, où il sera un jour possible de créer des races nouvelles d'animaux, d'êtres à qui l'on pourra donner un début d'intelligence. Des expériences de croisements génétiques sont faites tous les jours, renseignez-vous !

 

Un détail…

Voici : "Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis". On sait recevoir chez les rois ! Qu'en pensez-vous ? Je comprends que l'on veuille remercier les fées de leurs dons, mais pourquoi les remercier dans l'offrande de vaisselles ? Comme si elles avaient une passion pour la nourriture et l'art culinaire. Et puis, une fée n'a pas besoin de biens matériels, elle peut les créer ! Et le luxe n'est pas leur soucis primordial dit-on, mais plutôt une coquetterie.

Ce détail du conte devrait vous interpeller dans le sens où la nourriture, ici, est identique à l'appétit de notre Pantagruel, c'est à dire une soif de savoir, une faim de connaissances, un appétit de sciences. Les cadeaux sont donc d'ordre spirituel, comme le partage du pain et du vin christique, qui est tout autre chose qu'une manducation salivaire digestive !

Les couverts en pierres précieuses signalent des moyens d'assimilations d'un autre ordre, d'une autre valeur. Un don, des capacités, s'ils ne sont utilisés d'une façon précieuse dans le sens de royauté divine, ne servent pas celui qui les reçoit. Un talent d'intelligence par exemple, s'il n'est orienté vers le bien, et non en un égoïsme de suprématie comme c'est souvent le cas, ne servira pas son possesseur. Manger avec une belle vaisselle pourrait se traduire par assimiler un savoir (savoir faire ou savoir être) avec la qualité et la valeur des moyens divin, pré-"CIEUX". L'esprit de Dieu, multiplié en sept, a donc capacité de valeur pour octroyer vertus aux anges.

 

Et la mauvaise fée ?

Donc voici le fameux grain de sable déclencheur. Retournons au conte : "On vit entrer une vieille Fée qu'on n'avait point priée parce qu'il y avait plus de cinquante ans qu'elle n'était sortie d'une Tour et qu'on la croyait morte, ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n'y eut pas moyen de lui donner un étui d'or massif, comme aux autres, parce que l'on n'en avait fait faire que sept pour les sept Fées. Le vieille crut qu'on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents." Dire que tout est arrivé par manque de couverts ! Ironique non ? Voyez-vous ce détail qui ne l'est finalement pas. Le Roi n'a pas prévu, en traduction du conte, les moyens à cette fée de faire les choses avec valeurs. Isolé, veille, et mal servie, cette fée n'a guère de chance. Vous avez peut-être deviné qui se joue d'elle, et qui est son personnage. Lucifer bien sûr ! Notre méchant de service qui se révolta en premier contre son Roi, jugeant qu'il avait été mal servi et qu'on le méprisait.

Pour la petite histoire, notre Lucifer, le "vieux" serviteur, reçu la révélation de n'avoir été qu'un pantin manouvré et déclencha à sa suite la révolte des anges. Il s'est aperçu que son roi ne lui avait pas donné "des couverts en diamants" et qu'il le méritait pourtant. Tout ce qu'il savait faire ne provenait pas de lui, et il se senti berné et instrumentisé. Sa réaction fut de répandre le mal, de médire, la fameuse "MALE-DICTION" que l'on retrouve dans le conte.

Donc cette Fée dont on ignore le nom fit ce don funeste à la Princesse : "La Princesse se percerait la main d'un fuseau et qu'elle en mourrait". Et là je dois dire, à mon grand regret d'ailleurs, que mes amis les psychiatres ont cette fois en partie raison dans la traduction de ce passage. Le mot fuseau n'est que l'abstraction joliment imagée du sexe. Loin de moi l'idée d'abreuver les thèses Freudiennes de l'être humain éternellement soumis aux humeurs refoulées de ses attributs reproducteurs, mais plutôt l'idée de remettre à sa juste place ce fameux problème de la pomme qu'il ne fallait pas croquer.

 

Une pomme d'amour…

La séditieuse pomme biblique représente, suite à la révélation faite aux anges de n'avoir pas de corps sexué, la tentation de croquer, de mordre dans ce fruit délicieux qu'est l'envie sexuelle. La pomme est le fruit charnel qui cache le pentagramme de graines selon le symbole humain, dissimulant à son tour une graine animique immatérielle. Le mot pomme vient du latin "pomum" qui veut dire fruit et le hasard nous conduit tout naturellement vers la signification de fruit dans la racine "fructus" : "avoir la jouissance de". La tentation fut provoquée afin de conduire nos anges vers les mauvais choix en vue d'un retour éprouvant. Aujourd'hui encore l'appât du sexe est puissant et même les grands de ce monde cèdent devant les tentations de la chair, à l'image de notre Bill Clinton (Bill-clean-tone en cabale anglaise : "qui doit s'harmoniser en propreté avec le projet de loi" ou bien "la facture !"). Ne croyez pas que cet attrait là soit uniquement en nos gènes pour nous forcer à nous reproduire selon un plan "naturel". C'est une jouissance voulue par le créateur mais dans le cadre de ses lois, c'est à dire au sein d'un couple construit selon des valeurs et vertus humaines. L'appât du sexe dans son excès est non seulement une réminiscence de notre passé angélique mais aussi un de nos démons à combattre afin de se former à la véritable intelligence. Le mot pomme a d'ailleurs pris le sens "d'idiotie" ou "d'inconscience" dans des locutions telles que par exemple "le roi des pommes" ou "tomber dans les pommes".

 

Quel sexe… les anges déjà ?

Pour en revenir aux anges, de nature androgyne, ils étaient polarisés en une sorte de sexualité intériorisée, certes, mais étaient dépourvus d'appareils reproducteurs à l'inverse des animaux qu'ils mettaient en place à travers la création. Quelle surprise de voir à travers ces êtres primaires des prérogatives de jouissance, de reproduction, de famille, de tendresse filiale alors qu'eux, leur soi-disant créateurs, en étaient incapables. Ils comprirent qu'ils ne furent que des jouets, des marionnettes bluffées, bernées et utilisées. Ils étaient effectivement des créateurs, mais sûrement pas les concepteurs, et la différence est grande. Créer est la mise en ouvre de ce que l'on a inventé, c'est à dire "pris dans le vent", par inspiration.

La rancœur que cela naturellement engendra leur permis de s'exercer à cet appétit sexuel pour combler leur "vide" d'amour. Les essais génétiques infructueux qu'ils pratiquèrent sur leur corps pour avoir une descendance conduisirent à la création de véritables démons, sortes de monstres angéliques dont on retrouve les traces dans la mythologie grecque. La pomme croquée, identiquement au fuseau sur lequel la princesse se blesse, est le franchissement des interdits sexuels. Le symbolisme du fuseau est lié selon certains à la notion de nécessité, de destin irréductible, tel que la naissance et la mort. Et c'est bien cela que va vivre notre princesse, "tuée" par cette faute, où du moins en apparence, identiquement à Blanche neige qui croqua la pomme ! La notion de destin est compréhensible dans le sens où la faute avait été provoquée par le malin en personne : Dieu ! Il est le véritable tentateur derrière sa marionnette luciférienne. N'oublions pas qu'il est omnipotent, détenteur de tous les pouvoirs ! Son stratagème est machiavélique pour donner à ces enfants l'énergie d'être des fils. prodigues.

 

Et tous au dodo !

"Le Roi fit mettre la Princesse dans le plus bel appartement du Palais, sur un lit en broderie d'or et d'argent". Voici donc notre Roi-Dieu qui met en lieu sûr le corps de ses anges. La catalepsie qui les caractérise est actuellement la réalité de leur condition, pendant que leur mémoire font leur périple sous forme humaine. Ils sont en léthargie, c'est à dire à l'apparence de la mort et sans mémoire consciente. ("léthargie" Let : mort, et lêthê oubli, argos : oisif) Je ne résiste pas à vous donner le clin d'oil de l'Esprit évoqué innocemment par notre ami Charles Perrault : " On eût dit d'un Ange, tant elle était belle". Leur beauté n'est pas une image sans fondement. Ces corps angéliques sont fantastiques de beauté, de rayonnement, de lumière. Ce sont des prototypes divins "à son image", des dieux doués de pouvoirs incroyables de création. La bible répète dans Jean 10-34 "Jésus leur répondit : N'est-il pas écrit dans votre loi : J'ai dit : Vous êtes des dieux ? ". Jésus s'adressant aux hommes leur parlait de leur potentiel en devenir car il y a loin entre un bipède et un archange.

En catalepsie en attente d'un prince, c'est à dire du principe retrouvé, le corps de la belle est préservé dans le plus bel appartement du palais. J'ai ouïe dire, accrochez-vous bien, ceci est une information inédite, que dans la réalité ces corps sont gardés sur une planète spéciale, interdite aux célestes et protégés par des anges "exterminateurs", c'est à dire bien armés, dirigés par un certain "Iaac" que l'on peut traduire par Jacques. Un recoupement possible, et ils sont rares, est dans le pèlerinage de St Jacques de Compostelle, le fameux tombeau "Par delà les étoiles" en cabalant "Compo-stella". Les vagues de pèlerins qui font le voyage représentent les humains trimbalant leur coquille St Jacques, c'est à dire leur corps, leur coque qu'ils doivent remplir de qualités et vertus. Pendant le temps de la léthargie, deux particules de mémoires sont intégrées dans deux bébés, garçon et fille, que sont les humains. Chacun étant coupé de l'autre, ils passeront une bonne partie de leur temps à se demander, d'une part, ce qu'ils font sur cette planète, et d'autre part, où est donc l'autre "âme-sour". Leur mémoire est bien sûr oblitérée pour donner toute valeur à leur amélioration personnelle, librement élaborée. Pourtant le contact est toujours établi avec notre corps angélique, par ondes porteuses qui nourrissent nos esprit en "vague à l'âme" que la psychologie ne peut expliquer, un peu comme les jumeaux terrestres qui peuvent ressentir à distance ce que vit l'autre. (J'avoue que ces explications sont dignes d'un roman de science-fiction et qu'il est délicat d'y accorder toute confiance, mais le fait de l'avoir lu marquera votre subconscient le moment venu, tout n'est pas perdu ! Vous vous en souviendrez en souriant, promis).

 

Une bonne vieille… Mon œil oui !

Ah ! J'ai failli oublier l'épisode de la bonne vieille dame qui proposa à la princesse de filer sa quenouille. Humm, seule dans une haute tour du château, il est dit qu'elle n'avait pas ouïe parlé de l'arrêté royal au sujet de l'interdiction de filer au fuseau. Et dire qu'elle était dans l'enceinte même du château et il est dit qu'elle ne connaissait pas la princesse. Cela ne vous semble-t'il pas légèrement bizarre, un tantinet incompréhensible ? Pour un scénariste où le crédible de la situation doit être logique, là non.là je ne vois pas pourquoi il a raconté ça. à moins que. cette bonne vieille dame. vous avez deviné ? Elle est l'incarnation d'une fée par laquelle le destin doit s'accomplir, une fée isolée des autres. "il y avait plus de cinquante ans qu'elle n'était sortie d'une Tour". Eh oui c'est elle, ou du moins son esprit, la "méchante" qui provoqua la mort apparente de la princesse. Il ne peut y avoir d'autres explications. Quant à la fée qui avait changé le sort de mort en léthargie, elle était, dit-on, au royaume de Mataquin, littéralement, MATA-QUIN : au pays de la cinquième mort. (MAT : racine de mort dans par exemple "échec et mat", le roi est mort, et QUIN, racine latine pour cinq). Pourquoi 5 ? Je ne sais pas exactement. Le cinq est le chiffre dédié à l'humain et pourtant il n'a que trois mort, le fameux trépas, ou trois pas : la mort angélique, la mort initiatique et la mort terrestre. Si vous avez la solution. peut-être que les fées ont, elles aussi, leur mort initiatique et leur renaissance.

Et pendant que la princesse est installée dans son nouveau tombeau, à l'image, comme par hasard, de Blanche Neige dans son cercueil de verre, elle aussi en léthargie, la Fée revenue de Mataquin sur un chariot de feu tiré par des dragons arrive en catastrophe. Les chariots de feu des traditions sont l'image de vaisseaux volants à propulsion de combustion, tels qu'en a vu Ezéchiel et qu'il décrit comme des roues volantes lançant des éclairs assourdissant et s'élevant dans les airs. Quand je vous parlais de Iaac, imaginez des êtres équipés d'engins spatiaux performants, en dehors de tout infantilisme religieux décrivant des "anges" ailés virevoltant dans les airs jouant de la harpe. Imaginez un astronaute terrien débarquant sur une planète peuplée de personnes simples vivant de l'agriculture et de chasse. Il serait pris pour un Dieu sur son char de feu, et décrit comme tel dans des sérénissimes versets transmis de génération en génération, sans compter toutes les histoires dérivées qui seront racontées aux enfants. Mon Dieu, mon Dieu.

 

Tous endormis et protégés !

La fée décida d'endormir tout le château pour qu'à son réveil, tout soit en ordre pour l'accueillir. Même le feu sous les broches fut "endormi". Il faut croire que notre petite fée dispose de sorts puissants, puisqu'à l'évidence, elle peut suspendre le temps, ce qui seul peut éviter la putréfaction de nos endormis. Oui, notre Fée-Dieu, suspend le temps pour ces corps et leur "royaume". Etrangement, seuls le roi et la reine furent en dehors du sortilège. Evidemment, ils sont le couple Père-Mère divin dont les fées sont les émanations "spirituelles". Ce sont eux qui plongèrent par l'intermédiaire de la fée le royaume dans une léthargie, sinon, cruel serait le réveil de notre princesse et voir tout son château à l'identique hormis la disparition de ces parents, cent ans plus tard. Non, la fée n'est pas sans cœur à ce point, mais elle ne pouvait pas enchanter les "patrons". Vous allez me dire que cela ne change pas grand chose puisque la princesse à son réveil n'aura plus ses parents. Eh bien, elle aura d'autres parents, mais cette fois elle pourra les appeler du nom de Père et Mère au lieu de Roi et Reine, comme Jésus a voulu instituer le nom de "Père" à la place de "Dieu". J'y reviendrais plus loin dans votre lecture.

Le conte décrit que le roi et la reine promulguèrent une loi interdisant l'accès au château, mais cela fut inutile car des arbres, ronces et épines fortement entrelacées, en protégèrent l'accès. Effectivement, la planète où sont entreposés les corps de nos anges, appelés aussi "corps de gloire" dans des "tabernacles", est hautement surveillée vous disais-je, pour empêcher, comme dit le conte que les "curieux" ne vinssent déranger ce "château". Il y a effectivement des dangers dans les espaces sidéraux provenant de créatures divines en révolte contre leur créateur et d'autres en dysharmonie avec l'amour divin. Il y eut des combats entre les bons et les mauvais anges disent les traditions. Mais sur cette planète, les dangers sont écartés par loi divine !

 

Et voici enfin le Prince

Le bel hidalgo s'est fait attendre ! Il n'a pas de nom lui non plus. Il serait lui aussi un caractère "générique", désignant un ensemble de personnage. Pourtant les contes remis au goût du jour, notamment par Walt Disney, attribuent des noms au prince et à la princesse : Philippe et Aurore. Philippe est le retour du principe aimant, du grec "philein", aimer. Il correspond au principe "masculin" de combattant qui revient après son périple auprès de son corps endormi. Aurore est la naissance du jour, cette luminosité avant que le soleil ne se lève. Elle préfigure le véritable "soleil" qu'est le corps angélique quand il retrouvera ses capacités, c'est à dire une nouvelle lumière inséminant les mondes.

Quand le Prince amoureux veut partir à l'assaut de cette forêt d'épine, il fut surpris de voir que le passage s'ouvrait devant lui, comme par magie, comme s'il était attendu. Par contre, il est dit que ses suivants ne purent à sa suite y pénétrer. Lui seul a le potentiel, le titre et la fonction pour aller plus avant. En somme, il a été choisi par la magie du lieu. Pourquoi ? La réponse vient du fait que les âmes-sours sont attirées par leur identité (Id-entité, ou entité identique), selon une reconnaissance de leur biologie altérée l'une de l'autre. Ils sont les alter ego, c'est à dire l'autre moi. Quand je vous parlais de MEMOIRE, regardez ce mot en cabale selon la dichotomie ME-MOI-RE, le MOI qui se REtrouve en "ME". On pourrait prendre des exemples a n'en plus finir. Le plus parlant est dans la structure des voyelles des mots AngE et AmE. Le A d'Adam et le E d'Eve unis par le m de l'Amour ou le "ng" signalant l'engendrement (Gen) par le négatif (Neg), c'est à dire la confrontation édifiante au mal. Ce symbole de l'être choisi est aussi vrai dans la reproduction de nos cellules, ou l'élément mâle inséminateur, le spermatozoïde, est "choisi" par l'ovule avant de refermer le passage aux "suivants". Désolé de vous décevoir, mais ce n'est pas le premier sur les lieux, ou le plus "fort". Il s'en suit un réveil du potentiel chromosomique et une activation du programme génétique, identiquement en image inversée à ce qui se passe "au ciel". La devise d'Hermès étant bien sûr que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Faut-il comprendre cela comme des clés d'ouverture et de compréhension des messages des Dieux discrètement indiqués autour de nous.

Il y a cependant deux notions essence-ciel dans le conte au niveau de la rencontre du prince. Il faut comprendre ici le décalage des deux principes associés dans le conte, androgyne d'un côté, et angélique de l'autre. Du point de vue de l'androgynat, le prince et la princesse sont les deux âmes sours qui se recherchent l'un l'autre pour former leur unité. Du point de vue angélique, le prince représente les deux âmes sours en fin de périples, le retour du "PRINCIPE", après beaucoup de combats, et qui revient vainqueur chercher sa belle âme endormie. Il est à ce moment là le couple androgyne qui va réveiller le corps de gloire. Le baisé donné représente l'assimilation, le fait de "M'ANGER" l'autre. Effectivement, il y a aura fusion des corps en un seul. L'intégration des deux êtres va réveiller celle de l'ange endormi, lui donnant à nouveau la puissance d'un dieux pouvant régner sur le royaume. Le prince devint roi et la princesse reine. Ils sont devenus les nouveau gérants divins du royaume. Je vous signalais plus haut l'absence des parents de la princesse. Vous comprenez à présent cette succession légitime, les grands-parents étant cette fois à un autre niveau. Ils sont devenus pour cette enfant prodigue un Père-Mère reconnu et aimé. Il y a une grande différence entre géniteur et père, l'un n'ayant pas reçu d'amour en retour. Identiquement pour Dieu, il recherche la libre reconnaissance de ses enfants angéliques, devenus humains, pour avoir le doux titre de Père-Mère, de Papa-Maman. Jésus l'enseigna jadis, mais cette notion de Dieu paternel n'a heurtée que des cours avides de quémandes et de plaintes face aux problèmes que Dieu leur mettait dans les pattes. Encore aujourd'hui les églises sont remplies (enfin plus guère) de demandeurs de grâces, et, ô comble du paradoxe, demandent à Dieu de ne plus leur envoyer d'épreuves (Ne nous soumet pas à la tentation.). On oublie volontiers que cette terre est une planète d'élection et de sélection, dans l'oubli quasi total des règles du jeu. On maudit un Dieu qui ne fait rien pour guérir cette planète des maux terribles qu'elle subit. Et pourtant, c'est lui qui aggrave nos mauvais choix pour provoquer des prises de consciences quand les choses vont trop mal, ou qu'elles sont allée trop loin.

 

Conclusion

Le conte de la belle au bois dormant est notre destin à tous. Nous avons à trouver notre âme-sour pour compléter notre graal, notre coupe de sang que devrait être notre quête particulière. Le prince n'a pas dans le conte original d'épreuves éprouvantes à passer. Dans la reprise de Walt Disney, il doit combattre un dragon, transformation de la méchante fée. Il faut comprendre cela dans la transformation, à l'intérieur de nous, de nos émotions avec différents dragons à combattre, identiquement à Hercule qui combat ses démons intérieurs. Le combat se fait avec l'épée du Verbe et le bouclier des principes (La cuirasse du Christ), sinon les flammes du dragon brûlent en de subtiles souffrances notre "peau" qui se sent mal à l'aise dans nos mauvais choix. C'est le "connais-toi toi-même" d'Aristote, c'est à dire en cabale, "Nais de toi-même" en mourant à ton ancienne condition. Le combat est suscité divinement en nos consciences pour donner l'occasion aux humains de se forger une énergie personnelle en confrontation.

Le thème de la piqûre et du sommeil resteront le grand symbole de la séparation, la coupure de l'ange d'avec sa mémoire, et de la léthargie de son corps en attente du retour du principe initial. Le conte de Blanche Neige est identique dans ses conclusions. Un Royaume nous attend quelque part, un Père-Mère impatient regarde les progrès et les chutes de leur enfants. Il est temps de mettre en pratique les contes. car les jours sont. contés !

 

Bruno, le 1-10-2000