2001, Odyssée de l’espace

2001, Odyssé de l'espace

 

Ce message cinémato-graphique, terme qui signifie : écriture du mouvement, est aussi le message de Kubrick, ou du " cube riche " en l'occurrence, d'éléments d'inspiration abondants, d'une grande valeur et d'un grand prix, et montrant à qui veut voir le grand Voyage de l'humain dans l'Espace-Temps de sa création.

Ce film a fait couler beaucoup d'encre, de par sa réelle qualité esthétique d'une part, puis le sens, la symbolique qui y sont inclus. Une sorte de mythe s'est formé autour de lui. Or tout mythe a besoin d'être traduit, afin qu'il soit ramené à une signification objective. A notre tour, puisque nous l'avons revu à son passage en 2001 dans une salle nantaise, nous apportons notre contribution à son interprétation.

2001, d'abord, c'est l'entrée supposée dans une nouvelle Ere, prophétisée par plusieurs comme celle d'un renouveau. Comme dans notre film, un " grand " spectacle est prévu. On parle d'un Christ sur les nuées. Ce sera en fait un avènement céleste, parce qu'extra-terrestre, et sa gloire fera qu'on ne pourra la nier, tant elle s'imposera aux yeux de tous. Religions et pouvoirs seront alors confondus de tant de " splendeur ". Mais il est possible que le spectacle, ne soit dans un premier temps visible que par quelques uns, afin de susciter un acte libre de foi en une existence cosmique possible, probable, voire certaine … Comme c'est le cas dans le film. Mais il y a aussi ce Christ annoncé dans Isaïe, décrit comme étant au contraire discret. Jamais les théologiens n'ont pu répondre à cette contradiction énorme. C'est pourquoi aussi de nombreuses voix se font entendre, convergeant vers cette information que le Fils de l'homme est venu et a laissé son œuvre, quelque part, prête à être propagée en temps voulu, mais en tout cas, à l'heure de l'entrée dans le Verseau.

2001, cabalé phonétiquement, c'est " Dieu mis l'un ", sur Terre et dans l'Univers, par un grand dévoilement unifiant toutes choses, par l'instigation de cet élément étrange, le monolithe de notre film qui vient s'insérer dès le commencement dans le monde des humains et plus tard dans des espaces de perception différents parce que ce monolithe est un symbole vivant qui va subir des métamorphoses de sens en fonction de l'évolution de notre étude. Il va donc représenter différentes choses, et telle une pierre philosophale, va être le point de départ d'une découverte essentielle dans notre quête à multiples dimensions. Et dans le film, DEUX MILLE UN = 140 = c'est LE COMMENCEMENT = 140 = d'UNE CONQUETE = 140 de la dimension de l'Espace de l'Esprit en évolution.

Conquête de l'Espace, oui, et curieusement, le mot espace signifie à la fois : lieu déterminé, et milieu idéal, infini. C'est pourquoi il sera la fin ET la condition de possibilité de cette conquête, au sein de cette dualité paradoxale, d'un infini par dé-finition : indéfini !! " L'odyssée de l'espace ", est une quête éternelle de l'espace Infini, des di-mensions de l'Esprit en CROISSANCE dans les multiples di-mensions divines, mesurées (mens) par son esprit (mens en latin, ayant donné les mots " esprit, pensée "), par étapes successives.

Car Dieu est OMNIPRESENT, c'est bien connu, et pour cela il est l'Espace même, c'est évident ! et même l'Espace Infini, que l'homme doit conquérir, tel un chevalier du Graal, dans le temps. A l'origine, le terme même d'espace était utilisé pour désigner… un moment, un espace temporel. C'est dire leur complémentarité indissociable pour la bonne intelligence psychologique des hommes. Et Platon nous dit par exemple dans le Timée, écrit 500 ans avant Jésus Christ : : " En l'état actuel des choses, c'est la vision du jour, de la nuit, des mois et du retour régulier des années, c'est le spectacle des équinoxes et des solstices, qui a amené l'invention du nombre, qui a fourni la connaissance du temps et qui a permis d'entreprendre des recherches sur la nature de l'Univers. " Les phénomènes spatiaux donnent donc à l'homme la conscience d'être inclus dans des cycles et des rythmes évolutifs, à l'image de sa propre existence. Et CELA le suscite à admirer cette harmonie et à en chercher le sens.

Donc : point d'évolution ni de révélation divine cosmique et universelle sans un corollaire temporel de développement social, psychologique, religieux, scientifique, etc., de l'humanité et des sociétés qui se dirigent vers ce Dieu… qui vient par découvertes et révélations successives.

 

Or nous arrivons à notre film, car ce développement vers le cosmos y commence par le phénomène que l'on pourrait appeler l'" odyssée de l'espèce ", du fait de cette mise en scène de l'hypothèse qui veut faire de l'homme un singe amélioré, selon les croyances de notre science en mal d'une origine essentielle de l'homme.

Cependant, cela a un sens dans la signification de notre étude, car alors, le singe/homme, représente le bipède humain qui vit primitivement dans un espace à deux dimensions. Il ne voit pas beaucoup plus loin que le bout de son nez, faute d'une intelligence prédictive, conceptrice. Celui-ci permettrait de se visualiser dans le temps, et dès lors réfléchir et voir les conséquences de ses actes, fussent-ils les plus primaires, comme celui d'exercer une force sur un objet afin de conquérir et maîtriser son espace vital. A noter que le bipède humain du vingtième siècle n'y est toujours pas parvenu, puisqu'il ne sait que le détruire.

Le monolithe noir, cubique, brut, et en même temps parfait, sera la pierre angulaire du film, à l'image d'un Christ venant du ciel, pourrions-nous dire, puisque chacune de ses interventions, va permettre un VIR-Age fondamental des perspectives de l'humanité en place, à chaque fois rendues un peu plus large, haute et profonde, donc un peu plus " spatiale ", de par sa présence instigatrice même.

Or ce genre d'intervention " divine ", est relatée identiquement dans de nombreuses traditions, contant les rencontres des civilisations avec leurs " dieux ", dont la fonction est principalement de stimuler un éveil à une conscience différente. Ainsi, ces voyageurs célestes, mais " venant d'une Terre lointaine " (sic), comme le dit Isaïe, vont donner à l'homme la possibilité d'évoluer.

Le fameux cube providentiel, de pierre noire, symbolisant un potentiel, va donc stimuler l'intelligence primitivement frustre de " l'homme/singe " et lui " suggérer " la " trouvaille " de l'arme, préfigurant l'outil (par l'arme, on en est encore tout de même à la base…). Dès lors, par cette aspiration et inspiration télépathique, il peut avec sa tribu défendre son territoire et se sédentariser, faire de la culture et de l'élevage.
La " culture ", l'" élevage " sont aussi à prendre au sens figuré de culture et d'élévation " de l'esprit ". La sédentarisation, elle, exprime la maîtrise du fond, d'un fondement qui apaise, et sur lequel va se développer une vie en commun dans un rassemblement. Ce mot en grec se disait : ekklésia. Mais nous ne parlons pas de celle qui pétrifia les paroles du Christ, dans des Temples noirs et froids !

Cette télépathie avec des êtres célestes, est un phénomène continu. L'homme est en effet un inspiré à son insu, en bien ou en mal. Mais ceci ouvre à d'autres considérations .

 

On peut en tout cas constater que grâce à cette " intrusion ", l'homme est passé du stade de l'attention à son espace vital, à une attention pour une nouvelle di-mension de son univers.

Dès lors, nous changeons de dimension spatio-temporelle, pour être transportés, et ce par la seule volonté de l'auteur, des milliers d'années plus tard. Comme si le seul fait pour l'homme-singe, d'avoir eu un regard différent, un éclair d'intelligence, avait été la condition d'une évolution immédiate et inéluctable à la fois de son être et de son milieu ambiant. Il y a ici comme une trans-mutation, et une bilocation de la scène, à la fois temporellement et spatialement, puisqu'en un instant, nous sommes passés de la Terre au temps préhistorique, à l'espace interstellaire, en l'année 2001.

Qu'est-ce à dire, sinon que Dieu (l'Auteur), maîtrise tout de l'Espace et du Temps, et respecte nos choix humains pour nous y inclure selon nos possibilités et évolutions. Le temps et l'espace ne sont pas limités pour Lui, et notre milieu ambiant est en même temps le symétrique de notre capacité à le réaliser, à en concevoir intelligemment l'harmonie, la beauté, ou à l'inverse, à en faire un Enfer, mais dès qu'on y fait un choix, ses conséquences sont nécessaires.

 

On apprend ainsi à ce moment du film, que le monolithe a été retrouvé, cette fois sur la Lune, et qu'une expédition est engagée pour l'étudier. Nous nous dirigeons donc pour cela vers le satellite.

 

Jean Sendy a analysé dans ses ouvrages, ce phénomène des civilisations qui, ayant reçu en un temps cosmique donné un message " divin ", finissent par se comporter " à l'image " des dieux qui les ont enseigné. Comme en allant au ciel, en civilisant des planètes, en faisant de la génétique, etc.
Comme par hasard, selon cet auteur encore, il y a de fortes présomptions pour que la Lune aie reçue ou reçoive encore sur son sol, des colons venus d'autres mondes que notre Terre, ceci étant appuyé par les études de nombreux intellectuels et des enquêtes établies à partir de photos et d'enregistrements pris lors des voyages Apollo de la NASA. Curieuse coïncidence. Peut-être Stanley Kubrick était-il lui aussi en télépathie avec cette idée.

 

Donc, le monolithe, retrouvé sur la Lune, y a été déterré (ou plutôt dé-luné) depuis un moment, mais il attendait que quelqu'un de " particulier " l'observe, le touche, l'étudie " sensiblement ", qu'il se le représente " matériellement ", comme ça avait été le cas pour l'homme/singe des siècles auparavant, lequel avait été le seul à ne pas avoir peur, et dès lors le cube avait pu " répondre ". C'est comme Dieu, qui peut rester une abstraction vide et creuse aux yeux des hommes, malgré qu'Il veuille être connu TANGIBLEMENT. Dieu, ce n'est pas seulement un espace abstrait ou une illusion de ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités, c'est tout ce qui est inclus en l'Espace Temps, c'est-à-dire : toutes choses, c'est la Nature, ce sont les étoiles, les papillons, les atomes, les fleurs, et aussi sa voix en toutes inspirations valables qui relatent ou éclaircissent ses mystères. St Paul le dit en introduction de son épître aux romains. Dieu désire être connu et reconnu après avoir été recherché à travers sa Création. Le Verbe ne s'est-il pas Incarné ?

Ainsi, le chercheur-découvreur, se trouve sur la Lune, face à notre monolithe, il tourne autour, inspecte, observe, et finalement le touche. Et CECI va provoquer une réaction de la part du cube, qui envoie alors un message vers… Jupiter.

Une expédition s'envole dans la direction de la planète géante qui ne porte rien de moins que le nom de Dieu. Car Jupiter, chez les romains, c'était Dieu, un Dieu jovial, jovis pater, un Dieu qui communique avec ses enfants, les guide, selon leurs capacités à Le comprendre, selon les époques, mais aussi avec chaque homme pris individuellement, en mesure de vivre cette aventure " spatiale ". Pour l'aider, un trait d'union faisant une liaison entre la Terre et le Ciel, lui est donné. Toujours : " Odyssée de l'Espace ".

Ce trait d'union c'est le Verbe, et le cube va dans le film réaliser ce trait d'union, destiné à remplir un " espace " vide.

Le Verbe est aussi écrit en cryptogramme DANS la nature, qui a elle aussi horreur du vide. Elle crée spontanément des énergies, des vibrations et des ondes au sein d'un espace artificiellement privé de toute matière, comme la parole qui est toujours une onde émanée d'un corps opaque. C'est encore " La lumière qui brille dans les ténèbres ".

Car le Verbe c'est aussi le Christ, ou l'inspiration divine, qui se révèle à différentes époques en fonction de l'avancement des sciences, des religions, des philosophies, des sociétés, des esprits enfin. Et comme par hasard, nous sommes aujourd'hui à une ère où tout peut être su et connu de ce qui en existe ou en a existé sur la surface de la Planète (depuis Mu et l'Atlantide) et finalement tout cela est traduit et diffusé par des ondes, des énergies, en lesquelles l'Univers entier se " révèle ", se montre être une vibration éternelle, immensément complexe, magique et alchimique.

Tout cela est donc le Verbe de Dieu Omni-présent dans l'Univers, qui re-présente par symétrie notre potentiel de créateur grâce à Lui, en nous. L'homme est en effet en partie à l'image de la Matière : Du cerveau, parfois appelé " caillou ", lui sortent toutes sortes d'idées, de sentiments, de pensées. C'est bien du langage, mais ce n'est pas encore du Verbe divin, parce qu'il ne relie pas, ne co-ordonne pas tout cela selon la trame d'harmonie de la Création. Sa vie intérieure est bien plutôt un chaos, une sorte de " vide " à remplir de l'Esprit du Verbe Créateur, c'est pourquoi sa pensée comme celle de Dieu, transcende l'espace et le temps afin qu'il en ordonne le contenu grâce à son langage, et retrouve ainsi ce Royaume perdu de l'Esprit. C'est donc en nommant puis en ordonnant les choses qu'il se fait dieu, " comme l'un d'entre nous ", dit Elohim dans la Genèse.

Bien sur l'humain terrien est libre, il a le choix et n'a lui pas horreur du vide. Au contraire, il peut parfois s'en délecter. Pourtant l'envers de VIDE, c'est DIEV, DIEU que nous reconstituerons par ce lien que nous ferons entre les choses et les êtres. Ce sera alors la création de l'EMMAnuel : Dieu avec nous, et une EMMAnation créatrice de Vie en TOUTES CHOSES. A ce moment, il n'y aura plus de cœurs ni d'esprits vides, car tout " parlera " de Dieu, ici, maintenant, toujours.

Pour ce faire, le voyage vers Jupiter comprendra une épreuve de taille : le meurtre de la machine à comportement humain nommée HAL. Ce combat symbolique entre l'homme/esprit et l'homme/machine, parce qu'en réalité elle ne donne que l'illusion d'être humaine, fera de nombreuses victimes, car elle dépossède l'homme de ses pouvoirs de décision, et elle le rend " esclave " de ses choix mortifères.
Il se trouve qu'en ajoutant aux lettres du mot " HAL " la lettre qui dans l'alphabet suit chacune des siennes, HAL donc, devient IBM. On trouve là l'image concrète de la mécanisation et de la virtualisation à outrance de nos vies, que l'on veut rendre cette fois non plus à l'image de celles du singe, mais, ce qui est peut-être pire, à l'image de la machine. Machine à laquelle, terrible paradoxe d'une civilisation à bout d'elle-même, à laquelle disons-nous, l'homme doit s'adapter !!!

C'est pourquoi il se doit, pour éviter ce nivellement bêtifiant, de maîtriser sa propre création, en être le maître, sinon, il devient un Dr Frankenstein qui se tuera lui-même de la main de ses propres œuvres délirantes. Ironie du sort (mais le sort à beau rôle), et recoupement intéressant, dans Frankenstein, il y a le nom " Einstein ", créateur involontaire de l'arme atomique qui pourrait détruire notre monde. Et si elles ne sont pas contrôlées par l'homme s'étant donné une conscience cosmique, responsable, ses œuvres deviennent non seulement mortelles pour le corps, mais aussi pour l'esprit, qui doit désormais changer très vite sa logique machinale, MESquinale (pauvre, médiocre), MESchante, en une logique vivante, riche, créatrice, imaginative, etc..

On a dit encore qu'IBM c'est le " computer ", qui par certains calcul, aboutit au fameux 666, nombre du combat entre l'homme/animal/machine : la bête, et l'homme libre, celui qui a de l'intelligence, de l'esprit, or toute cette odyssée est la conquête de la liberté des horizons investigués, l'homme sans elle restant " bête ", c'est-à-dire " une bête ", obéissant à ses seuls instincts et savoirs bornés.

HAL c'est donc l'homme mécanique, " calculateur ", esclave de ses passions, de ses mensonges et de ses vices, égoïste pour sa propre survivance, ses propres intérêts, ENFERmé sur lui-même, en ENFER ! Car l'enfer, c'est d'être sans horizon !

Ce mauvais homme est à tuer d'un meurtre à l'image de tous les meurtres initiatiques des traditions : une transmutation alchimique des mauvais choix en bons choix. Cette machine on le voit dans notre film, sera difficile à maîtriser, et à ce combat, il y aura un seul vainqueur, ce qui montre symboliquement que Dieu préfère la qualité de ses serviteurs à leur quantité. Il est dit en effet, et même dans les Evangiles, que grande est la porte qui mène à la perdition, et petite est celle qui mène à la vraie vie !

Après cette victoire par le rejet de l'élément négatif (mais néanmoins génatif puisque susciteur d'énergie), le héros arrive près de Jupiter, emprunte un passage, une tige dans laquelle il tré-passe pour finalement se loger dans une autre matrice, un peu particulière cette fois, puisque c'est une demeure.

Dans cette nouvelle matrice, notre homme va se découvrir lui-même en se voyant vivant simultanément dans toutes les époques à la fois ; il y apprend alors qu'il est aussi bien un passé et un futur se croisant en un présent, et pour cela toujours il est comme notre Univers, en multi-location et multi-temporalité : face à lui-même, ainsi à tous les âges de sa vie, il peut " se voir ", c'est-à-dire " Savoir " ce qu'il est : il en est capable, encore faut-il qu'il sache réveiller ce regard en lui. C'est sa conscience qui ne s'éteint plus une fois qu'il est en cheminement vers ce qu'il sait être son devenir de créateur divin, maître de l'Espace-Temps qui lui est confié.

D'ailleurs c'est pour tous les hommes la même " Odyssée de l'espace et du temps ", de la vie et aussi de la matière qu'il faut maîtriser, même quand on croit que tout est maîtrisé. C'est ce que signifie ce verre qui se brise, alors que dans la maison tout repose dans un calme apparent. Car toujours la Vie est là pour nous montrer Son mouvement, et l'aventure de l'existence.

Ce verre est aussi le signe de ce temps qui passe pour l'homme dont les forces déclinent. Et c'est à cet âge d'humilité obligée, après toutes ses découvertes, et avant son ultime " initiation ", que le " cube " réapparaît.

 

Ecce homo, voilà l'homme, passant de la technique purement pragmatique à la science qui l'amène sur la Lune, puis de celle-ci à un " passage " lumineux vers la philosophie, la Métaphysique, et la découverte scientifique que la Matière est spirituelle, pour qu'il puisse conclure que la Vie de l'esprit continue ailleurs, sur d'autres plans, afin qu'il aille, avec ce don magnifique qu'est sa pensée créatrice, encore et toujours plus loin.

C'est justement en cette scène de " fin de temps " de réflexion, que le cube va réapparaître et faire face à notre héros, comme une nouvelle " matière à réflexion ". En effet il s'y réfléchit au point de l'incorporiser. N'est-ce pas ce qui se produit, lorsque nous faisons face à un miroir ? Mais lui, il est passé de l'autre coté de ce miroir…

Le cube représente alors à ce niveau du film la Matière brute, la Matrice qui suscite, instigue la pensée de l'homme à découvrir le substant-ciel du Cosmos, et donc le subsiste-en-ciel : qui est en même temps : lui-même, dieu Eternel, s'il sait s'y trouver et s'y voir. Connais-toi toi même et tu connaîtras l'univers et les dieux ! Or se connaître, mesdames et messieurs les newageux (nuageux ?) nombrilistes, c'est connaître sa vanité. C'est tout.

Le cube de Matière Noire est alors destiné à représenter symboliquement notre Mater noire, Mère Vierge en Parthénogenèse, puisque pleine de potentiel de Vie, phalliquement dressée, et organisant l'incubation humaine afin qu'il se fasse dieu. Autrefois, les Vierges noires étaient souvent représentées accompagnées de symboles phalliques. Les premières auraient d'ailleurs dérivé des … menhirs, qui eux aussi sont de la pierre, c'est-à-dire de la terre, qui insémine la Terre. Et tout cela pour susciter l'homme à se découvrir lui-même. L'homme, c'est donc de la Terre (Adama = Homme, humus, humain) qui doit canaliser ses énergies et ses rythmes. C'est de la Terre en parthénogenèse, en auto-génération de lui-même par lui-même, etc.

Cet homme-pierre est alors bien sur " Matière à réflexion ", " Matière en réflexion ", face à lui-même pour son évolution, parce qu'en lui est la capacité de passer d'un état à l'autre par des portes successives. Avez-vous remarqué que ce monolithe pouvait ressembler à une porte, menant toujours à une autre di-mension de la Vie, et en une autre demeure ? Et cette demeure est faite de pierre, de terre, c'est un habitat réconfortant, rassurant, protecteur et pro-tecteur ! Et c'est de cette tection cependant qu'il sera suscité à sortir afin de découvrir un autre aspect du Réel.

Il y a alors pour lui IN OVATION, puisqu'il se retrouve dans un œuf, symbole de naissance perpétuelle, et c'est cela sa résurrection. C'est pour lui (et pour nous qui suivons le film), le fin d'une initiation, et un commencement vers autre chose. C'est encore et toujours donc, une alchimie, c'est-à-dire un changement de corps, de temps et " d'espace ". Décès, de "decedere", signifie d'ailleurs : sortir de ! Sans commentaire. Voilà comment le Verbe inspire.

 

L'Odyssée de l'Espace, c'est l'Odyssée de l'Esprit humain qui passe d'une vision plane à une vision globale, lumineuse et VOL-Lumineuse des choses dans une Science qui lui permet de s'expanser et de S'INNOVER LUI-MEME, par un passage et une résurrection de la science classique des quantités à une science en qualités, belle, bonne et bénéfique car tout y est vu en profondeur, sentimentalement.
Petit à petit il acquière alors une sagesse et une amplitude de sentiment, dans un Espace-Temps en croissance dans l'Univers-Dieu, paradoxalement lui aussi de plus en plus complexe et subtil, qui lui fera acquérir le sentiment de l'Eternité. Alors il est re-suscité, il est rentré au Royaume des cieux qui était " en lui-même ".

 

La fin du film nous fait imaginer un retour sur Terre de notre héros devenu fœtus, qui de ses yeux immenses, con-temple ce Temple qu'est la Terre-Mère. Dans cet Espace cosmique ma-tri-ciel, il semble vivre en parfaite harmonie avec le rythme, les ondes et les vibrations célestes.
Il " naît avec ", co-naît l'œuvre Gigogne du Grand Architecte des mondes en s'incluant en elle et en se préparant peut-être à présent à être le futur messager instructeur de cette fabuleuse expérience homo-divine, du sentiment de l'éternité désormais acquis.

 

Voici en exergue, et pour finir, quelques calculs qui permettront de recouper nos dires : ODYSSEE DE L'ESPACE = 162 = LE COMMENCEMENT EN 2001 = C'EST L'ERE DE L'HOMME = MAITRISE DE LA VIE = PRESENCE DU VERBE = LE CONTACT CELESTE = LE MESSAGER DE DIEU = LE RETOUR DE DIEU = LE DIVIN MESSAGER = LE MISSIONNAIRE, etc.…

 

Xeon