D’homme à homme

D'homme à homme

 

Un chrétien s'adresse au Pape Jean-paul II :

Je n'ai pas la prétention, ni l'espoir d'un face à face. Je n'imagine pas non plus que mes textes parviennent au Souverain Pontife. Il y a des barrières infranchissables. N'empêche, mes ouvrages et ce livre seront lus, et fortement discutés, je n'en doute pas, par de nombreux chrétiens de Rome ou d'ailleurs. Déjà mon ouvrage "L'Inconnu se Révèle – Vers l'Ouverture du 3ème Secret de Fatima" et les précédents dévoilements, ont ouvert ou inquiété des esprits.

Je ne suis pas le seul à m'adresser au Pape actuel, Bernard Besret, ancien Prieur de l'Abbaye de Boquen et théologien a publié en 1991 aux Editions Albin Michel  : " Lettre ouverte au Pape qui veut asséner la vérité absolue dans toute sa splendeur ". Cet auteur m'a facilité et préparé mon propos.

Il est très sévère et compétent. Poli, il commence par ces termes solennels du protocole du Vatican : " Très Saint Père ". Est-il saint, qui l'a béatifié ?… Quant à " Père ", c'est un ineffable titre que Jésus a sévèrement interdit à quiconque car exclusivement destiné à SON Père. " Vous n'avez qu'un seul Maître, et vous êtes tous frères, dit Jésus à ses disciples. Et ne donnez à personne, sur la terre, le nom de Père, car vous n'avez qu'un seul Père, qui est dans les cieux. Qu'on ne vous appelle pas non plus maître, car vous n'avez qu'un seul Maître, le Christ. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur. Mais quiconque s'élèvera sera abaissé, et quiconque s'abaissera sera élevé " Matthieu XXIII : 8-12.

Oui, je me répète ici, car, croyants, mettez-vous bien dans la tête la gravité de cette substitution du titre Paternel de Dieu que les Papes se sont vaniteusement approprié ! Sans compter tous les "abbés" qui se congratulent copieusement de "mon père" ! Certes, seuls les enfants doivent appeler leur géniteur du beau titre de père, en considération que le papa est le symbole du Créateur.

J'ai parlé précédemment des Souverains Pontifes, ils se sont "élevés" en titres, en magnificences  et en autorités tels, qu'ils ont trahi le Seigneur sur son ordre de n'être que d'humbles serviteurs en égale fraternité. Je ne m'embarrasserai donc pas d'un protocole mensonger, éventuellement si rencontre il y avait (!), je ne m'agenouillerai pas devant la belle soutane blanche, ni ne baiserai le bel anneau pastoral symbolisé de Saint Pierre jetant son filet. C'est donc par le Souffle du Saint Esprit que je m'adresse à :

Monsieur Karol Wojtyla, je vous salue, et je viens m'exprimer devant vous, d'homme à homme, en Chrétien, bien plus âgé que vous et en tant que Lumière du Christ que vous prétendez servir, mais en trichant et en dissimulant bien des ordres clairs et fondamentaux de votre Maître.

Vous les avez oblitérés par des dogmes inutiles, sinon pour magnifier votre autorité sur d'humbles fervents confiants. Vous les avez inondés de prestances et de rites pour mieux grandir votre Eglise d'importance et de nécessité !

Des observateurs inquiets ont dit que l'Eglise de Rome était inspirée par Satan, dominée et aveuglée par lui. Vous, les Pontifes, depuis longtemps vous fûtes et vous êtes sous la domination du "Prince de ce Monde", et c'est par lui et vos manques d'intégralité christique, que votre "Babylone" aux sept collines, va lamentablement sombrer, comme l'annonce l'Apocalypse aux chapitres 17 et 18, et des prophètes contemporains.

Je vous aime bien, car je sais que, conditionné par des siècles de religiosités ecclésiales et imposantes de rites et de dogmes, vous êtes devenu aveugle sur les règles simples et efficaces du Christ. Vous, et vos prédécesseurs, fûtes, comme "les guides aveugles" que Jésus vilipendait avec violence !

Mais tout de même, les Ecritures sont là, et bien lisibles pour qui veut s'identifier aux Paroles de Vie ! Et il semble bien que certaines,importantes, vous ne les ayez pas lues, à moins que vous les ayez négligées, aveuglés par vos propres opinions !

Judas n'est pas mort, en votre Eglise il trahit depuis près de deux millénaires. Alors, ne vous étonnez pas des angoisses qui vous minent, car votre Maître vous les fait ressentir comme une facture qui s'aggrave avec les ans et les mesures autoritaires que vous imposez à cette génération désemparée et empêtrée en des instincts dont vous voulez oubliez l'Instigateur Satanique.

A ses manifestations, le Messie tient compte des faiblesses d'un peuple. Il n'est pas "condamnation" pour les êtres perdus mais de bonne volonté ! Il vient toujours, non pour abolir, mais pour accomplir, compléter ce qui est bon et démontrer l'erreur ! Matthieu V-17 : " Ne croyez pas que je sois venu abolir la loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir ".

La Loi ! Elle est avant tout d'Amour. En époque perturbée, et surtout comme celle-ci, jamais autant le dévouement, la générosité, le sacrifice ne se sont si généralement manifestés ; à la mesure même des problèmes et de l'horreur ! Et ces vertus Monsieur Wojtyla, elles sont loin d'être ecclésiastiques, ni faites sous votre égide, mais elles sont humaines et spontanées, la plupart libres de toute obédience ! Eh oui, c'est du Christianisme sans Eglise ! C'est bien le : " Aimez-vous les uns les autres ! ". C'est cela, Monsieur, qui est "Souverain" et qui dresse des "ponts" entre les déshérités et les malheureux !

Croire en Dieu ? Certes ! Mais combien sont vaines cette vertu et cette recherche si l'Homme, par une morale qu'il s'est choisie, ne s'applique pas à s'en faire une dignité personnelle et sociale. Victor Hugo a simplifié votre problème : " Dieu n'a qu'un front : Lumière, et n'a qu'un nom : Amour ! ". Pour qui est près de Dieu ou des devoirs du cœur, s'éloignent alors les lois, mais celles-ci prolifèrent aux mesures d'égoïsmes, puis elles finissent alors pas assécher les cœurs.

Monsieur, en Souverain, vous avez multiplié les dogmatiques obligations, et l'obéissance ou la crainte ont tué les élans spontanés. Vous êtes, et vos prédécesseurs, à part le Bon Jean XXIII, devenus de splendides et majestueux monstres bétonnés inébranlables !

Le Capitalisme du Vatican aux emprises planétaires est celui-ci : donne-moi ta fidélité et tes aumones et je te donnerai bénédiction, prières, hostie et sacrements ! Le peuple de foi s'y est habitué, comme à vos visites dispendieuses internationales. Il y a des dépenses faites en certains pays pour vous recevoir, Monsieur Wojtyla, que l'on ne fait pas pour le président des Etats-Unis. Il y a dans le monde des endroits de votre visite où des diocèses se sont ruinés, endettés pour des dizaines d'années pour recevoir votre Sainte Majesté ! Le " Prince de ce Monde " doit fort se régaler de ces carnavalesques religieux !

Jésus se déplaçait, pas si loin, mais tout de même et à pieds, quelquefois sur un âne, et couchait la nuit souvent dehors. D'où une bonne pleurésie lors de son procès ; le coup de lance, sur sa potence, qui n'était pas une croix, provoqua un épanchement pleural qui le soulagea de l'étouffement. J'ai dit par ailleurs, Monsieur, que Jésus survécut à ce supplice… Il serait bon que vous révisiez le miracle de la résurrection, fondement de son enseignement qui, pour l'homme, devait se réaliser de son plein gré avant son décès. D'où son conseil : " Soyez parfaits comme mon Père est parfait ".

J'ai expliqué ailleurs cette "divine comédie" et ses apparitions, pour donner à ses disciples déçus et lâches, un renouveau de foi. Seulement, à part Thomas et Marie-Madeleine, qui furent particulièrement initiés par Jésus, les autres répandirent plus ou moins bien ce qu'ils avaient retenus. Eh oui, cher Monsieur Wojtyla, on a béatifié les disciples, mais on a ignoré leurs défaillances, leurs entêtements et leurs incompréhensions aux paroles et aux paraboles de Jésus :  Matthieu XVII-17 : " Race incrédule et perverse, jusques à quand serai-je avec vous ? Jusques à quand vous supporterai-je ? ".

Vous ne croyez pas à la lâcheté des disciples ! Je l'ai dit : où étaient-ils lors du procès de Jésus ? On a pris Pierre pour un lâche, alors qu'il s'obstinait à rester au plus près de son Maître, et reconnu 3 fois comme disciple du Jésus, ne trahit nullement celui qu'il avait déjà voulu défendre d'une épée lors de son arrestation, il mentit exprès par fidélité.

Puisque j'en suis à ce propos, Monsieur, je vous dévoile ce symbole des 3 reniements de "Pierre". Pierre, c'est l'Eglise, vous l'avez tous voulu, successeurs prétendus de cet apôtre ! C'est vous qui avez renié votre Maître, au chant du Coq, l'animal qui annonce la Lumière ; vous fûtes 3 Papes, hors Jean-Paul Ier, qui refusèrent d'avouer le 3ème Secret de Fatima, c'est-à-dire la Présence du Fils de l'Homme, où ? Mais, Monsieur, le Coq, c'est le symbole de la France !

Il ne vous était pas demandé de Le chercher ce Fils de l'Homme, mais de faire exactement comme Jean le Baptiste, de proclamer au monde sa venue, ET DE SE REPENTIR. Et voilà l'unique raison de l'infaillibilité de votre proclamation, qui, du Souverain Pontife, avait force de loi et de dogme ! Et cela suffisait, car il n'était pas prévu de se précipiter vers le Fils de l'Homme. Il y avait de fortes raisons basées sur l'expérience de jadis : des doutes, des insultes ou des précipitations dont Jésus fut l'objet. Comprenez alors pourquoi, il y a des précisions, mais différentes, de sa venue.

D'abord à :

– Apocalypse III-3 : " Si tu ne veilles pas, j'arriverai comme un voleur, et tu ne sauras ni le jour, ni l'heure "

– Apocalypse XVI-15 : " Me voici, je viens comme un voleur "

– Matthieu XXIV-44 : " Vous donc aussi, tenez-vous prêts ; car le Fils de l'Homme viendra à l'heure que vous ne pensez pas "

– Luc XVIII-8 : " Mais quand le Fils de l'Homme viendra, trouvera-t-il assez de foi sur la Terre " (pour le croire).

Monsieur le Pape, vous préférez attendre, si vous en avez le temps, qu'Il vienne sur les "Nuées" ! Apocalypse I-7 : " Le Voici qui vient au milieu des nuées !… Tout œil le verra, même ceux qui l'ont percé : et toutes les tribus de la Terre se lamenteront à cause de Lui ! ". Bien sûr, par les signes et les prophéties, vous fûtes tous prévenus !

Mais, Monsieur, vous ne pouvez comprendre la discrétion de sa Venue "comme un voleur", puis cette grandiose manifestation Céleste, quel paradoxe ! Je vous le dis, rappelez-vous qu'il est "Le Semeur", et qu'il doit préparer en " Labore Solis " ses graines de Lumière et ses témoins en toute tranquillité. Cela étant prêt, alors le Ciel s'ouvrira sur la Terre et "Les Armées célestes" du Fils interviendront pour sauver ce qui peut l'être.

Trahison toujours ! Vous n'avez pas fait proclamer ces annonces prophétiques ! A ce sujet, Jean-Luc Maxence, dans son livre déjà cité, dit page 18 : " L'histoire des papes est une épopée complexe et magnifique faite d'authentiques désintéressements et aussi de sombres complots humains, trop humains ! Les égarements sont fréquents comme les lumineuses éclaircies. De Saint Pierre à Jean-Paul II, les coqs de l'aube n'ont pas fini de chanter trois fois après les trahisons ".

Je vous révèle aussi que toutes les dernières devises prophétiques vous concernant ainsi que les moments de vos règnes, sont à la fois particulières et inter-significatives dans une unité d'époque qui commençait à Pie XII, Eugenio Pacelli, signifiant : qui engendre la paix. Mais, en 1939 où la guerre se déclenchait, cette devise ne pouvait lui être attribuée, sinon à "l'Ange de la Paix" annoncé, d'où : " Pastor angelicus " le Pasteur Angélique. Et vous savez que ce Pape eut une apparition du Christ, la presse en a assez parlé à l'époque ! Alors, amusez-vous à rassembler les six devises, à les comprendre ensemble. Quant à la vôtre, Monsieur, " De labore Solis ", ce n'est pas le travail des piles solaires, quoique elles désignent une époque, ni un travail solaire de lumière qui ne convient ni au vôtre, ni à l'époque actuelle, mais à un Travail de Lumière solitaire qui "s'insinue" : AREPO, en préparation de l'Avenir.

En latin, labore signifie aussi souffrance. Certes, ce Monde souffre du manque de Lumière. Un auteur, et il y en a qui s'ingénient à décrypter les 111 devises, préfère traduire De labore Solis par : Du travail de la vraie Lumière. Seulement, méditez sur ce soleil en latin quand son nombre, SOLIS=74=JESUS.

 C'est Jean XXIII en 1960 qui devait dévoiler le 3ème Secret de Fatima. Je voudrais vous faire remarquer, après vous avoir fait allusion à Jean-Baptiste l'Annonciateur de la Lumière, que les Papes des 106-107-108-109 et 110èmes devises s'appellent tous Jean ! Malheureusement vous n'avez pas clamer, comme le Baptiste, la repentance à cause de la venue de la Lumière. Je ne veux pas m'étendre sur les cinq devises citées, mais en vous indiquant tout de même, selon les règles de la vieille Kabbale Juive, les 5 chiffres terminant ces cinq centaines : 6+7+8+9+0 et en additionnant par paires : 67+89=156, or ce nombre est l'alphanumération du fameux 666 de l'Apocalypse, soit SIX+SIX+SIX = 52+52+52 = 156 = L'APOCALYPSE 13-18 (C'est le chapitre XIII, verset 18 qui parle du Nombre de la bête et de son nombre).

J'ajoute que tous les commentateurs de " Labore Solis ", traduisent labore par travail, alors qu'il signifie aussi, et d'importance : effort, peine, fatigue, entreprise. Il y a des oreilles qui entendront ces allusions…

Monsieur, vous êtes plein de bonnes volontés, même de volontés sévères, vous êtes devenu un gendarme des consciences avec des procès-verbaux qui n'admettent aucune doléance. Votre "Souveraineté" est devenue celle d'un magistrat moraliste sans explication des véritables nécessités divines d'une morale, et laquelle !! en toutes les complexités instinctives humaines !

Vous n'êtes plus qu'un Moraliste inquiet, mais vindicatif d'une autorité sans nuances. Seulement, Monsieur, il n'y a pas de morale éclairée et objectivée sans les vraies connaissances divines, et surtout celles qui sont les raisons des incarnations angéliques en épreuves humaines pour un "rachat" personnel et laborieux. Mais aussi dans un apprentissage de leur auto-création.

C'est la raison, Monsieur, des leçons prophétiques et messianiques pour aider ces anges déchus à retrouver l'idéale pureté et les sains pouvoirs que leur Créateur avait conçus en ces êtres "exemplaires", sans mérite de leur gloire ! Eh oui, l'Enterrement ici-bas de ces célestes âmes, n'est autre qu'une "Genèse" en "entrailles" de la Matière-Mater-Matrice pour une "Re-Création" de l'Ange déchu par ses propres intuitions et à l'aide de l'intelligence dont il fut doté pour " chercher Dieu comme à tâton ! " comme a bien dit Saint Paul.

C'est pourquoi, Monsieur, votre Sévérité dictatoriale va à l'encontre de la nécessaire et normale évolution des êtres humains en humeurs instinctives, et perturbées, non seulement par l'ignorance de leurs " Guides aveugles ", mais par aggravation des comportements dus aux terribles carences de l'instruction et de l'éducation de la jeunesse. Ce terrain divin propice aux véritables et passionnantes Semences de la Vie.

Jésus ne fut pas appelé le SATOR pour rien, le Semeur ! La parabole du Semeur est la clef de vos difficultés, Monsieur Le Moraliste. Mais, quel est le "bon" terrain dans lequel les semences vont pouvoir germer et s'épanouir ?

Encore, Jésus vous disait de ne bâtir sur le sable mais sur le ROC, symbole de la Pierre et de la solidité -Remarquez que l'envers de ce mot dissimule à peine la racine du Cœur : cœur =36= VIE ! Mais, paradoxe, il y a des cours de pierre, dont la dureté décourage même les faibles élans. Le "Courquot; de l'Homme, c'est son Centre, vers lequel le Créateur a fait converger tous les éléments physiques et métaphysiques à développer vers et avec Le Cœur du Monde, de l'Uni-Vers la Vie, vers Lui.

Bien sûr il faut à l'Homme des Guides initiés à l'image de Jésus ! Où sont-ils, que sont-ils devenus ? Ils ont "pontifié" sans les Clefs de la Science divine, ils ont, non seulement été incapables d'ouvrir La Porte Céleste aux Terriens, mais incapables de dresser des ponts vers "l'Autre Rive" de la Vie, même pas des passerelles.

Ah oui, Monsieur, Jésus "marchait sur les eaux" ! Pourquoi cette parabole, car croyez-moi, ce n'était nullement un miracle ! Savez-vous que parmi les noms attribués à Vichnou, il en est un : NARAYANA qui signifie : " celui qui marche sur les eaux " !

Cela veut dire, Monsieur, qu'en l'absence de "Pontonniers", les meilleurs élèves des notions divines appliquées, pouvaient marcher sur les fluctuations aberrantes et mouvantes des ondes humaines polluées, de toutes sortes : sans sombrer. Jésus, vous le savez, fut tenté en tant que fils de l'Homme, mais en tant que Fils de Dieu, il montra l'exemple de cette "Marche insubmersible de l'Esprit" ! Comprenez-vous la raison de cette dualité : Fils de l'Homme et Fils de Dieu ? L'église a assez palabré la-dessus ! Le Fils de l'Homme, par volonté de La Mère Suprême et de son Père, est à la fois le symbole du "Rejeton", noble et issu de la Mère Suprême, et quelque peu péjoratif lorsqu'il est pris pour une jeune pousse de l'humain. Mais c'est aussi un Re-Jet (nouvelles pro-jections) des manifestations messianiques. Le fils de l'homme exprime la totale identification à tout homme de l'Humanité, pris dans toutes les contingences de ce monde avec ses problèmes, déviations et tentations.

En Fils de Dieu, absolument lié à sa nature humaine et à la fois divine, "il assume", en son cœur et en son esprit, voire en sa chair " tous les péchés du Monde ". Il les connaît et les ressent, sinon, quel serait son mérite exemplaire de Sauveur et de com-préhension des hommes dans ce maëlstrom de ténèbres, d'instincts, d'agressions de toutes sortes !

Aimer, Monsieur l'Important, c'est comprendre ainsi chaque humain. Aimer c'est connaître l'autre et s'adapter à ce qu'il est pour le faire doucement évoluer de sa nature empêtrée de pulsions et d'habitudes néfastes. Aimer, Monsieur, exige la plus considérable Psychologie analytique sous l'égide des critères divins et à la fois humains conditionnés par toutes les imprégnations possibles de ce monde en délire !

Aimer c'est tenter de redonner à l'Homme une dignité absente ou perdue, c'est lui donner un viatique de considération fraternelle, et quelques lumières lui expliquant un commencement de Chemin vers une belle destinée et un épanouissement qu'aucune drogue ni jouissance, qu'aucune ambition de pouvoir ni d'orgueil ne pourraient égaler. C'est apporter à un cœur et à un esprit sa…"résurrection".

Or, Monsieur, vos dogmes et vos ordres ne s'appliquent qu'à des esclaves, à vos "fidèles" comme vous les appelez. Ne vous étonnez pas qu'il y a de plus en plus de désobéissances, de déceptions, d'incompréhensions.

Vous n'êtes, Monsieur, qu'un Moraliste de plus. Mais sur quels fondements solides et lumineux se base votre morale ? Il y en a eu de toutes sortes depuis des siècles et qui vaticancannent à qui mieux mieux pour le goût de bonnes âmes qui ne sont et ne seront jamais des Conquérants d'un Royaume qu'ils imaginent en une Maya stérile !

En sachant LIRE le Verbe, dans MORALE, vous trouvez le terme : L'AMOR, l'Amour. Comme dans ROMA, qui est ROME, le nom originel de l'Homme, symbole de "la Ville éternelle" qu'est l'Homme comme contenant à jamais l'incarnation du Verbe parlé et vécu, mais avec la liberté d'AMOR-tir le Mal en lui et autour de lui : " Urbi et Orbi " !  Curieusement Monsieur le Romain Polonais, comme ces derniers papes au prénom de Jean se succédant, qui auraient dû se souvenir de l'Enseignement de Saint Jean, se succèdent aussi des PAUL en ces derniers papes signalant en leur "renversement" en LUPA, la Louve Romaine, qui ne sut ni voulut "sevrer" les bébés, le couple humain, Rémus et Romulus, qui en vérité étaient une fille et un garçon, devant "tracer" en adultes la délimitation de la Roma divine.

Bien sûr, les fils des hommes sont en réalité les couples, il faut les "allaiter" d'abord pour leur préparer de solides "anti-corps", car, adultes, il seront, comme le Fils de l'Homme, agressés de toutes parts et de toutes sortes ! C'est la Loi de liberté à activer dans la sélection morale "divine" du Bien, du Beau et du Bon dans l'Amour. " Vous êtes des dieux " dit Jésus, certes, en devenir, mais en formation à partir des épreuves que l'Humanité ne manque pas d'offrir aux "combattants".

Les humains sont à l'image du Fils de l'Homme, et vous aussi, Monsieur, plus que quiconque. Un homme a eu cette inspiration inattendue et inconnue des penseurs de la tradition christique. C'est Gérald Messadier dans "Les Sources" de "L'Homme qui devint Dieu" page 230 :

" Selon la thèse du docteur Schweitzer ; pour lui Jésus se considérait comme un messie secret et futur. Messie secret, non pas le libérateur attendu des Juifs, mais un messie qui, à la fois, se réaliserait et se révèlerait à l'Avènement du Royaume ".

Vous dirai-je, Monsieur, que Le Messie, qui a dit à Nicodème, je l'ai déjà expliqué : " Je te le dis, Nous ne vous disons que ce que Nous avons vu et ce que Nous savons… ". Ce pluriel est l'aveu compréhensif, que le Fils de Dieu, a multiplié ses expériences de Sauveur en plusieurs fois et en plusieurs peuples. C'est cela, Monsieur, le "Sacrifice" du Fils, c'est cette descente aux enfers des peuples : analyser, comprendre tout ce qui a fait quelques valeurs, mais aussi tout ce qui a défait des apports précédents des prophètes ou inspirés.

Le Messie, ré-apprend l'homme à chaque fois, et "la Bonne Nouvelle" d'il y a 2000 ans annonçait, par cette mise en condition christique, un avenir à la fois éprouvant et libérateur en une Ere Nouvelle définitivement divine et vécue en toute Connaissance. La promesse de Jésus de "L'Esprit de Vérité" dévoilant tout mystère en Fin de ces Temps, l'Apocalypse signifiant : Révélation, était un Espoir pour ce monde de Ténèbres : recevoir enfin toute Lumière.

" Flos Florum " : La Fleur des fleurs, c'est la Rose, connue des traditionalistes ésotéristes comme le symbole de la Connaissance en toute sa pureté. C'était la devise de Paul VI dont le prénom annonciateur"Jean-Baptiste" (Montini) s'alliait au Printemps (:Premier Temps) de son élection le : 21 Juin 19.63 = 21+54+19+63 = 157 = L'ANNONCE DE LA ROSE = LA DIVINE SOURCE =157= (qui) DESIGNE LE CHRIST. Les deux derniers chiffres : 63, selon une règle cabbalistique, signalent : LE FILS. Si l'on ajoute l'article : LE=17, + 157=174 et 74 = JESUS.

" De Medietate lunae " : Cela veut dire, que le travail laborieux du Soleil, suivant cette devise, "De labore solis", n'éclaire alors que la moitié de la Reine de la nuit. Autrement dit, cette inspiratrice et instigatrice des humeurs, commence, par la demi-influence de son Seigneur solaire, à provoquer sur la Terre des "réflexions", des réactions, des "méditations" (méditate=avec étude comparative : moitié-moitié, de la tradition de l'Eglise).

Ensuite, Monsieur, si toutefois les devises vous ont intrigué, vient la dernière : 111 = LE FILS DE DIEU, forcément. C'est la Gloire de l'Olive : " De Gloria Olivae " = 135. C'est très simple, le symbole de La Fin rejoint celui d'une autre fin au Jardin des Oliviers où la gloire du Fils de Dieu, arrêté, retournait à son Père, pour revenir comme promis à la Fin des Temps. Bien sûr, la traduction : "La Gloire de l'Olive" = 163, et 63 = Le Fils, mais 163 = LA VENUE DE JESUS.

Je regrette d'être aussi bref, il faudrait un livre pour parler des devises papales. Je voudrais vous signaler, Monsieur, que ces années 94 et 95 vous concernent particulièrement, 94+95 =189= LE PAPE JEAN PAUL DEUX. Curieusement : 189 est composé de 3 fois 63, serait-ce les 3 chants du Coq signalant, non pas la trahison de Saint Pierre, mais de l'Eglise ?

Vous avez, Monsieur, une très particulière dévotion pour la Vierge Marie. Ce n'est pas un hasard, vous faites partie de l'époque où s'intensifient les réflexions exégétiques sur la virginité de Marie et son appellation dévoilée à la petite Bernadette Soubirous, comme étant l'Immaculée Conception, et aussi de ces temps où je dévoile ce qu'il en est de ce titre, le plus riche des secrets que jamais la pensée humaine, même intriguée de cet absolu, n'aurait imaginé.

Votre protection de Marie !

Elle vous semblait une grâce exceptionnelle, un miracle perpétuel abonné à la Vierge de Lourdes. L'attentat odieux que vous avez subi le 13 Mai (13-5) 1981 sur l'esplanade de Saint Pierre, et que toute la foule a constaté avec horreur, par le fait que vous en aviez réchappé, vous a confirmé une attention très particulière pour votre personne. Cela semble justifié, je dis "semble", car en réalité Marie, à ce jour "13-5" quila signe, vous rappelait un 13 Mai 1917 où un message fut remis à Lucia pour qu'il fût dévoilé en 1960.

Cet attentat, Monsieur, je vous l'affirme, n'était nullement une protection, sinon en partie, mais un sévère avertissement. Un deuxième attentat vous avait manqué. Cela affirmait votre foi en une sécurité Mariale. Pourtant, depuis votre élection vous avez eu sept accidents, sans compter celui de votre hospitalisation le 13 Mai 1981 une première fois, puis une deuxième fois pour un séjour de deux mois.  Gravement malade, on a pensé qu'il vous fallait prendre votre retraite. Que s'est-il passé ? Une mauvaise transfusion de sang avait provoqué en vous une infection " à cytomégalovirus " ; j'en explique la signification, comme encore un avertissement à peine dissimulé dans mon livre "L'Inconnu se Révèle…" à la page 206.

Depuis vous êtes malade et très malheureux, car vous êtes courageux, mais vos forces ne suivent pas votre volonté. Si bien que vous n'avez pu célébrer le 15 Août 94 la Messe en l'honneur de l'Assomption de Marie. En vérité, si Elle vous suit de près, elle vous "protège" bizarrement !

Vous L'aimez très fort pourtant, néanmoins vos déplacements sont entourés d'une protection étonnante ! Non seulement vous acceptez de porter un gilet pare-balles conseillé par votre garde, mais en vos processions à l'étranger, la foule enthousiaste vous admire… dans une cage spéciale transparente protectrice, à l'épreuve des balles. Il faudrait savoir, Monsieur, si vous préférez la protection de cette cage humiliante à celle de Marie ! …

Alors, là, nous constatons la mesure de votre foi et de votre courage, et ce n'est pas un exemple comme l'ont montré bien des hommes valeureux, sans pour cela qu'ils aient eu une ferveur en la Vierge. Je vous cite le cas de Norodon Sihanouk roi du Cambodge, lors d'une interview au début de l'année 94, alors qu'il était menacé d'attentats des Kmers-Rouge et que l'on était étonné de l'absence de protection lors de ses déplacements, il répondit qu'il n'avait aucune crainte car il avait une foi totale en la Providence de Dieu !

Sans commentaire ! Néanmoins je sais que vous êtes courageux, mais des héros ont avoué simplement qu'ils avaient connu la peur. En réalité, votre volonté de tenir est liée en vous à la maintenance de votre Eglise. Votre dernier et récent accident fut un fémur brisé, du coup l'Eglise…boitait ! Mais enfin, savez-vous LIRE les signes, car, adressés de maintes façons, à un Souverain Pontife, ils ne peuvent que venir du Ciel, en l'occurrence de votre Marie très affectée de votre surdité. Votre responsabilité est immense, Monsieur, d'autant que vous êtes conscient des désaffections de fidèles déçus, d'un clergé récalcitrant et qui s'amenuise. Vos nombreux voyages sont des sursauts inquiets d'apostolat religieux, comptant sur votre prestance publique pour réveiller la foi. Hélas, " Ce ne sont pas ceux qui me disent : Seigneur ! Seigneur ! je ne les reconnaîtrai point ! ". Voilà ce que pensait Jésus des pieuses adorations.

Mais enfin, Monsieur, qu'est-ce que l'Eglise, cette Ekklésia dont j'ai défini la véritable signification étymologique universelle, sinon le Rassemblement d'abord de tous les êtres qui ont du cœur et de la générosité. Croire en Dieu, avant de croire en l'Homme est vain ; le "aimez-vous les uns les autres" de Jésus mettait l'accent sur cette priorité. Cela étant, alors la notion de Dieu apparaît en l'homme, puis celle de Père. Or, Jésus a suivi ce processus !

Vous avez un magnifique exemple de l'Amour du prochain avec une passion et un dévouement sans borne. C'est le couple fraternel de l'Abbé Pierre avec le Docteur Bernard Kouchner. Leur dialogue édité provoqua une admiration qui découlait de cette identité de cœur , d'un prêtre et d'un agnostique. Leur estime réciproque est émouvante. Ainsi, Monsieur, l'église de Bernard Kouchner n'est autre que le monument d'Amour que cet homme bâtit sur les êtres en perdition. C'est, pourquoi pas, un saint Bernard !!

Bien sûr il y a de très belles églises, références lapidaires et artistiques d'une foi remarquable, et l'avenir les conservera en musées ou en lieux de rencontres artistiques ou d'échanges. Origène, docteur et père de l'Eglise, 185-254, a écrit que " les chrétiens des deux premiers siècles avaient la plus forte aversion pour les temples, les autels, les simulacres, non qu'ils ne puissent en bâtir, mais par l'effet de cette aversion ". En effet c'était écrit dans l'Evangile !

La Beauté écrasante du Vatican ne peut rien apporter, Monsieur, à la vraie foi, regardez cette anagramme : LE VATICAN = VAIN ECLAT, ou : C:(c'est) LA VANITE ! " Retire-toi dans ta chambre, ferme ta porte à clé, et prie le Seigneur qui est là dans le secret…" Matthieu VI-6. En I Timothée II-8 : " Je veux donc que les hommes prient en tout lieu, élevant au ciel des mains pures, sans colère et sans contestation ".

Le même rejet des temples est très explicite, Monsieur, dans les Actes en XVII-22 et suite, où Paul s'adresse aux Athéniens : " Je vois qu'à tous égards vous êtes, si j'ose dire, dévots à l'excès (la suite est à lire sur les autels et objets du culte)… Le Dieu qui a fait le monde, et tout ce qui s'y trouve, est le maître du ciel et de la terre, et par conséquent n'habite pas dans des temples bâtis par la main des hommes. Il ne saurait être servi par des mains humaines, comme s'Il avait besoin de quoi que ce soit, puisque c'est Lui qui donne à tous la Vie, la respiration et toute chose…etc "

–  Constatez bien en ces paroles, Monsieur, combien vos offices élégants en les plus beaux temples sont vains, car la lumière qui éclaire si majestueusement votre Terre, scintillante d'ors sur fond d'azur, et vivifiant de couleurs toute la Nature, cette Terre, dis-je, est le plus beau et vaste Temple qui permet au cœur de l'homme de découvrir une mystérieuse communion qui l'émeut et en fait souvent un artiste ou un poète de gratitude !

Moraliste jusqu'à l'extrême, Monsieur, vous en êtes encore au " Croissez et multipliez " de la Genèse, ce qui, à l'origine, très lointaine, nécessitait un déploiement génétique normal, il le fallait bien. Seulement, je l'ai dit maintes fois, on ne croît ni ne se multiplie sans développer intelligence et bon sens ; la démographie va de paire avec une législation familiale, politique et nationale.

Bien sûr, tous les pouvoirs ont laissé croître la multiplication des corps, symbole en certains temps, de potentiel, voire de pouvoir ! Aujourd'hui, Monsieur, et vous le constatez avec frayeur, c'est la sexualité qui est le multiplicateur d'une démographie infernale, surtout en certains pays incapables de nourrir et moins encore d'éduquer une progéniture devenue une lourde charge à tous points de vue, et par ailleurs des meutes de plus en plus innombrables de jeunes hystériques, drogués et porteurs du Sida !

Et vous exigez de ces peuples et jeunesses délabrés : l'abstinence sexuelle, de même aux couples libres ou croyants ! Il semble bien que vous ignorez le don souverain de l'amour, voulu du Créateur, pour donner au couple une empreinte de "possession" de deux chairs dans une communion, charnelle, certes, mais dans laquelle peut se révéler un autre aspect de l'existence, si deux amoureux y trouvent le viatique d'une exceptionnelle reconnaissance et éventuellement à Dieu, si cette Communion est consciente de ce cadeau divin.

Il y a en les couples, de constitution totale complémentaire, deux sortes d'attraits, attrayants, soit simultanés : séduction des sens et du corps ET à la fois de la magie de deux esprits, de deux caractères qui se sentent envahis d'un échange étroit d'entente, avec l'ambition de rester deux en un et de vivre en cette délicieuse complémentarité.

L'autre attrait, alors là, est toute une complexité de désirs de jouissance égoïste. Malheureusement, c'est cette facilité qui inonde en général l'humanité. Eh oui, lors de ces copulations, que de "fruits" inattendus surgissent ! Et en ces circonstances, où même des esprits prudents se laissent emporter par les feux de la chair, l'oubli de se "préserver", l'inconscience aussi, provoquent tout ce que vous savez. Abstinence !!! Même les bons chrétiens sont piégés, ne serait-ce que par l'ambiance satanique d'un monde en perdition. Au pire : préserver la prolifération des enfants par préservatifs.

Monsieur, ne voyez-vous pas que ce Monde est perdu, ingouvernable, indiscipliné, égoïstement jouisseur ! Vous n'y pouvez plus rien, il est bien trop tard ! Quoi, dans la papauté, des papes ont eu des maîtresses et des enfants ! Toute trahison des responsables des Paroles du Christ se répercute inéluctablement sur le Monde ! Aujourd'hui, vous n'avez plus qu'une vertu : la Pitié, mais ayez pitié de vous-même, car, écoutez les exhortations des Ecritures à la limitation de procréation : Luc XXIII-29 : " Car voici que les jours viennent où l'on dira : heureux les stériles, heureuses les entrailles qui n'ont pas enfanté et les mamelles qui n'ont pas allaité ! ".

Epître aux Galates IV-27 : " Réjouis-toi, stérile, toi qui n'enfantais point. Pousse des cris de joie et d'allégresse, toi qui n'avais pas connu les douleurs de l'enfantement, car les enfants de l'épouse délaissée seront plus nombreux que les enfants de celle qui avait un mari ".

– Croître, Monsieur, n'est pas saturer, comme le dit St Paul aux Colossiens : I-10 "  de croître dans la Connaissance de Dieu…"

Plus précisément lisez dans "Ecclésiastique  Ben Sira" qui s'appelle aussi selon les éditions : "Le Livre de Siracide" en Editions T.O.B. (Traduction Ocuménique de la Bible) ou dans celle de Lemaistre de Sacy dont on attendait l'excellente réédition du XVIIème siècle chez Robert Laffont : Bouquins 1990. Egalement dans la Bible d'André Chouraqui éditée chez Desclée de Brouwer en 1985.

Donc au "Livre de Siracide, XVI-1 : " Ne vous réjouissez pas d'avoir beaucoup d'enfants, s'ils sont méchants, et ne placez pas votre joie en eux, s'ils n'ont pas la crainte de Dieu. Ne mettez pas votre confiance dans leur vie, et ne vous prévalez pas de leurs travaux, et ne vous appuyez pas sur leur nombre. Car un seul fils craignant Dieu vaut mieux que mille qui sont méchants. Et il vaut mieux mourir sans enfants que d'avoir des enfants impies. Un seul homme prudent (intelligent) fera peupler toute une ville, et un pays de méchants deviendra un désert. (Autre version : mais la race des impies sera anéantie) ".

De tout temps, Monsieur, il y eut des interruptions de grossesse pour des raisons valables. Aujourd'hui, plus que jamais le préservatif préserve l'amour du couple et mesure sa descendance. Vous ne pouvez appliquer une loi absolue en une époque aussi perturbée. Toujours, le Christ est obligé d'en tenir compte par miséricorde et pitié.

L'Amour divin, Monsieur, n'est pas fait de votre béton armé écrasant des peuples, des gens, en pleine évolution, mais déroutés, par Qui ? Sinon par votre méconnaissance, Pontifes, par vos carences intellectuelles de Connaissance, trop préoccupés de dominer selon vos règles de maintien en esclavage des cours et des esprits qui ne demandaient qu'à comprendre leur raison de terriens mortels et non d'être menacés de désobéissance à votre dictature.

Voici un texte in extenso pris dans l'ouvrage de Jean-Luc Maxence déjà cité à propos des derniers papes de la fin du monde :

" Bernard (1090-1153), l'instigateur de la deuxième croisade vers la Terre Sainte, qui donna ses Conseils au pape (Eugène III. Ex magnitudine montis (" De la grandeur de la montagne "), exhortation admirable qu'il est bon de relire avant d'étudier, à la lumière des prophéties attribuées à Malachie, les pontificats qui nous ont menés jusqu'à celui de Jean Paul II.

Saint Bernard écrit notamment : " Considère, quant à toi, que ton épithète de souverain n'a rien d'absolu. Son sens est tout relatif, et, lorsque j'emploie ce mot de relatif, c'est par comparaison à ton ministère sacré, non à tes mérites. Que tout homme te considère comme le serviteur du Christ et, cela soit dit sans préjuger la sainteté de qui que ce soit, comme le plus grand, incontestablement, de ses serviteurs ; mais, pour le reste, je voudrais te voir viser à la perfection sans que tu croies ou sans que tu veuilles paraître déjà la tenir. Quels progrès peut-on attendre de la satisfaction de soi-même ? (…/…) Tu es pape, agis en serviteur. Eh quoi, vas-tu me dire, en m'accordant le premier rang, tu m'interdis de dominer ? Cela est parfaitement exact (…/…) Pourquoi as-tu reçu autorité ? C'est pour que tu donnes à ceux qui te sont confiés, et au moment où ils en ont besoin, la nourriture ; autrement dit, c'est pour que tu répartisses, non pour que tu commandes. Oui, tu occupes le premier rang, le premier rang par excellence. Mais à quelles fins l'occupes-tu ? Où est ta justice ? Agis donc toi aussi de même manière ! Que les trafiquants de cette espèce rougissent, s'il se peut, à la vue de ton visage ; sinon qu'ils le craignent ! Car, toi aussi, tu tiens un fouet. Oui, qu'ils tremblent ces hommes d'argent ; qu'ils ne se fient pas à leur or, mais s'en défient ; qu'ils cachent leur métal à ton regard, te sachant plus disposé à le répandre à terre qu'à l'accueillir ! (…/…) Mais voyons maintenant un autre genre de folie. C'est tout juste si, de nos jours, la sagesse même de la foi n'en est pas devenue folle (…/…) O croix des ambitieux, ambition ! Comment se fait-il donc que tu les tortures tous et qu'ils te servent tous ?" On le voit, les conseils de Saint Bernard adressés au pape gardent une fraîcheur intacte et semblent toujours d'actualité ! De toute façon, un guide spirituel digne de ce nom s'adresse à toutes les époques à venir, a fortiori à l'ensemble des Souverains Pontifes. Comme dirait Saint Just, " On ne régne pas innocemment ! ". Fin de citation.

– Voilà, Monsieur, le témoignage d'un homme cultivé des Ecritures et qui a laissé des traces profondes et estimées dans l'Histoire.

Je voudrais vous dire, que la Vie est, par conception divine, un chemin d'expériences et d'épreuves. Elle est mystérieuse pour se faire dévoiler par toute intelligence de "Bon Sens". La Vie est un énorme Réservoir d'énergies à s'approprier et à sélectionner vers le Bien. Mais c'est aussi, de l'Humain, s'il prend conscience : un Regard d'Admiration, mais aussi, hélas, de pitié et de sensibilité envers les drames de la souffrance, car Dieu a délégué à l'Homme la mission d'être un Sauveur. Et c'est par là que le vrai chemin débute et conduit vers le Mystérieux et généreux Créateur allié à la Matrice Mère Suprême.

L'Amour, Monsieur, est toujours le fruit de l'Admiration ou de la compassion. Quant à sa découverte, l'Esprit de Dieu, ne peut se manifester qu'à travers toutes les Matières et "matières" qui sont son "Portrait", porte-traits débordant de Ses Signes et Signatures. En la Nature, se trouve "la Splendeur de la Vérité", mais il vous est dit : " Cherchez et vous trouverez, dit Jésus dans l'Evangile de Saint Thomas, hélas évincé par l'Eglise. Celui qui cherche ne doit pas cesser de chercher, jusqu'à ce qu'il trouve, et quand il trouvera, il sera stupéfié, et étant stupéfié, il sera émerveillé, et il règnera sur le Tout ! ".

Vous n'avez pas cherché, Monsieur, ni vos collègues, et bien sûr, vous n'avez pas trouvé, ça se voit ! Et forcément, vous n'avez pu transmettre la Splendeur d'une Réalité dont vous avez maints dévoilements dans mes ouvrages. " La Gloire de l'Olive " = 163 (63=Le Fils) vous attend après votre départ, puisque c'est la devise qui vous suit, la 111ème, 111 = LE FILS DE DIEU. Mais dans l'espace où votre esprit parviendra et qui ne sera pas pour vous "Le Royaume de Dieu", peut-être, pour vous, ancien combattant d'une Eglise révolue, peut-être un Reflet de la Splendeur vous remettra d'aplomb ! Mais non sans une longue repentance.

Ces propos, Monsieur, vous ne les lirez vraisemblablement pas, mais vos "fidèles" y liront vos manques et vos trahisons, et votre Amour si peu généreux et compréhensif.

KAROL WOJTYLA =163= CODE : " DE LABORE SOLIS ".

Lettre écrite à la mi-Août 94

 

André Bouguenec

Nota Bene : Le noble titre de "Monsieur" que je vous ai adressé détient la clef inconnue et pourtant flagrante, révélée surtout par la langue française, que NOUS nous appartenons tous les uns les autres et comme frères et sours sous l'Egide du Divin Père Créateur. MONsieur, MAdame, MAdemoiselle, MESsieurs, MESdames. Or, cette possession réciproque ne devrait-elle pas obliger les Humains à fraterniser et…à prendre SOIN de ce qu'ils possèdent par Don du Ciel ! Car le cœur d'un autre, quel qu'il soit, est à respecter puisque donné à NOUS par le Créateur. Dont Acte, Mon-Sieur, car le Seul "MON Seigneur" est votre Maître, le Christ.